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Amélioration des connaissances sur les espèces chassées et consommées par
le Crabe bleu en Méditerranée et plus particulièrement dans les lagunes.
Est-ce que des impacts pourront être observés au sein des communautés
indigènes (e.g. sur l’Aphanius fasciatus, espèce protégée et endémique de
Corse) ?
Quels sont les prédateurs du Crabe bleu en Méditerranée et plus
particulièrement dans nos lagunes ?
VII. Caractéristiques trophiques et pathologies
VII.1. Espèces prédatées à différents stades
En laboratoire, les larves zoé et les mégalopes semblent se nourrir d’œufs d’oursins, de larves
d’oursins et de larves d’artémie de moins de 12h (in situ, ces larves sont planctonophages et il
semble difficle de préciser leurs proies ; Costlow & Bookhout, 1959). Le Crabe bleu adulte est
un carnassier omnivore (Marchessaux et al., soumis) : anguilles, poissons, moules, huîtres. Des
observations de prédation sur des canetons ont été également observées. Des analyses
complémentaires sur le contenu stomacal permettront d’affiner ces recherches.
Son régime alimentaire peut être complété par des algues appartenant aux genres Ulva sp et
des poacées du genre Spartina sp (Gennaio et al. 2006 ; Marchessaux et al., soumis). Son
comportement nécrophage et cannibale a également été décrit (Peery, 1989 ; Ryer et al.,
1997). Il semble être en compétition avec d’autres crabes : Callinectes similis, C. ornatus,
Panopeus herbstii, Menippe mercenaria et Carcinus maenas (Gennaio et al., 2006). Très peu
d’informations sont disponibles sur les caractéristiques trophiques du crabe en Méditerranée
(Mancinelli et al., 2017a). Cependant, il semblerait que le Crabe bleu puisse entrer en
compétition avec des espèces de crabes et de poissons indigènes pouvant induire un impact
écologique important (Nehring, 2011 ; Labrune et al., 2019).
VII.2. Espèces prédatrices du Crabe bleu
Les prédateurs du Crabe bleu ont été bien documentés et sont nombreux.
« Citons les étoiles de mer comme l'astérie Asterias forbesi (Desor, 1848) (Auster &
Degoursey, 1994), certaines tortues marines comme la tortue olivâtre Lepidochelys
olivacea (Eschscholtz, 1829) (Wildermann & Barrios-Garrido, 2012), des poissons
comme le poisson tambour rouge Sciaenops ocellatus (Linnaeus, 1766), le poisson
tambour brésilien Micropogonias undulatus (Linnaeus, 1766) (Overstreet & Heard
1978), le poisson tambour noir Pogonias cromis (Linnaeus, 1766), l'anguille d'Amérique
Anguilla rostrata (Lesueur, 1817) (Jaworski, 1972 ; Millikin & Williams, 1984), des
élasmobranches comme le requin gris Carcharhinus plumbeus (Nardo, 1827) (Medved
& Marshall, 1981) ou le requin marteau tiburo Sphyrna tiburo (Linnaeus, 1758) (Cortes
et al., 1996), les oiseaux marins comme le goéland argenté Larus argentatus
Pontoppidan, 1763 (Kent, 1981), le cormoran à aigrettes Phalacrocorax auritus (Lesson,
Amélioration des connaissances sur les espèces chassées et consommées par
le Crabe bleu en Méditerranée et plus particulièrement dans les lagunes.
Est-ce que des impacts pourront être observés au sein des communautés
indigènes (e.g. sur l’Aphanius fasciatus, espèce protégée et endémique de
Corse) ?
Quels sont les prédateurs du Crabe bleu en Méditerranée et plus
particulièrement dans nos lagunes ?
VII. Caractéristiques trophiques et pathologies
VII.1. Espèces prédatées à différents stades
En laboratoire, les larves zoé et les mégalopes semblent se nourrir d’œufs d’oursins, de larves
d’oursins et de larves d’artémie de moins de 12h (in situ, ces larves sont planctonophages et il
semble difficle de préciser leurs proies ; Costlow & Bookhout, 1959). Le Crabe bleu adulte est
un carnassier omnivore (Marchessaux et al., soumis) : anguilles, poissons, moules, huîtres. Des
observations de prédation sur des canetons ont été également observées. Des analyses
complémentaires sur le contenu stomacal permettront d’affiner ces recherches.
Son régime alimentaire peut être complété par des algues appartenant aux genres Ulva sp et
des poacées du genre Spartina sp (Gennaio et al. 2006 ; Marchessaux et al., soumis). Son
comportement nécrophage et cannibale a également été décrit (Peery, 1989 ; Ryer et al.,
1997). Il semble être en compétition avec d’autres crabes : Callinectes similis, C. ornatus,
Panopeus herbstii, Menippe mercenaria et Carcinus maenas (Gennaio et al., 2006). Très peu
d’informations sont disponibles sur les caractéristiques trophiques du crabe en Méditerranée
(Mancinelli et al., 2017a). Cependant, il semblerait que le Crabe bleu puisse entrer en
compétition avec des espèces de crabes et de poissons indigènes pouvant induire un impact
écologique important (Nehring, 2011 ; Labrune et al., 2019).
VII.2. Espèces prédatrices du Crabe bleu
Les prédateurs du Crabe bleu ont été bien documentés et sont nombreux.
« Citons les étoiles de mer comme l'astérie Asterias forbesi (Desor, 1848) (Auster &
Degoursey, 1994), certaines tortues marines comme la tortue olivâtre Lepidochelys
olivacea (Eschscholtz, 1829) (Wildermann & Barrios-Garrido, 2012), des poissons
comme le poisson tambour rouge Sciaenops ocellatus (Linnaeus, 1766), le poisson
tambour brésilien Micropogonias undulatus (Linnaeus, 1766) (Overstreet & Heard
1978), le poisson tambour noir Pogonias cromis (Linnaeus, 1766), l'anguille d'Amérique
Anguilla rostrata (Lesueur, 1817) (Jaworski, 1972 ; Millikin & Williams, 1984), des
élasmobranches comme le requin gris Carcharhinus plumbeus (Nardo, 1827) (Medved
& Marshall, 1981) ou le requin marteau tiburo Sphyrna tiburo (Linnaeus, 1758) (Cortes
et al., 1996), les oiseaux marins comme le goéland argenté Larus argentatus
Pontoppidan, 1763 (Kent, 1981), le cormoran à aigrettes Phalacrocorax auritus (Lesson,
