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d’exemple, sur les côtes de la Virginie, le maximum d’individus observés mâles et femelles
(grainées et non grainées confondus) a été trouvé dans des herbiers clairsemés, correspondant
a une densité de 200 à 300 faisceaux au m² (Tab. III ; Cheng et al., 2022).
« We examined how local-scale to landscape-scale habitat characteristics and
bathymetric features (channels and oceanic inlets) affect the relative abundance
(catch per unit effort, CPUE) of adult blue crabs across a > 33 km 2 seagrass
landscape in coastal Virginia, USA. We found that crab CPUE was 1.7 × higher in
sparse (versus dense) seagrass, 2.4 × higher at sites farther from (versus nearer to)
salt marshes, and unaffected by proximity to oyster reefs. The probability that a
trapped crab was female was 5.1 × higher in sparse seagrass and 8 × higher near
deep channels. The probability of a female crab being gravid was 2.8 × higher near
seagrass meadow edges and 3.3 × higher near deep channels. Moreover, the
likelihood of a gravid female having mature eggs was 16 × greater in sparse
seagrass and 32 × greater near oceanic inlets » (Cheng et al., 2022)
Ci-dessous, à titre d’élément de comparaison, Giraud (1977) décrit 5 types d’herbiers
à Posidonia oceanica en fonction de la densité des faisceaux au m². Le tableau III
recense ces différents types. Cette classification ne tient pas compte de la bathymétrie
(impact moindre dans les lagunes sédimentaires). Il apparaît donc important de
disposer d’une cartographie de la surface des herbiers au sein de nos lagunes afin de
pouvoir appréhender les relations espèces-habitat.
Tableau III. Classement des herbiers à Posidonia oceanica en fonction de la densité des faisceaux
foliaires (d’après Giraud, 1977). Au-dessous de 50 faisceaux par m
2
, on ne parle plus d’herbier.
Densité par m 2
Type d'herbier
Plus de 700 faisceaux / m 2
Herbier très dense
Type I
de 400 à 700 faisceaux / m 2
Herbier dense
Type II
de 300 à 400 faisceaux / m 2
Herbier clairsemé
Type III
de 150 à 300 faisceaux / m 2
Herbier très clairsemé
Type IV
de 50 à 150 faisceaux / m 2
Semi herbier
Type V
< ) 50 faisceaux / m²
Faisceaux isolés
Une étude, menée durant la période estivale en Croatie, a mis en évidence une concentration
des femelles principalement dans les eaux à salinité élevée (supérieure à 30 psu), alors que les
mâles semblaient préféré les eaux saumâtres entre 20 et 25 psu (Dulčic et al., 2011). De plus,
la plus forte abondance de C. sapidus a été oberservée dans la lagune et non dans l’estuaire.
Dans les lagunes méditerranéennes françaises, quelques critères semblent favoriser le
développement de C. sapidus : l’état écologique dégradé du milieu, la faible profondeur, les
variations importantes de salinité de ces lagunes sédimentaires, l’absence de prédateurs au
stade larvaire (dorades, bars) ou adulte (poulpe).
d’exemple, sur les côtes de la Virginie, le maximum d’individus observés mâles et femelles
(grainées et non grainées confondus) a été trouvé dans des herbiers clairsemés, correspondant
a une densité de 200 à 300 faisceaux au m² (Tab. III ; Cheng et al., 2022).
« We examined how local-scale to landscape-scale habitat characteristics and
bathymetric features (channels and oceanic inlets) affect the relative abundance
(catch per unit effort, CPUE) of adult blue crabs across a > 33 km 2 seagrass
landscape in coastal Virginia, USA. We found that crab CPUE was 1.7 × higher in
sparse (versus dense) seagrass, 2.4 × higher at sites farther from (versus nearer to)
salt marshes, and unaffected by proximity to oyster reefs. The probability that a
trapped crab was female was 5.1 × higher in sparse seagrass and 8 × higher near
deep channels. The probability of a female crab being gravid was 2.8 × higher near
seagrass meadow edges and 3.3 × higher near deep channels. Moreover, the
likelihood of a gravid female having mature eggs was 16 × greater in sparse
seagrass and 32 × greater near oceanic inlets » (Cheng et al., 2022)
Ci-dessous, à titre d’élément de comparaison, Giraud (1977) décrit 5 types d’herbiers
à Posidonia oceanica en fonction de la densité des faisceaux au m². Le tableau III
recense ces différents types. Cette classification ne tient pas compte de la bathymétrie
(impact moindre dans les lagunes sédimentaires). Il apparaît donc important de
disposer d’une cartographie de la surface des herbiers au sein de nos lagunes afin de
pouvoir appréhender les relations espèces-habitat.
Tableau III. Classement des herbiers à Posidonia oceanica en fonction de la densité des faisceaux
foliaires (d’après Giraud, 1977). Au-dessous de 50 faisceaux par m
2
, on ne parle plus d’herbier.
Densité par m 2
Type d'herbier
Plus de 700 faisceaux / m 2
Herbier très dense
Type I
de 400 à 700 faisceaux / m 2
Herbier dense
Type II
de 300 à 400 faisceaux / m 2
Herbier clairsemé
Type III
de 150 à 300 faisceaux / m 2
Herbier très clairsemé
Type IV
de 50 à 150 faisceaux / m 2
Semi herbier
Type V
< ) 50 faisceaux / m²
Faisceaux isolés
Une étude, menée durant la période estivale en Croatie, a mis en évidence une concentration
des femelles principalement dans les eaux à salinité élevée (supérieure à 30 psu), alors que les
mâles semblaient préféré les eaux saumâtres entre 20 et 25 psu (Dulčic et al., 2011). De plus,
la plus forte abondance de C. sapidus a été oberservée dans la lagune et non dans l’estuaire.
Dans les lagunes méditerranéennes françaises, quelques critères semblent favoriser le
développement de C. sapidus : l’état écologique dégradé du milieu, la faible profondeur, les
variations importantes de salinité de ces lagunes sédimentaires, l’absence de prédateurs au
stade larvaire (dorades, bars) ou adulte (poulpe).
