1.4.
Utilisation dans le temps
Une des difficultés liées à l’épandage tient au manque possible de coïncidence entre le rythme annuel de production de l'eau usée épandue et
les besoins en eau de la plante arrosée. L’aridité du climat est un facteur favorable à la permanence de l’épandage ; d'autre part, les cultures
fourragères, les plantations d'arbres et les vergers peuvent recevoir
l'effluent de façon permanente.
Mais le plus souvent, un stockage temporaire de l’eau usée est nécessaire :
- soit que l'activité productrice d'eau usée soit elle-même temporaire
(certaines industries agro-alimentaires) et fonctionne à une époque
où la plante ne peut pas absorber l'eau ;
- soit que le climat ou la cuture ne permettent que quelques mois d'épandage d’un effluent produit tout au long de l’année (déchets de laiteries, de porcheries, eaux usées issues d'une petite ville).
Le stockage temporaire n'est praticable que pour de faibles débits ou
pendant des durées courtes, faute de quoi on aboutit à une dimension
prohibitive : cette condition peut limiter en pratique l’intérêt de
1’épandage.
Il faut noter enfin l'intérêt de pratiquer l'épandage en alternance sur
différentes parcelles du terrain épandu, afin de permettre les travaux
agricoles nécessaires aux récoltes.
2.
Aptitude des eaux usées à l'épandage
2.1.
Aptitude intrinsèque
Le système sol-plante n'a pas la capacité d’épurer n'importe quel effluent .
L’épandage est un procédé d’épuration biologique ne pouvant être employé
que pour des effluents dégradables et assimilables par les organismes
liés au sol, et non dangereux pour la vie en général.
C'est pourquoi, pour garantir que le complexe sol-plante assure pleinement son rôle épurateur, il est indispensable que l'effluent ait une
composition favorable :
1 - Absence de substances toxiques, ou présence en-deçà des concentrations réputées dangereuses.
2 - Aptitude à la dégradation et à l'assimilation dans le sol.
3 - Composition ne présentant pas de risques importants vis-à-vis de la
structure du sol et de ses capacités de rétention et d'échange.
2.2. Contre-indications
Les contre-indications les plus constantes proviennent des substances
toxiques : métaux dits lourds, composés organiques plus ou moins
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Utilisation dans le temps
Une des difficultés liées à l’épandage tient au manque possible de coïncidence entre le rythme annuel de production de l'eau usée épandue et
les besoins en eau de la plante arrosée. L’aridité du climat est un facteur favorable à la permanence de l’épandage ; d'autre part, les cultures
fourragères, les plantations d'arbres et les vergers peuvent recevoir
l'effluent de façon permanente.
Mais le plus souvent, un stockage temporaire de l’eau usée est nécessaire :
- soit que l'activité productrice d'eau usée soit elle-même temporaire
(certaines industries agro-alimentaires) et fonctionne à une époque
où la plante ne peut pas absorber l'eau ;
- soit que le climat ou la cuture ne permettent que quelques mois d'épandage d’un effluent produit tout au long de l’année (déchets de laiteries, de porcheries, eaux usées issues d'une petite ville).
Le stockage temporaire n'est praticable que pour de faibles débits ou
pendant des durées courtes, faute de quoi on aboutit à une dimension
prohibitive : cette condition peut limiter en pratique l’intérêt de
1’épandage.
Il faut noter enfin l'intérêt de pratiquer l'épandage en alternance sur
différentes parcelles du terrain épandu, afin de permettre les travaux
agricoles nécessaires aux récoltes.
2.
Aptitude des eaux usées à l'épandage
2.1.
Aptitude intrinsèque
Le système sol-plante n'a pas la capacité d’épurer n'importe quel effluent .
L’épandage est un procédé d’épuration biologique ne pouvant être employé
que pour des effluents dégradables et assimilables par les organismes
liés au sol, et non dangereux pour la vie en général.
C'est pourquoi, pour garantir que le complexe sol-plante assure pleinement son rôle épurateur, il est indispensable que l'effluent ait une
composition favorable :
1 - Absence de substances toxiques, ou présence en-deçà des concentrations réputées dangereuses.
2 - Aptitude à la dégradation et à l'assimilation dans le sol.
3 - Composition ne présentant pas de risques importants vis-à-vis de la
structure du sol et de ses capacités de rétention et d'échange.
2.2. Contre-indications
Les contre-indications les plus constantes proviennent des substances
toxiques : métaux dits lourds, composés organiques plus ou moins
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