complexes (détergents, composés aromatiques, antibiotiques, pesticides),
acides, produits de traitement ... C'est la raison pour laquelle les
rejets industriels (sauf les industries alimentaires) doivent d’abord
être dépollués.
Il est clair, en effet, que les eaux appliquées sur une culture ne doivent pas dépasser certaines concentrations en éléments toxiques, qu’il
s’agisse d’irrigation proprement dite ou d'épandage d'eaux résiduaires.
C'est pourquoi on pourra, pour plus de détails, se reporter au paragraphe 2 de la fiche "Irrigation”.
2.3.
Aptitude à la dégradation et à l'assimilation
Sans parler de l'eau support du rejet épendu, qui doit trouver sa place
dans le système sol-culture, cette aptitude vise d’abord les substances
organiques de l'effluent qui devront être dégradées. Le paramètre le
plus utilisé pour juger de la dégradabilité des matières organiques apportées est leur rapport C/N : une valeur de 10 est jugée optimale dans
les sols de nos régions.
L'assimilation concerne les éléments que la plante fixe pour sa croissance : fertilisants majeurs (azote, phosphore, potassium), fertilisants
secondaires (calcium, magnésium, sodium, soufre). Si les effluents épandus sont des eaux usées urbaines, ou des rejets d’élevage, ou tous autres rejets contenant de notables quantités d'azote Kjedhal ou de phosphore (plusieurs mg/1), l'épuration de ces effluents comporte obligatoirement l'assimilation de l’azote et du phosphore par la plante cultivée.
Cela peut restreindre le choix des cultures, si pour des raisons hydrogéologiques, on veut éviter que trop d'azote ou de phosphore inassimilé
migre dans la nappe sous-jacente.
Dans le cas d’un épandage d’eaux usées urbaines, on peut admettre pour
les rejets domestiques, rapportés à 1’habitant-jour, les valeurs suivantes :
□BD5 .........................................................
70 g
DCO ............................................................
3 g
Matières en suspension .................
70 g
Azote Kjedhal ....................................
12 g
Phosphore ..............................................
3 g
Connaissant la quantité d’eau journalière dont dispose une ville donnée,
un calcul simple permet de prévoir la concentration de ses eaux usées,
sous réserve des deux conditions suivantes :
il n'y a pas d’industrie génératrice de pollution liquide (s'il y en
a, il faut en tenir compte) ;
il n'y a pas d'entrée dans les égouts d'eau non polluée ("eaux parasites”) qui provoquent une dilution de l’effluent.
2-4.
Aptitude à la conservation du sol
Cette aptitude met en cause les suspensoïdes contenus dans l'effluent
qui peuvent provoquer un colmatage du sol, si leur dégradation est impossible ou insuffisamment rapide. A ce propos, il faut se souvenir que
les eaux résiduaires traitées par épandage ont souvent de fortes charges
87
acides, produits de traitement ... C'est la raison pour laquelle les
rejets industriels (sauf les industries alimentaires) doivent d’abord
être dépollués.
Il est clair, en effet, que les eaux appliquées sur une culture ne doivent pas dépasser certaines concentrations en éléments toxiques, qu’il
s’agisse d’irrigation proprement dite ou d'épandage d'eaux résiduaires.
C'est pourquoi on pourra, pour plus de détails, se reporter au paragraphe 2 de la fiche "Irrigation”.
2.3.
Aptitude à la dégradation et à l'assimilation
Sans parler de l'eau support du rejet épendu, qui doit trouver sa place
dans le système sol-culture, cette aptitude vise d’abord les substances
organiques de l'effluent qui devront être dégradées. Le paramètre le
plus utilisé pour juger de la dégradabilité des matières organiques apportées est leur rapport C/N : une valeur de 10 est jugée optimale dans
les sols de nos régions.
L'assimilation concerne les éléments que la plante fixe pour sa croissance : fertilisants majeurs (azote, phosphore, potassium), fertilisants
secondaires (calcium, magnésium, sodium, soufre). Si les effluents épandus sont des eaux usées urbaines, ou des rejets d’élevage, ou tous autres rejets contenant de notables quantités d'azote Kjedhal ou de phosphore (plusieurs mg/1), l'épuration de ces effluents comporte obligatoirement l'assimilation de l’azote et du phosphore par la plante cultivée.
Cela peut restreindre le choix des cultures, si pour des raisons hydrogéologiques, on veut éviter que trop d'azote ou de phosphore inassimilé
migre dans la nappe sous-jacente.
Dans le cas d’un épandage d’eaux usées urbaines, on peut admettre pour
les rejets domestiques, rapportés à 1’habitant-jour, les valeurs suivantes :
□BD5 .........................................................
70 g
DCO ............................................................
3 g
Matières en suspension .................
70 g
Azote Kjedhal ....................................
12 g
Phosphore ..............................................
3 g
Connaissant la quantité d’eau journalière dont dispose une ville donnée,
un calcul simple permet de prévoir la concentration de ses eaux usées,
sous réserve des deux conditions suivantes :
il n'y a pas d’industrie génératrice de pollution liquide (s'il y en
a, il faut en tenir compte) ;
il n'y a pas d'entrée dans les égouts d'eau non polluée ("eaux parasites”) qui provoquent une dilution de l’effluent.
2-4.
Aptitude à la conservation du sol
Cette aptitude met en cause les suspensoïdes contenus dans l'effluent
qui peuvent provoquer un colmatage du sol, si leur dégradation est impossible ou insuffisamment rapide. A ce propos, il faut se souvenir que
les eaux résiduaires traitées par épandage ont souvent de fortes charges
87
