Fascinants récifs
associée à une taille imposante pour certains requins,
dont les mâchoires puissantes sont armées de plusieurs rangées de dents aiguisées - en fait de redoutables prédateurs, qui se situent tout en haut de la
chaîne alimentaire dans la plupart des milieux marins.
Les téléostéens présentent une infinie variété de
tailles et de formes. Protégées par un repli ossifié
(opercule), qui s’ouvre seulement vers l’arrière, les
branchies sont garnies de minces lamelles (les feuillets
branchiaux) très richement irriguées par des capillaires - d’où leur couleur rouge -, qui assurent les
échanges d’oxygène et de gaz carbonique entre le sang
et l’eau. C’est là un système respiratoire très performant, puisque le poisson peut ainsi absorber 74 % de
l’oxygène disponible dans l’eau ambiante. (L’eau ne
renferme que 3 % de la quantité d’oxygène contenue
dans un volume d’air équivalent.)
▼ Véritable jardin d’éden, le littoral du Mozambique
offre une infinie variété de poissons.
Les élasmobranches et
certains téléostéens sont
équipés d’électrorécepteurs sensibles aux infimes
champs électriques produits par tous les organismes vivants. Chez les
requins et les raies, ces
organes, qui sont appelés
« ampoules de Lorenzini »,
sont logés dans des pores à
l’avant de la tête et permettent la détection des proies
enfouies sous les sédiments. Les poissons migrateurs possèdent aussi des
capteurs électromagnétiques qui agissent comme
un radar et leur permettent
d’identifier à grande distance les éléments topographiques (bancs de sable ou
accidents divers du fond
marin) qui leur servent de
repères.
Les tortues
Espèces-reliques des temps où les grands reptiles
régnaient sur les océans, les tortues marines, qui
appartiennent toutes à l’ordre des chéloniens, présentent des caractères archaïques et une remarquable
adaptation aux ressources alimentaires du milieu. La
tortue verte, ou tortue franche (Chelonia mydasj. prédomine dans les eaux littorales peu profondes; carnivore pendant les six ou douze premiers mois de son
existence, elle devient ensuite herbivore, parcourant
de longues distances pour chercher sa subsistance
dans les prairies d'algues des hauts-fonds. La tortue à
écaille, ou caret (Eretmochelys imbricataf partage pratiquement le même territoire, mais elle peut aller
jusqu’à 20 m de profondeur pour trouver sa nourriture (principalement des éponges). La caouanne
(Caretta caretta~) descend jusqu’à 30 m pour capturer
les mollusques (surtout des bernard-l’ermite) et les
échinodermes dont elle est friande.
La tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea) se rencontre entre 30 et 50 m et se nourrit de crabes et de
crevettes. Enfin, la tortue luth (Dermochelys coriacea) vit en haute mer, où elle s’attaque à différentes
a. ▲ Très sociables, les loches
recherchent souvent la
compagnie des plongeurs.
▲ La murène est en général
peu farouche, mais il convient
de rester circonspect.
▼ Gros plan de l’œil
d’un poisson-globe.
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