Fascinants récifs
Leur structure la
plus caractéristique est l’ombrelle délicatement irisée
ou transparente, bordée de filaments urticants
qui capturent les proies
et les portent à la cavité
buccale située sur un appendice en battant de cloche. Les méduses nagent par
poussées successives, produites par des contractions
rythmiques de l’ombrelle, autour de laquelle sont
disposés des yeux relativement perfectionnés et des
organes de l’équilibre.
Malgré leur petite taille (quelques centimètres),
les cuboméduses, ou guêpes de mer, qui abondent
près de la Grande Barrière de corail, sont les plus
dangereuses (cf. page 141).
Proches des méduses, mais appartenant à la superclasse des hydrozoaires, les siphonophores forment
des colonies verticales de 4 ou 5 m de hauteur regroupant des polypes spécialisés : les uns portent les
organes digestifs ou les gonades; les autres sont transformés en filaments armés de cellules venimeuses ou
en ombrelles qui assurent le déplacement à la surface.
Chez certains siphonophores, l’ombrelle est remplacée par une sorte de vessie natatoire gonflée de
gaz. C’est le cas de la physalie, dont le « flotteur » est
surmonté d’une membrane orientable faisant office de
voile, qui lui permet de « naviguer » contre les vents
dominants (on l’appelle aussi galère). Peu visibles, ses
longs filaments (jusqu’à 10 m en extension) peuvent
causer de douloureuses brûlures, et même quelquefois des traumatismes graves (cf. page 141).
Les hydraires regroupent enfin de nombreuses
espèces dont les polypes vivent en colonies sur des
structures qui évoquent parfois plus les végétaux que
le monde animal. On les a d’ailleurs longtemps classés
parmi les plantes jusqu’à ce que l’on découvre que,
chez les formes les plus évoluées, ces polypes représentaient une phase donnant naissance ultérieurement à de petites méduses. Les plongeurs doivent se
méfier des hydraires, tous urticants, qui se rassemblent souvent sur les épaves. Parmi les autres ordres
d’hydrozoaires, les coraux de feu (Millepora) forment d’importantes colonies calcifiées qui envahissent souvent les autres coraux.
▲. Parfois appelée galère, la
physalie provoque brûlures et
traumatismes.
▲ < Cette anémone
de la mer Rouge se signale par
sa forme insolite.
◄ La structure de ces hydraires
explique que l'on ait considéré
longtemps ces organismes
comme des végétaux ou
des « animaux-plantes »
(zoophytes).
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