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Comprendre les migrations de Callinectes sapidus entre le milieu marin côtier
et les lagunes/estuaires afin de pouvoir engager des actions de gestion ciblées
contre la lutte de l’espèce invasive.
Améliorer les connaissances sur l’habitat préférentiel du Crabe bleu sur les
côtes méditerranéennes françaises ainsi que la qualité de cet habitat.
La télémétrie acoustique est-elle un outil pertinent pour suivre l’espèce ?
VI. Descriptions de l’habitat du Crabe bleu et ses migrations
VI.1. La diversité des habitats ciblés par Callinectes sapidus
Les habitats sont des éléments spatio-temporels primordiaux dans la vie des organismes vivants.
Ils correspondent aux caractéristiques biologiques et physico-chimiques d’un secteur
constituant l’environnement journalier d’un organisme aquatique (Milner et al., 1985). Les
habitats permettent la réalisation des fonctions vitales des individus telles que, la nutrition, le
repos ou encore la reproduction et assurent aussi le rôle de refuges et/ou d'abris lors des
variations rapides des conditions physiques de l’hydrosystème (Magoulick & Kobza, 2003).
Le cycle de vie de Callinectes sapidus se déroule au sein de différents types d’habitats : baies,
lagunes et estuaires. Il comprend (i) la stratification de la population, (ii) les activités migratoires
principalement liées aux genres, à l’ontogénèse, à la reproduction et (iii) les aspects trophiques
(Mc Clintock et al. 1993, Ramach et al. 2009). Malgré sa préférence pour les eaux à salinité
moyenne, le Crabe bleu est décrit également dans des eaux très peu salées voire douces
(Churchill, 1919). Au sein des milieux lagunaires, des estuaires et des régions de faible salinité,
une prédominance de juvéniles appartenant aux deux sexes est à noter. Tandis que les mâles
adultes restent dans l’estuaire ou la lagune, les femelles adultes et ovigères migrent vers des
eaux plus salées (Fig. 15 ; Archambault et al., 1990 ; Aguilar et al., 2005 ; Ortiz-Léon et al., 2007 ;
Ramach et al., 2009). En été, les crabes bleus se retrouvent dans des eaux de faible profondeur
et en hiver ceux-ci migrent vers des eaux plus profondes (Churchill, 1919).
Cheng et al. (2022) ont démontré que la végétation côtière et la bathymétrie sont les
principales caractéristiques qui influencent l'abondance relative et la distribution de C. sapidus
adulte sur des échelles spatiales larges (quelques mètres à plusieurs kilomètres). En effet, les
crabes adultes semblent se retrouver dans des eaux plus profondes par rapport aux jeunes
individus ou juvéniles ; les juvéniles peuvent être trouvés dans quelques centimètres d’eau. En
général, plus les observations sont faites au bord, plus les individus sont de petite taille
(Churchill, 1919). Les différents facteurs pouvant influencer la répartition du Crabe bleu dans
dans son aire géographique d’origine ont été étudiés/observés et ont permis de mettre en
évidence les préférences de répartition locale à travers : la présence d’herbiers clairsemés, la
profondeur, la salinité et la température (Fig. 15 ; Churchill, 1919 ; Cheng et al., 2022). À titre
Comprendre les migrations de Callinectes sapidus entre le milieu marin côtier
et les lagunes/estuaires afin de pouvoir engager des actions de gestion ciblées
contre la lutte de l’espèce invasive.
Améliorer les connaissances sur l’habitat préférentiel du Crabe bleu sur les
côtes méditerranéennes françaises ainsi que la qualité de cet habitat.
La télémétrie acoustique est-elle un outil pertinent pour suivre l’espèce ?
VI. Descriptions de l’habitat du Crabe bleu et ses migrations
VI.1. La diversité des habitats ciblés par Callinectes sapidus
Les habitats sont des éléments spatio-temporels primordiaux dans la vie des organismes vivants.
Ils correspondent aux caractéristiques biologiques et physico-chimiques d’un secteur
constituant l’environnement journalier d’un organisme aquatique (Milner et al., 1985). Les
habitats permettent la réalisation des fonctions vitales des individus telles que, la nutrition, le
repos ou encore la reproduction et assurent aussi le rôle de refuges et/ou d'abris lors des
variations rapides des conditions physiques de l’hydrosystème (Magoulick & Kobza, 2003).
Le cycle de vie de Callinectes sapidus se déroule au sein de différents types d’habitats : baies,
lagunes et estuaires. Il comprend (i) la stratification de la population, (ii) les activités migratoires
principalement liées aux genres, à l’ontogénèse, à la reproduction et (iii) les aspects trophiques
(Mc Clintock et al. 1993, Ramach et al. 2009). Malgré sa préférence pour les eaux à salinité
moyenne, le Crabe bleu est décrit également dans des eaux très peu salées voire douces
(Churchill, 1919). Au sein des milieux lagunaires, des estuaires et des régions de faible salinité,
une prédominance de juvéniles appartenant aux deux sexes est à noter. Tandis que les mâles
adultes restent dans l’estuaire ou la lagune, les femelles adultes et ovigères migrent vers des
eaux plus salées (Fig. 15 ; Archambault et al., 1990 ; Aguilar et al., 2005 ; Ortiz-Léon et al., 2007 ;
Ramach et al., 2009). En été, les crabes bleus se retrouvent dans des eaux de faible profondeur
et en hiver ceux-ci migrent vers des eaux plus profondes (Churchill, 1919).
Cheng et al. (2022) ont démontré que la végétation côtière et la bathymétrie sont les
principales caractéristiques qui influencent l'abondance relative et la distribution de C. sapidus
adulte sur des échelles spatiales larges (quelques mètres à plusieurs kilomètres). En effet, les
crabes adultes semblent se retrouver dans des eaux plus profondes par rapport aux jeunes
individus ou juvéniles ; les juvéniles peuvent être trouvés dans quelques centimètres d’eau. En
général, plus les observations sont faites au bord, plus les individus sont de petite taille
(Churchill, 1919). Les différents facteurs pouvant influencer la répartition du Crabe bleu dans
dans son aire géographique d’origine ont été étudiés/observés et ont permis de mettre en
évidence les préférences de répartition locale à travers : la présence d’herbiers clairsemés, la
profondeur, la salinité et la température (Fig. 15 ; Churchill, 1919 ; Cheng et al., 2022). À titre
