5. s- Avantages économiques de la réutilisation
On doit distinguer les avantages mesurés au niveau local de l’utilisateur (micro-économique) de ceux apparaissant au niveau de la collectivité régionale ou nationale (macro-économique).
5.1.
Avantages au niveau micro-économique
Il y a avantage de coût chaque fois que pour un usager le coût de réadaptation en qualité et de livraison est inférieur au coût d'approvisionnement d’eau primaire (ou de prix d'achat). La comparaison des
coûts doit être homogène et tenir compte de tous les éléments, mobilisation, traitement, stockage éventuel, transport.
Si l’on remarque que le coût d'adaptation à l'usage d'une eau usée est
toujours plus élevé que pour une eau naturelle, même si l’usage est peu
exigeant, il y aura avantage final pour la réutilisation d’eau usée
lorsque ce surcoût sera compensé et, au-delà, par un gain sur la mobilisation, le stockage et le transport.
C'est ce qui fait l'intérêt des effluents déjà collectés et traités
avec l'assainissement si des besoins peu exigeants en qualité existent
à proximité, ou si le coût de mobilisation d'eau naturelle est élevé.
5.2.
Avantages au niveau macro-économique
L’eau 'se seconde main vient compléter le gisement potentiel des ressources constitué par les économies que l'on peut faire sur l'eau dans la
ville par la lutte contre les pertes dans les réseaux, les fuites et le
gaspillage chez l'utilisateur, et par le recyclage interne.
On dispose ainsi de trois possibilités pour faire face à un besoin :
- utiliser les ressources naturelles ;
- économiser les ressources déjà mobilisées
veaux besoins ;
pour les affecter à de nou- réutiliser les eaux de deuxième main.
Un choix doit être fait entre ces moyens en fonction des coûts comparés
de mobilisation mais le problème est que la politique de chaque usager
sera de diminuer ses coûts et que l’optimum économique régional ou national peut être différent. Pour rendre les choix cohérents, la fixation
d'une valeur monétaire de l'eau dans son gîte et le paiement de celle-ci
par chaque usager permettrait en théorie d’assurer une bonne coïncidence
et d'arriver à un optimum pour la collectivité dans l’harmonisation de
ces deux politiques.
L'avantage de la R.E.U. est encore accru lorsque sa seule alternative
est l'évacuation de l'eau dans un milieu où elle est irrécupêràBle
(mer, sebkha)(1) et non sa restitution à un cours d'eau où elle est remobilisable dans le cycle naturel.
(1) Dépression fermée, en zone aride, où l'eau s'évapore.
30
On doit distinguer les avantages mesurés au niveau local de l’utilisateur (micro-économique) de ceux apparaissant au niveau de la collectivité régionale ou nationale (macro-économique).
5.1.
Avantages au niveau micro-économique
Il y a avantage de coût chaque fois que pour un usager le coût de réadaptation en qualité et de livraison est inférieur au coût d'approvisionnement d’eau primaire (ou de prix d'achat). La comparaison des
coûts doit être homogène et tenir compte de tous les éléments, mobilisation, traitement, stockage éventuel, transport.
Si l’on remarque que le coût d'adaptation à l'usage d'une eau usée est
toujours plus élevé que pour une eau naturelle, même si l’usage est peu
exigeant, il y aura avantage final pour la réutilisation d’eau usée
lorsque ce surcoût sera compensé et, au-delà, par un gain sur la mobilisation, le stockage et le transport.
C'est ce qui fait l'intérêt des effluents déjà collectés et traités
avec l'assainissement si des besoins peu exigeants en qualité existent
à proximité, ou si le coût de mobilisation d'eau naturelle est élevé.
5.2.
Avantages au niveau macro-économique
L’eau 'se seconde main vient compléter le gisement potentiel des ressources constitué par les économies que l'on peut faire sur l'eau dans la
ville par la lutte contre les pertes dans les réseaux, les fuites et le
gaspillage chez l'utilisateur, et par le recyclage interne.
On dispose ainsi de trois possibilités pour faire face à un besoin :
- utiliser les ressources naturelles ;
- économiser les ressources déjà mobilisées
veaux besoins ;
pour les affecter à de nou- réutiliser les eaux de deuxième main.
Un choix doit être fait entre ces moyens en fonction des coûts comparés
de mobilisation mais le problème est que la politique de chaque usager
sera de diminuer ses coûts et que l’optimum économique régional ou national peut être différent. Pour rendre les choix cohérents, la fixation
d'une valeur monétaire de l'eau dans son gîte et le paiement de celle-ci
par chaque usager permettrait en théorie d’assurer une bonne coïncidence
et d'arriver à un optimum pour la collectivité dans l’harmonisation de
ces deux politiques.
L'avantage de la R.E.U. est encore accru lorsque sa seule alternative
est l'évacuation de l'eau dans un milieu où elle est irrécupêràBle
(mer, sebkha)(1) et non sa restitution à un cours d'eau où elle est remobilisable dans le cycle naturel.
(1) Dépression fermée, en zone aride, où l'eau s'évapore.
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