23
Bien qu’implanté en Méditerranée, l’espèce était, jusque-là, moins présente dans le sud-ouest
et le sud-est du bassin. Cependant, une expansion sur les côtes africaines est notable depuis
ces 2 dernières années avec des recensements au Maroc, en Algérie et en Tunisie (Benabdi et
al., 2019 ; Taybi et al., 2020 ; Mancinelli et al., 2021). L’espèce est donc présente au-moins dans
17 pays sur les 23 qui bordent la mer Méditerranée (Benabdi et al., 2019). En mer Noire, les
conditions physico-chimiques du bassin ont laissé croire que les conditions n’étaient pas assez
favorables au développement du Crabe bleu, jusqu’en 2017, où il a pu être observé pour la
première fois (Aydin, 2017 in Mancinelli et al., 2021).
Le Crabe bleu ou étrille bleue, Portunus segnis (Forskål, 1775), fait partie de la famille
des Portunidae qui est dominante dans les pêcheries commerciales de crabes dans le
monde (Bdioui, 2016). Cette espèce, originaire de la région indo-pacifique est signalée
en Méditerranée dès 1896 en Égypte puis successivement en Israël, au sud de la
Turquie, au Liban, en Syrie, à Chypre et en Sicile. Depuis le début des années 2010, sa
présence est signalée sur les côtes tunissiennes (2014 dans le golfe de Gabes, puis plus
au nord dans le golfe d’Hammamet en 2016 ; Bdioui, 2016). Il est considéré comme le
premier crustacé introduit en Méditerranée depuis la Mer rouge (Rabaoui et al., 2015).
Dans le golfe de Gabes, sur la vingtaine d’espèces des crustacés introduites les 2/3
l’ont été après les années 2000 (Ounifi-Ben Amor et al., 2016). Depuis 2014, la
population de P. segnis dans le golfe de Gabes connait une croissance exponentielle.
Il est qualifié de véritable « peste » au regard des dégâts causés sur les engins de pêche
(filets et charfias).
Bien qu’implanté en Méditerranée, l’espèce était, jusque-là, moins présente dans le sud-ouest
et le sud-est du bassin. Cependant, une expansion sur les côtes africaines est notable depuis
ces 2 dernières années avec des recensements au Maroc, en Algérie et en Tunisie (Benabdi et
al., 2019 ; Taybi et al., 2020 ; Mancinelli et al., 2021). L’espèce est donc présente au-moins dans
17 pays sur les 23 qui bordent la mer Méditerranée (Benabdi et al., 2019). En mer Noire, les
conditions physico-chimiques du bassin ont laissé croire que les conditions n’étaient pas assez
favorables au développement du Crabe bleu, jusqu’en 2017, où il a pu être observé pour la
première fois (Aydin, 2017 in Mancinelli et al., 2021).
Le Crabe bleu ou étrille bleue, Portunus segnis (Forskål, 1775), fait partie de la famille
des Portunidae qui est dominante dans les pêcheries commerciales de crabes dans le
monde (Bdioui, 2016). Cette espèce, originaire de la région indo-pacifique est signalée
en Méditerranée dès 1896 en Égypte puis successivement en Israël, au sud de la
Turquie, au Liban, en Syrie, à Chypre et en Sicile. Depuis le début des années 2010, sa
présence est signalée sur les côtes tunissiennes (2014 dans le golfe de Gabes, puis plus
au nord dans le golfe d’Hammamet en 2016 ; Bdioui, 2016). Il est considéré comme le
premier crustacé introduit en Méditerranée depuis la Mer rouge (Rabaoui et al., 2015).
Dans le golfe de Gabes, sur la vingtaine d’espèces des crustacés introduites les 2/3
l’ont été après les années 2000 (Ounifi-Ben Amor et al., 2016). Depuis 2014, la
population de P. segnis dans le golfe de Gabes connait une croissance exponentielle.
Il est qualifié de véritable « peste » au regard des dégâts causés sur les engins de pêche
(filets et charfias).
