effectués par l’Agence, il ressort que comparé à l’épuration classique,
l'épandage coûte entre 25 et 50 % en investissements (cela dépend en
particulier de la nécessité d'un stockage saisonnier), et de 20 à 65 %
en frais de fonctionnement. Le prix des terrains d’épandage n’a pas été
pris en compte, non plus que l'apport d'eau et l'économie de fertilisants. Bien entendu, la validité du calcul économique suppose la bonne
marche de l'épandage, donc la bonne entente entre l'industriel et
1'agriculteur.
7.2.
Approche psychologique
On constate en effet que l’épandage, malgré ses grands avantages théoriques, est un des procédés d’épuration qui connaît le plus de déboires,
a cause de l'association qu'il nécessite entre un producteur et un utilisateur, dont les intérêts économiques sont différents.
Cela est vrai, surtout si le producteur est un industriel. Si c'est une
collectivité (épandage d'eaux usées domestiques), peu de modifications
sont a attendre dans les eaux à épandre, qu’il s’agisse de leur volume
ou de leur composition, et l’utilisateur a plus de garanties à long
terme. De même, si l’utilisateur est une administration ou une collectivité (ferme modèle, école d’agriculture, pépinière municipale), les risques d'échecs sont plus réduits.
Dans le cas où l’utilisateur est un agriculteur ou une coopérative agricole, une des conditions de la réussite de l’épandage est qu'il ait le
temps d'assimiler la nouvelle technique. En pratique, cela signifie soit
le démarrage de l'opération sur une parcelle pilote, d'une superficie
réduite, soit la "montée en débit” progressive de l’envoi des effluents,
avec tout ce que cela suppose d'apprentissage de la part du fournisseur
(responsable de l'apport et du système de répartition des effluents) et
de l'utilisateur (responsable du maintien des capacités d'épuration du
système sol-plante). On n'oublie pas les contrôles que l'administration
de tutelle doit pratiquer pendant cette période. Enfin, il faut envisager
que la réussite initiale de l’opération amène d’autres utilisateurs potentiels à se manifester.
7.3.
Approche technique
Tout ce qui précède sous-entend qu'il n'y a pas de bon épandage sans
études soignées à l’amont :
- études de l'effluent, au cours d'un cycle complet de fonctionnement de
l'établissement producteur ;
étude du site et du sol, comportant l’établissement d’une carte locale
délimitant les zones possibles selon leur aptitude à la pratique de
l'épandage, et selon les contre-indications éventuelles qu'elles présentent, liée à la présence de toutes, d'étangs, de rivières, d’habitations, ou à la protection de nappes aquifères et de captages d'eau ;
calcul des surfaces nécessaires, basé sur la charge polluante à épurer,
puis sur la charge hydraulique à absorber, et tenant compte d'une première estimation du pouvoir épurateur du sol et du pouvoir exportateur
des cultures envisageables.
Tout ceci s'accompagne, bien entendu, d’une recherche des utilisateurs de
1 effluent, dont dépend en fin de compte l’aboutissement du projet d’épandage.
92
l'épandage coûte entre 25 et 50 % en investissements (cela dépend en
particulier de la nécessité d'un stockage saisonnier), et de 20 à 65 %
en frais de fonctionnement. Le prix des terrains d’épandage n’a pas été
pris en compte, non plus que l'apport d'eau et l'économie de fertilisants. Bien entendu, la validité du calcul économique suppose la bonne
marche de l'épandage, donc la bonne entente entre l'industriel et
1'agriculteur.
7.2.
Approche psychologique
On constate en effet que l’épandage, malgré ses grands avantages théoriques, est un des procédés d’épuration qui connaît le plus de déboires,
a cause de l'association qu'il nécessite entre un producteur et un utilisateur, dont les intérêts économiques sont différents.
Cela est vrai, surtout si le producteur est un industriel. Si c'est une
collectivité (épandage d'eaux usées domestiques), peu de modifications
sont a attendre dans les eaux à épandre, qu’il s’agisse de leur volume
ou de leur composition, et l’utilisateur a plus de garanties à long
terme. De même, si l’utilisateur est une administration ou une collectivité (ferme modèle, école d’agriculture, pépinière municipale), les risques d'échecs sont plus réduits.
Dans le cas où l’utilisateur est un agriculteur ou une coopérative agricole, une des conditions de la réussite de l’épandage est qu'il ait le
temps d'assimiler la nouvelle technique. En pratique, cela signifie soit
le démarrage de l'opération sur une parcelle pilote, d'une superficie
réduite, soit la "montée en débit” progressive de l’envoi des effluents,
avec tout ce que cela suppose d'apprentissage de la part du fournisseur
(responsable de l'apport et du système de répartition des effluents) et
de l'utilisateur (responsable du maintien des capacités d'épuration du
système sol-plante). On n'oublie pas les contrôles que l'administration
de tutelle doit pratiquer pendant cette période. Enfin, il faut envisager
que la réussite initiale de l’opération amène d’autres utilisateurs potentiels à se manifester.
7.3.
Approche technique
Tout ce qui précède sous-entend qu'il n'y a pas de bon épandage sans
études soignées à l’amont :
- études de l'effluent, au cours d'un cycle complet de fonctionnement de
l'établissement producteur ;
étude du site et du sol, comportant l’établissement d’une carte locale
délimitant les zones possibles selon leur aptitude à la pratique de
l'épandage, et selon les contre-indications éventuelles qu'elles présentent, liée à la présence de toutes, d'étangs, de rivières, d’habitations, ou à la protection de nappes aquifères et de captages d'eau ;
calcul des surfaces nécessaires, basé sur la charge polluante à épurer,
puis sur la charge hydraulique à absorber, et tenant compte d'une première estimation du pouvoir épurateur du sol et du pouvoir exportateur
des cultures envisageables.
Tout ceci s'accompagne, bien entendu, d’une recherche des utilisateurs de
1 effluent, dont dépend en fin de compte l’aboutissement du projet d’épandage.
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