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1831) (Grubel & Waldman, 2009), ou diverses espèces de hérons (Kent, 1986). D'autres
crabes sont également des prédateurs : à taille égale, le crabe vert Carcinus maenas
(Linnaeus, 1758) domine C. sapidus (MacDonald et al., 2007). Les céphalopodes sont
également des prédateurs potentiels. Signalons aussi qu'il existe des cas de
cannibalisme, en particulier sur les stades jeunes (Millikin & Williams, 1984 ; Ogburn et
al., 2009, 2011). » (Noël, 2017)
Le Crabe bleu est aussi connu pour son comportement cannibale. En effet, le cannibalisme peut
représenter jusqu’à 13% du régime alimentaire de l’espèce (bluecrab.info; Peery, 1989 ; Ryer
et al., 1997). Les individus les plus susceptibles d’être consommés par ses pairs sont les
individus : (i) en mauvaise santé, (ii) manquant d’appendices importants, (iii) effectuant une
mue ou immédiatement après celle-ci et (iv) les individus fortement encrassés par d’autres
organismes (https://www.bluecrab.info/). Le fouling est souvent la conséquence de l'arrêt des
mues lié à un parasite interne (e.g. sacculine, entoniscien ou maladie). Les 4 catégories
susnommées sont de fait très liées les unes aux autres.
En Méditerranée, des tests en laboratoire ont été effectués sur le Crabe bleu et ses possibles
prédateurs. Les dorades et les bars, s’intéresseraient à C. sapidus durant ses stades juvéniles,
et les poulpes au stade adulte (Romans, 2021).
VII.3. Pathologie (parasites, maladies)
Le Crabe bleu, comme beaucoup d’autres espèces, est sensible à certains parasites. À l’issue
de recherches bibliographiques, un certain nombre de parasites, ayant des effets divers sur C.
sapidus, ont été recensés ci-dessous :
- Trichodina sp., parasite C. sapidus au niveau des articulations des téguments
(Czerniejewski et al., 2019) ;
- Myzbdella lugubris (sangsue) peut entrainer la mort du crabe lorsque celle-ci se trouve
en grand nombre sur un individu (jusqu’à 4 à 10 individus par crabe ; Hutton &
Sogandares-Bernal, 1959) ou bien servir d'hôte intermédiaire à l'helminthe
(métacercaire enkysté) Microphallus basodactylophallus (Overstreet, 1983) ;
- parmi les némertes, Carcinomertes carcinophila infeste les Portunidés et notamment
Callinectes sapidus (Overstreet, 1983) chez qui il parasite les œufs et les branchies
(Noël. 2017). Les parasites comme la sacculine sont également présents en
Méditerranée (Noël 2017). Ils induisent une dégénérescence de la glande de mue
pouvant affecter la croissance et la reproduction des crabes, comme pour le crabe vert
(Chassard-Bouchaud & Hubert, 1976). En effet, la sacculine diminue la croissance de
son hôte et le stérilise. Sur les côtes américaines, Callinectes sapidus est parfois parasité
par la sacculine Loxothylacus texanus. Il est parasité par une sacculine en Grèce, mais
son identification générique ou spécifique n'a pas été faite (Boschma, 1972) ;
- le champignon des Callinectes, Lagenidium callinectes, hyperparasite impacte les larves
du crabe (Brock & Bullis, 2001).
1831) (Grubel & Waldman, 2009), ou diverses espèces de hérons (Kent, 1986). D'autres
crabes sont également des prédateurs : à taille égale, le crabe vert Carcinus maenas
(Linnaeus, 1758) domine C. sapidus (MacDonald et al., 2007). Les céphalopodes sont
également des prédateurs potentiels. Signalons aussi qu'il existe des cas de
cannibalisme, en particulier sur les stades jeunes (Millikin & Williams, 1984 ; Ogburn et
al., 2009, 2011). » (Noël, 2017)
Le Crabe bleu est aussi connu pour son comportement cannibale. En effet, le cannibalisme peut
représenter jusqu’à 13% du régime alimentaire de l’espèce (bluecrab.info; Peery, 1989 ; Ryer
et al., 1997). Les individus les plus susceptibles d’être consommés par ses pairs sont les
individus : (i) en mauvaise santé, (ii) manquant d’appendices importants, (iii) effectuant une
mue ou immédiatement après celle-ci et (iv) les individus fortement encrassés par d’autres
organismes (https://www.bluecrab.info/). Le fouling est souvent la conséquence de l'arrêt des
mues lié à un parasite interne (e.g. sacculine, entoniscien ou maladie). Les 4 catégories
susnommées sont de fait très liées les unes aux autres.
En Méditerranée, des tests en laboratoire ont été effectués sur le Crabe bleu et ses possibles
prédateurs. Les dorades et les bars, s’intéresseraient à C. sapidus durant ses stades juvéniles,
et les poulpes au stade adulte (Romans, 2021).
VII.3. Pathologie (parasites, maladies)
Le Crabe bleu, comme beaucoup d’autres espèces, est sensible à certains parasites. À l’issue
de recherches bibliographiques, un certain nombre de parasites, ayant des effets divers sur C.
sapidus, ont été recensés ci-dessous :
- Trichodina sp., parasite C. sapidus au niveau des articulations des téguments
(Czerniejewski et al., 2019) ;
- Myzbdella lugubris (sangsue) peut entrainer la mort du crabe lorsque celle-ci se trouve
en grand nombre sur un individu (jusqu’à 4 à 10 individus par crabe ; Hutton &
Sogandares-Bernal, 1959) ou bien servir d'hôte intermédiaire à l'helminthe
(métacercaire enkysté) Microphallus basodactylophallus (Overstreet, 1983) ;
- parmi les némertes, Carcinomertes carcinophila infeste les Portunidés et notamment
Callinectes sapidus (Overstreet, 1983) chez qui il parasite les œufs et les branchies
(Noël. 2017). Les parasites comme la sacculine sont également présents en
Méditerranée (Noël 2017). Ils induisent une dégénérescence de la glande de mue
pouvant affecter la croissance et la reproduction des crabes, comme pour le crabe vert
(Chassard-Bouchaud & Hubert, 1976). En effet, la sacculine diminue la croissance de
son hôte et le stérilise. Sur les côtes américaines, Callinectes sapidus est parfois parasité
par la sacculine Loxothylacus texanus. Il est parasité par une sacculine en Grèce, mais
son identification générique ou spécifique n'a pas été faite (Boschma, 1972) ;
- le champignon des Callinectes, Lagenidium callinectes, hyperparasite impacte les larves
du crabe (Brock & Bullis, 2001).
