C = k(I+Ip) + AE + AEp
1.3.
Ce qui précède concerne les comparaisons et les choix faits au
niveau du décideur local qui cherche à minimiser le coût direct pour
lui.
Au niveau global de l’Etat ou du gestionnaire du secteur concerné, l’affectation d'une ressource d’eau naturelle ou d'eau traitée pour couvrir
la demande concernée vient réduire le potentiel disponible pour d’autres
demandeurs et peut conduire pour la reconstituer à des charges différentes Cn s'il s'agit d’une eau naturelle ou Cu s'il s'agit d'une eau usée.
La solution la meilleure à ce niveau sera toujours la réduction de la
demande □ qui n'induit pas de charge au niveau global ou à défaut celle
minimisant la charge, c’est-à-dire celle correspondant à la plus faible
des valeurs Cn et Cu.
Les choix du décideur local et du gestionnaire ne seront cohérents que
si celui-ci fait payer au décideur une participation a ses charges de
remplacement de la ressource ou de dépollution.
1.4.
Si ces démarches sont menées systématiquement dans une zone donnée pour chacune des catégories de demandes prévisibles à terme de cinq,
dix, vingt ou trente ans pour couvrir les besoins d’alimentation, ceux
de l’industrie de la prospection d'énergie, de l’agriculture et des loisirs, on aboutit à mettre en face de chacun d'eux la part de ressource
naturelle à y affecter (ou la dotation éventuelle d’eau usée) après une
réduction du gaspillage. On réalise ainsi un schéma d'aménagement en
eau de la zone considérée. Cette démarche systématique commence à se généraliser en France mais sans que les possibilités de la R.E.U. soient
encore bien introduites.
2.
Considérations pratiques
Minimiser la fonction (1) :
k(I+Ip) + AE + AEp
H)
en même temps que réduire la charge C de rétablissement du potentiel de
la ressource, reste très théorique car les divers termes des équations
et leurs variations sont mal connus.
On donnera ici quelques remarques simples appuyées par des exemples qui
permettent une première approche systématique.
2.1.
Pour les solutions de type 2, lorsqu'il s'agit de lutte contre
le gaspillage, l'investissement anti-pollution est nul (ou même négatif)
puisqu'il y a réduction des prélèvements et donc des rejets ; le coût
des ouvrages pour traiter la pollution des rejets correspondants aux demandes actuelles est réduit ; il en est de même pour le coût de fonctionnement des installations qui diminue avec la réduction de volume et
l'augmentation de la concentration.
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