La plongée
► La capsule submersible
expérimentale « Nemo »,
inventée par la marine des
Etats-Unis.
▼ La « bathysphère »
d’Otis Barton en plongée
profonde, telle que l'imaginait
un illustrateur.
Pendant longtemps, pourtant, l’industrie ne parviendra pas à produire de matériaux à la fois
assez solides pour résister aux effets de la
pression hydrostatique et assez souples et
légers pour être utilisables sans trop
d’inconfort. Il faudra en fait attendre le
début des années 1960 pour qu’une
solution satisfaisante soit trouvée,
grâce à des combinaisons modernes
comme le Jim Suit et le Newt Suit.
L’invention du
SCAPHANDRE AUTONOME
Bien que le désir de couper le cordon ombilical qui
relie le plongeur à la surface soit de plus en plus fort
à mesure que les explorations sous-marines se multiplient, on ne dispose toujours pas de la technologie
requise pour mettre au point l’équipement nécessaire. On se heurte à trois problèmes. D’abord, on
ne sait pas comprimer l’air aux pressions indispensables pour maintenir le plongeur sous l’eau, même
pendant une brève période. Ensuite, les méthodes
d’usinage et les métaux légers à haute résistance qui
permettraient de fabriquer un réservoir que le plongeur pourrait porter sur son dos n’existent pas
encore. Enfin, à supposer même que ces obstacles
soient levés, on ne parviendrait pas à réduire la
pression de l’air à la sortie de la bouteille à un
niveau assez bas pour permettre son inhalation.
Ce n’est qu’au xxc siècle que les ingénieurs finiront par mettre au point un scaphandre autonome
efficace, dont trois grands types verront le jour : à
circuit fermé, à circuit semi-fermé et à circuit ouvert
(voir chapitre trois). L’invention des composants du
scaphandre autonome s’échelonne sur près de 80 ans.
En 1866, le Français Benoît Rouquayrol dépose le
premier brevet de régulateur à air comprimé.
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