- interdiction pour les légumes susceptibles d'être consommés crus ;
- autorisation pour les autres cultures légumières, les cultures industrielles et fourragères, la sylviculture.
Les risques sanitaires au niveau du personnel exploitant sont prévenus
par une formation appropriée et par la mise à disposition de locaux sanitaires. Quant aux risques pour le voisinage immédiat, les contraintes
de sites rappelées au paragraphe 4.2 ci-dessus, ont pour but de les éviter (création d'une zone tampon, au besoin aménagée en conséquence).
6.
Réalisations marquantes
□es champs d'épandage mis en service au siècle dernier, il ne subsiste
plus en France qu'une partie de ceux d’Achères, qu’il est inutile de décrire ici. On peut aussi mentionner les champs d'épandage de la ville
de Reims qui depuis 1885 ont permis de récupérer, en les épurant,
70 000 m3/j d’eau usée urbaine, par l’épandage sur 660 ha de betteraves,
de pommes de terre et de maïs, ainsi que sur 160 ha de peupleraie,
dans le double but de valorisation agricole et d'épuration des eaux
avant leur retour à la Vesle.
Hormis ces deux exemples, et sans doute quelques autres de moindre importance, l’épandage des eaux résiduaires n’est plus guère pratiqué en
France, que de façon ponctuelle, pour l'épuration des rejets d’élevage
ou d’industries alimentaires, par entente directe entre l'éleveur ou
l'industriel et un agriculteur voisin. Dans le Bassin Seine-Normandie,
cela représente environ 150 champs d'épandage, pour un débit de l'ordre
de 107 m3/an, et une quantité totale de pollution annuelle d'environ
100 000 tonnes de matières en suspension et de matières oxydables.
L’épandage des eaux résiduaires a suscité nombre de publications. Nous
citons les plus marquantes dans la bibliographie.
7.
Perspectives d'application
7.1.
Approche économique
Si l'épandage a quasi disparu en France comme procédé d'épuration majeur, c'est en raison des superficies mises en jeu. Mais son intérêt
économique s'appuie sur d'autres facteurs :
qualité de l’épuration obtenue ;
valorisation agricole des eaux usées épandus (notamment N et P) ;
économies d'investissements en regard d'une station d'épuration classique.
Les Cahiers Techniques n°8 de 1'Agence Seine-Normandie donnent deux exemples montrant l'intérêt économique du procédé. L'un concerne une distillerie de cidre (pollution moyenne annuelle produite équivalente à 10 000
habitants), et une laiterie (équivalente à 2 500 habitants). Des calculs
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