La plongée à travers les âges
Tout d’abord destiné aux équipements de plongée
approvisionnés en air de surface, cet appareil sera par
la suite adapté au scaphandre autonome. En 1878,
H.A. Fleuss invente un respirateur à circuit fermé,
qui sera le premier à être utilisé en plongée commerciale. Ce système, qui fait appel à de l’oxygène pur,
permet d’employer des bouteilles de taille réduite
(l’air ne contient que 21 % d’oxygène), un atout fondamental en ces temps où l’on ne sait pas encore produire de métaux à la fois légers et résistants. Au fil
des ans, on le dotera d’un détendeur perfectionné et
de bouteilles pouvant supporter plus de 200 bars. À la
veille de la Grande Guerre, le « Système de plongée
autonome en circuit fermé amélioré de Fleuss »
devient même l’équipement standard des sous-marins
de la Royal Navy. Mais, aussi séduisant qu'il soit, il
est voué à disparaître, car l’oxygène pur respiré sous
pression est toxique, cc que l’on ignore alors.
C’est un Français, le commandant Le Prieur qui,
dans l’entre-deux-guerres, crée le premier prototype
de scaphandre autonome à circuit ouvert. Cet appareil, qui utilise une bouteille d'air comprimé renforcée, fait accomplir à la plongée un progrès décisif et
il sera d’ailleurs adopté par la Marine nationale.
Pourtant, malgré les limitations des systèmes
concurrents à oxygène pur et les risques qu’ils font
courir au plongeur, l’essentiel des efforts de l’industrie continue à porter sur les dispositifs à circuit
fermé. Et ce sont ces derniers qui seront utilisés par
les deux camps pendant la Seconde Guerre mondiale. En pleine Occupation, deux Français, un officier de la Marine et un ingénieur, synthétisant des
siècles de progrès, inventent et testent jusqu’à - 60 m
sans effet indésirable un scaphandre autonome à
circuit ouvert qui s’avère pleinement fiable. Ces
deux hommes - Émile Gagnan et un certain
Jacques-Yves Cousteau - donnent ainsi le coup
d’envoi de la véritable conquête sous-marine.
Depuis, le scaphandre autonome a connu un
immense succès. Grâce à lui, la plongée est devenue
l’un des loisirs les plus populaires du monde. Il a
aussi permis aux biologistes, géologues, archéologues... et à une foule de spécialistes du milieu
marin d’étudier et parfois de percer quelques-uns
des innombrables mystères de la mer.
► Le monoplace « Spider» est l’un des nombreux
submersibles destinés à l’exploration sous-marine et à
la recherche scientifique actuellement à l’étude.
15
Tout d’abord destiné aux équipements de plongée
approvisionnés en air de surface, cet appareil sera par
la suite adapté au scaphandre autonome. En 1878,
H.A. Fleuss invente un respirateur à circuit fermé,
qui sera le premier à être utilisé en plongée commerciale. Ce système, qui fait appel à de l’oxygène pur,
permet d’employer des bouteilles de taille réduite
(l’air ne contient que 21 % d’oxygène), un atout fondamental en ces temps où l’on ne sait pas encore produire de métaux à la fois légers et résistants. Au fil
des ans, on le dotera d’un détendeur perfectionné et
de bouteilles pouvant supporter plus de 200 bars. À la
veille de la Grande Guerre, le « Système de plongée
autonome en circuit fermé amélioré de Fleuss »
devient même l’équipement standard des sous-marins
de la Royal Navy. Mais, aussi séduisant qu'il soit, il
est voué à disparaître, car l’oxygène pur respiré sous
pression est toxique, cc que l’on ignore alors.
C’est un Français, le commandant Le Prieur qui,
dans l’entre-deux-guerres, crée le premier prototype
de scaphandre autonome à circuit ouvert. Cet appareil, qui utilise une bouteille d'air comprimé renforcée, fait accomplir à la plongée un progrès décisif et
il sera d’ailleurs adopté par la Marine nationale.
Pourtant, malgré les limitations des systèmes
concurrents à oxygène pur et les risques qu’ils font
courir au plongeur, l’essentiel des efforts de l’industrie continue à porter sur les dispositifs à circuit
fermé. Et ce sont ces derniers qui seront utilisés par
les deux camps pendant la Seconde Guerre mondiale. En pleine Occupation, deux Français, un officier de la Marine et un ingénieur, synthétisant des
siècles de progrès, inventent et testent jusqu’à - 60 m
sans effet indésirable un scaphandre autonome à
circuit ouvert qui s’avère pleinement fiable. Ces
deux hommes - Émile Gagnan et un certain
Jacques-Yves Cousteau - donnent ainsi le coup
d’envoi de la véritable conquête sous-marine.
Depuis, le scaphandre autonome a connu un
immense succès. Grâce à lui, la plongée est devenue
l’un des loisirs les plus populaires du monde. Il a
aussi permis aux biologistes, géologues, archéologues... et à une foule de spécialistes du milieu
marin d’étudier et parfois de percer quelques-uns
des innombrables mystères de la mer.
► Le monoplace « Spider» est l’un des nombreux
submersibles destinés à l’exploration sous-marine et à
la recherche scientifique actuellement à l’étude.
15
