Dangereuses rencontres
Les pastenagues : une queue qui
LACÈRE ET DES AIGUILLONS VENIMEUX
Les pastenagues tropicales appartiennent à la famille
des raies, mais, contrairement aux gigantesques raies
mantas, ou diables de mer, qui sont pélagiques, elles
vivent enfouies dans les sables du fond, d’où émerge
seulement leur œil.
Elles sont aussi plus à craindre que ces inoffensives
géantes, même si elles ne sont pas agressives : si on les
heurte par mégarde ou si elles se sentent menacées,
elles se servent de leur queue longue et mince,
dépourvue de nageoires, comme d’un fouet qui peut
provoquer des balafres. De plus, de chaque côté de
cette queue filiforme, elles possèdent deux aiguillons
venimeux, et l’action conjuguée des lacérations et du
venin peut parfois être fatale.
Premiers soins
En ce qui concerne le venin injecté par l’aiguillon
venimeux de la pastenague, appliquez le même traitement que pour les piqûres de poissons-pierres. Si
les lacérations sont profondes, stoppez l’épanchement de sang et désinfectez soigneusement.
▲ Certains scorpénidés
vivent camouflés sur le fond;
d’autres, au contraire,
se signalent par la beauté
de leur livrée, mais tous ont
un aspect insolite.
< Contrairement à
l’ inoffensivegéante qu 'est la
raie manta, que l’ on voit ici,
les pastenagues inoculent
un venin très toxique.
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