Lorsqu’il s'agit de recyclage, Ip ne s'annule pas (il faut adapter la
qualité à chaque cycle) mais le coût final de l’épuration est le plus
souvent réduit (car une loi physique révèle qu'il est plus aisé de dépolluer des eaux plus concentrées que plus diluées) et AEp est souvent
négatif.
Cela explique que les solutions de type 2 sont en général plus intéressantes que la R.E.U. et qu’elles ont été réalisées avant. Nais, sauf
pour l’industrie, où les techniques économes en eau ou même les procédés à sec représentent un potentiel considérable, la réserve des économies d’eau développée avec les solutions de type 2 est relativement limitée. C’est le cas pour l’alimentation en eau et pour l'agriculture où
le potentiel représente 20 à 30 % du volume d’eau utilisé par ces secteurs .
Ainsi, un effort important a été fait dans certaines régions pour réduire les prélèvements industriels aussi bien grâce au développement des
recyclages qu’en introduisant des techniques économes en eau : la consommation en eau pour la fabrication d'une tonne d'acier a été divisée
par trois en dix ans en France et celle nécessaire au raffinage d’une
tonne de pétrole par cinq dans la même période. Globalement, dans le
Bassin Seine-Normandie, de 1971 à 1981, on a constaté une réduction globale des prélèvements de l'industrie de 25 % malgré une augmentation de
production de 30 %.
□n peut aussi aider l'industrie à utiliser une eau d'une qualité juste
convenable et éviter l'emploi d'eau trop "bonne". Ce transfert vers de
l’eau de surface laissant l'eau souterraine pour des usages plus "nobles” a porté sur 300 000 m3/jour d'eau dans la seule région de Rouen
et du Havre. Mais pour ces actions qui étaient plus intéressantes au
niveau global (mesurée par la charge C de remplacement) qu'au niveau
local pour l'usager (fonction (1)), il a fallu la mise en place d'un
système d'incitation par redevances différenciées.
2.2.
Pour la couverture de la demande à partir des eaux naturelles
(type 1) ou de la R.E.U. (type 3), il est intéressant de comparer les
valeurs des éléments constituant l'investissement, Im pour la mobilisation, 1st pour le stockage, Itrait pour le traitement, Itr pour le
transport et Id pour la distribution.
Si on se place dans le cas d’une agglomération où les ressources naturelles locales ne suffisent plus aux besoins et où on a dû aller chercher et transporter des eaux lointaines, on aura toujours des investissements de mobilisation, de stockage et de transport plus coûteux pour
couvrir les demandes nouvelles avec des eaux naturelles qu'avec des
eaux usées qui sont à proximité.
Les dépenses de traitement seront par contre plus fortes pour les eaux
usées malgré le traitement déjà fait que pour adapter des eaux naturelles .
Les dépenses de distribution seront généralement équivalentes.
La réutilisation des eaux usées sera donc avantageuse en investissement
si :
(Im +1st +Itr)
(Im +1st +Itr) > Itrait - Itrait
3
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qualité à chaque cycle) mais le coût final de l’épuration est le plus
souvent réduit (car une loi physique révèle qu'il est plus aisé de dépolluer des eaux plus concentrées que plus diluées) et AEp est souvent
négatif.
Cela explique que les solutions de type 2 sont en général plus intéressantes que la R.E.U. et qu’elles ont été réalisées avant. Nais, sauf
pour l’industrie, où les techniques économes en eau ou même les procédés à sec représentent un potentiel considérable, la réserve des économies d’eau développée avec les solutions de type 2 est relativement limitée. C’est le cas pour l’alimentation en eau et pour l'agriculture où
le potentiel représente 20 à 30 % du volume d’eau utilisé par ces secteurs .
Ainsi, un effort important a été fait dans certaines régions pour réduire les prélèvements industriels aussi bien grâce au développement des
recyclages qu’en introduisant des techniques économes en eau : la consommation en eau pour la fabrication d'une tonne d'acier a été divisée
par trois en dix ans en France et celle nécessaire au raffinage d’une
tonne de pétrole par cinq dans la même période. Globalement, dans le
Bassin Seine-Normandie, de 1971 à 1981, on a constaté une réduction globale des prélèvements de l'industrie de 25 % malgré une augmentation de
production de 30 %.
□n peut aussi aider l'industrie à utiliser une eau d'une qualité juste
convenable et éviter l'emploi d'eau trop "bonne". Ce transfert vers de
l’eau de surface laissant l'eau souterraine pour des usages plus "nobles” a porté sur 300 000 m3/jour d'eau dans la seule région de Rouen
et du Havre. Mais pour ces actions qui étaient plus intéressantes au
niveau global (mesurée par la charge C de remplacement) qu'au niveau
local pour l'usager (fonction (1)), il a fallu la mise en place d'un
système d'incitation par redevances différenciées.
2.2.
Pour la couverture de la demande à partir des eaux naturelles
(type 1) ou de la R.E.U. (type 3), il est intéressant de comparer les
valeurs des éléments constituant l'investissement, Im pour la mobilisation, 1st pour le stockage, Itrait pour le traitement, Itr pour le
transport et Id pour la distribution.
Si on se place dans le cas d’une agglomération où les ressources naturelles locales ne suffisent plus aux besoins et où on a dû aller chercher et transporter des eaux lointaines, on aura toujours des investissements de mobilisation, de stockage et de transport plus coûteux pour
couvrir les demandes nouvelles avec des eaux naturelles qu'avec des
eaux usées qui sont à proximité.
Les dépenses de traitement seront par contre plus fortes pour les eaux
usées malgré le traitement déjà fait que pour adapter des eaux naturelles .
Les dépenses de distribution seront généralement équivalentes.
La réutilisation des eaux usées sera donc avantageuse en investissement
si :
(Im +1st +Itr)
(Im +1st +Itr) > Itrait - Itrait
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