La plongée
▼ Abondantes près de la
Grande Barrière de corail, les
guêpes de mer sont très
dangereuses.
► Il est déconseillé de toucher
les coraux de feu, car ils
provoquent des brûlures
cuisantes.
Les pièges des jardins de corail
La mer sait protéger ses trésors, et les merveilleuses
efflorescences calcaires des récifs coralliens recèlent
bien des désagréables surprises pour le plongeur qui y
porterait imprudemment la main.
Mieux vaut par exemple se méfier des gracieuses
arborescences des Millepora, au surnom éloquent de
coraux de feu : leur simple contact suffit à provoquer
de cuisantes démangeaisons et des brûlures auprès
desquelles celles des orties semblent dérisoires.
Non seulement les branches des madrépores coupent comme des rasoirs, mais les minuscules polypes
qui occupent leurs alvéoles portent sur leurs tentacules des cellules venimeuses qui peuvent adhérer à la
chair. Trop souvent, on néglige les coupures ainsi
occasionnées, qui paraissent bénignes. Mais, au bout
de quelques jours,- une tuméfaction se développe, parfois suivie de suppurations et d’ulcérations. Dans
d’autres cas apparaissent d’intolérables démangeaisons qui peuvent durer des semaines, voire des mois,
et qui peuvent devenir chroniques si l’on se gratte.
Premiers soins
1. Nettoyez et désinfectez très soigneusement les coupures, en veillant à ne pas laisser de corps étrangers
dans les plaies.
2. Appliquez un antibiotique local (poudre ou pommade à la néomycine).
3. Recouvrez d’un pansement stérile pour prévenir
l’infection.
4. N’hésitez pas à consulter un médecin si les plaies
cicatrisent mal ou si elles restent enflammées.
Anémones de mer, guêpes de mer
ET PHYSALIES
Tous ces cnidaires sont urticants à des degrés divers.
Les effets vont de la simple démangeaison à des élancements douloureux et à d’intolérables sensations de
brûlure. Des cloques et des ulcérations peuvent apparaître, parfois accompagnées de fièvre et de difficultés
respiratoires. Dans les cas extrêmes, des accidents cardio-vasculaires graves sont à redouter.
La gravité et la nature des symptômes varient bien
sûr selon les espèces, mais aussi selon le stade de développement de l’animal incriminé : la substance toxique
sécrétée est toujours plus virulente chez les adultes
que chez les jeunes. La taille et le poids de la victime
jouent également un rôle (les conséquences sont plus
graves pour les enfants, chez qui la concentration de
toxines dans le sang sera plus forte), de même que
l’état général : une faiblesse cardiaque, ou un terrain
allergique sont bien sûr des facteurs aggravants...
A l’exception d’une ou deux espèces, les anémones
de mer sont sans danger pour l’homme, ne provoquant
le plus souvent que de légères sensations de brûlure
(leurs cellules urticantes ne pénètrent pas profondément dans la peau).
En revanche, le choc causé par les guêpes de mer
est souvent fatal : aux abords de la Grande Barrière de
corail australienne, ces petites méduses sécrètent un
venin si virulent qu’elles font chaque année bien plus
de morts que les requins.
Presque aussi dangereuse est la physalie, ou galère.
Il ne faut pas se fier à sa petite taille, car elle traîne
traîtreusement sous elle plusieurs mètres de filaments
enchevêtrés, dont le seul contact provoque de profondes brûlures et une douleur telle qu’elle peut provoquer un arrêt cardiaque chez les sujets fragiles.
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