La plongée
Barotraumatismes
Le corps humain comporte un certain nombre de
cavités - l’oreille moyenne, les sinus, les poumons,
les voies respiratoires supérieures et l’appareil digestif-, qui peuvent subir des lésions s’il existe une
différence de pression entre l’intérieur et
l’extérieur de ces cavités. C’est ce que
l’on appelle les barotraumatismes.
cerceau
carotide
bulles d’air
veine
Surpression pulmonaire
La surpression pulmonaire survient essentiellement pendant
la remontée, quand l’air
contenu dans les poumons,
qui se dilate à mesure que la
pression ambiante diminue,
ne peut pas s’échapper assez
vite. Les alvéoles pulmonaires
se distendent à l’extrême et
finissent par se déchirer. L'air fait
alors irruption dans les vaisseaux
Embolie gazei se
sanguins et progresse jusqu'au cœur, puis vers les
artères. qu'il peut obstruer en partie ou en totalité.
causant ainsi une embolie gazeuse.
Les signes cliniques apparaissent dès le retour du
Songeur à a surface. Ils \aricnt suivant la localisa:
Je embolie. Si c'est l'accès au cœur qui est bloc.e e> symptômes évoquent ceux de la crise
cardiaque. Si l'embolie se produit dans les artères
tv
... cerveau, elle peut perturber la eoordina. • ' . 'révoquer des \ ertiges. des
'
' cc> '
.'.es. une perle de
connaissance. voire la
mort. I e seul traitement réellement
efficace de cette
consequence
grave de la surpression pulmonaire est la
«compression
immediate en
caisson hyperbare En attendant l'arrivée
des secours ci
’évacuation de lu
victime en urgence
’UT.- te xervixte de
réanimation le plus proche, l’accidenté doit être
allongé en position latérale de sécurité (voir p. 76).
Si nécessaire, on pratiquera le bouche-à-bouche,
associé, le cas échéant, à un massage cardiaque.
Barotraumatisme de l’oreille
L’oreille moyenne est séparée de l’oreille externe par
une membrane souple, le tympan. Quand la pression
ambiante est supérieure à la pression de l’oreille
moyenne, le tympan s’incurve vers l'intérieur. Si la
poussée s’accroît, celui-ci risque de se déchirer et de
laisser pénétrer l’eau. La tuméfaction des tissus de
l’oreille moyenne peut aussi provoquer des saignements susceptibles d'endommager les organes de
l’audition.
Cette pathologie classique en phase de descente est
facile à prévenir. Il faut, avant même qu'intervienne
une gêne au niveau de l'oreille, insuffler de l'air dans
l'oreille moyenne via la trompe d'Eustache. Lorsque,
comme souvent, une simple déglutition ne suffit pas à
rééquilibrer les pressions, on recourt à la manœuvre
de Valsalva. Elle consiste à se boucher le nez en le
pinçant avec deux doigts et à souffler comme pour se
moucher. Si. malgré tout, une douleur survient et
qu'elle résiste à un début de remontée, il faut regagner
la surface et consulter un médecin O.R.L. connaissant
bien la pathologie de la plongée. Attention : ne jamais
boucher le conduit auditif avec un tampon de ouate
ou autre, ce qui risquerait également de provoquer
une rupture du tympan. La manœuvre de Valsalva ne
doit jamais être faite à la remontée.
B \RO VR \l M M ISME DENTAIRE
l es cavités créées par des caries dentaires ou des
plombages défectueux peuvent aussi être sensibles
aux differences de pression En cas Je douleur. arrêtez la plongée et consultez un dentiste.
B VROIR \( \| \I IS\U
S S.NUS
es sinus sont des cavités osseuses du crâne et de la
face qui communiquent avec les fosses nasales. Leur
obstruction, qu'elle soit d'ovig ne nt'ectieuse ou
allergique, risque d'empêcher ' équilibrage des pressions lors de la descente du plongeur et de provoquer congestion ei saignements, la manœuvre de
\ nlsnlva est rarement efficace dans ce cas II faut
donc évitai de plongea quand on est ommiimé ou si
l'on souffre de sinusite..
Barotraumatismes
Le corps humain comporte un certain nombre de
cavités - l’oreille moyenne, les sinus, les poumons,
les voies respiratoires supérieures et l’appareil digestif-, qui peuvent subir des lésions s’il existe une
différence de pression entre l’intérieur et
l’extérieur de ces cavités. C’est ce que
l’on appelle les barotraumatismes.
cerceau
carotide
bulles d’air
veine
Surpression pulmonaire
La surpression pulmonaire survient essentiellement pendant
la remontée, quand l’air
contenu dans les poumons,
qui se dilate à mesure que la
pression ambiante diminue,
ne peut pas s’échapper assez
vite. Les alvéoles pulmonaires
se distendent à l’extrême et
finissent par se déchirer. L'air fait
alors irruption dans les vaisseaux
Embolie gazei se
sanguins et progresse jusqu'au cœur, puis vers les
artères. qu'il peut obstruer en partie ou en totalité.
causant ainsi une embolie gazeuse.
Les signes cliniques apparaissent dès le retour du
Songeur à a surface. Ils \aricnt suivant la localisa:
Je embolie. Si c'est l'accès au cœur qui est bloc.e e> symptômes évoquent ceux de la crise
cardiaque. Si l'embolie se produit dans les artères
tv
... cerveau, elle peut perturber la eoordina. • ' . 'révoquer des \ ertiges. des
'
' cc> '
.'.es. une perle de
connaissance. voire la
mort. I e seul traitement réellement
efficace de cette
consequence
grave de la surpression pulmonaire est la
«compression
immediate en
caisson hyperbare En attendant l'arrivée
des secours ci
’évacuation de lu
victime en urgence
’UT.- te xervixte de
réanimation le plus proche, l’accidenté doit être
allongé en position latérale de sécurité (voir p. 76).
Si nécessaire, on pratiquera le bouche-à-bouche,
associé, le cas échéant, à un massage cardiaque.
Barotraumatisme de l’oreille
L’oreille moyenne est séparée de l’oreille externe par
une membrane souple, le tympan. Quand la pression
ambiante est supérieure à la pression de l’oreille
moyenne, le tympan s’incurve vers l'intérieur. Si la
poussée s’accroît, celui-ci risque de se déchirer et de
laisser pénétrer l’eau. La tuméfaction des tissus de
l’oreille moyenne peut aussi provoquer des saignements susceptibles d'endommager les organes de
l’audition.
Cette pathologie classique en phase de descente est
facile à prévenir. Il faut, avant même qu'intervienne
une gêne au niveau de l'oreille, insuffler de l'air dans
l'oreille moyenne via la trompe d'Eustache. Lorsque,
comme souvent, une simple déglutition ne suffit pas à
rééquilibrer les pressions, on recourt à la manœuvre
de Valsalva. Elle consiste à se boucher le nez en le
pinçant avec deux doigts et à souffler comme pour se
moucher. Si. malgré tout, une douleur survient et
qu'elle résiste à un début de remontée, il faut regagner
la surface et consulter un médecin O.R.L. connaissant
bien la pathologie de la plongée. Attention : ne jamais
boucher le conduit auditif avec un tampon de ouate
ou autre, ce qui risquerait également de provoquer
une rupture du tympan. La manœuvre de Valsalva ne
doit jamais être faite à la remontée.
B \RO VR \l M M ISME DENTAIRE
l es cavités créées par des caries dentaires ou des
plombages défectueux peuvent aussi être sensibles
aux differences de pression En cas Je douleur. arrêtez la plongée et consultez un dentiste.
B VROIR \( \| \I IS\U
S S.NUS
es sinus sont des cavités osseuses du crâne et de la
face qui communiquent avec les fosses nasales. Leur
obstruction, qu'elle soit d'ovig ne nt'ectieuse ou
allergique, risque d'empêcher ' équilibrage des pressions lors de la descente du plongeur et de provoquer congestion ei saignements, la manœuvre de
\ nlsnlva est rarement efficace dans ce cas II faut
donc évitai de plongea quand on est ommiimé ou si
l'on souffre de sinusite..
