c - épandage
des eaux résiduaires
1.
Identification
1.1.
Appellations françaises : aucune autre qu'épandage, consacrée
par tous les auteurs.
Appellations étrangères : "land treatment", en anglais, mais
cette expression recouvre plus que l'épandage dans sa spécificité.
1.2.
Définition du procédé
Tel qu’on l’envisage ici, et en prenant bien soin de le distinguer de
l'irrigation prise dans son sens général, l’épandage des eaux résiduaires est un procédé d'épuration des eaux usées, qui consiste à faire absorber la charge polluante contenue dans ces dernières par un système
sol-culture spécialement prévu. La valorisation agricole obtenue se faisant est considérée comme un sous-produit de l'épuration : ce n'est pas
le premier but recherché.
Envisagé ainsi, l'épandage des eaux résiduaires ne peut pas se pratiquer
sur n'importe quel sol, ni avec n'importe quelle culture. En dehors des
aspects sanitaires liés à l'utilisation de la récolte, la première qualité du système sol-culture doit être de permettre l’exportation ou la
réduction maximale des éléments polluants contenus dans l'eau épandue.
1.3.
Origine des eaux épandues
□ans l'esprit de la définition qui précède, il est clair que les eaux
usées utilisées en épandage :
~ sont d'origine urbaine, agricole ou industrielle ;
n'ont subi aucune épuration, ou tout au plus une épuration primaire.
Les effluents utilisés en épandage sont le plus souvent fortement pollués. En France, l'épandage se pratique de préférence avec les rejets
des industries agro-alimentaires (laiteries, sucreries, distilleries,
conserveries, élevages d'animaux) ; les rejets concentrés industriels
sont le plus souvent exclus à cause de leur toxicité ou de leur charge
en métaux lourds. Mais les effluents domestiques usuels relèvent tout à
fait de cette technique d'épuration, comme l'exploitation d'Achères continue de le prouver, et on peut certainement envisager l'épandage comme
procédé d'épuration d'une petite collectivité. Dans les pays semi-arides
ou arides, l'intérêt du procédé est accru à cause de la demande des cultures en eau (et accessoirement en fertilisants), et il est en principe
moins difficile d'y trouver des espaces à sols aptes à l’épandage qui
aient des dimensions correspondant au volume de rejets d'une ville petite ou moyenne.
85
Précédent

- 93/221

Suivant