Dans le cas des lacs dont on s'occupe ici, un élément qualitatif intervient, aggravé par le fait que les eaux susceptibles de s’infiltrer sont
celles du fond, de qualité plus faible (manque d’oxygène, abondance de
matières organiques), avec comme conséquence une pollution des ressources en eau, superficielles ou souterraines de la région. La meilleure
façon de prévenir ce risque est d'étancher autant que nécessaire la cuvette du lac avant remplissage.
5.
Risques sanitaires
5.1.
Remarque préalable
La prise en compte de tous les risques sanitaires est essentielle dans
la réutilisation des eaux usées aux fins de loisirs, puisque par définition n'importe quel habitant du voisinage, permanent ou temporaire,
peut entrer en contact avec la réutilisation.
5.2.
Usages municipaux
Les usages municipaux (lavage des rues, lavage des engins de collecte
d'ordures ménagères, arrosage des parcs et jardins publics) ne comportent pas beaucoup de risques sanitaires en eux-mêmes, dès lors que le
personnel qui les met en oeuvre est averti des règles d'hygiène à observer. Le risque se situe davantage au niveau des réseaux de distribution, où l'on peut craindre des connexions erronées entre les réseaux
d'eau potable et d’eau usée réutilisée. Il y a deux façons d’y parer,
qu'on peut employer concurrement :
- faire en sorte que la pression sur le réseau d'eau potable soit en
tous points supérieure à celle du réseau d'eau réutilisée : une connexion erronée aura alors le même effet qu'une fuite d'eau potable,
sans risque sanitaire ;
- utiliser sur le réseau d'eau réutilisée des matériaux et matériels
différents de ceux du réseau d'eau potable, ou tout au moins portant
des marques distinctives, et tenir parfaitement à jour et le plus
exactement possible les plans détaillés de l’un et l'autre réseaux.
Si les habitants ont l'autorisation de se brancher sur le réseau d'eau
réutilisée pour l'arrosage de leurs jardins, ces précautions restent
nécessaires, mais ne suffisent plus. La mesure la plus radicale qu on
puisse proposer, et sans doute la plus efficace, est d'obtenir une qualité d'eau réutilisée telle qu'elle soit, sinon potable, du moins accidentellement consommable sans risque sanitaire. C'est en particulier ce
qui est proposé pour les usages de loisirs de la ville de Taïf, en
Arabie Saoudite.
A Las Virgenes (Californie), où les habitants ont également la possibilité de se brancher sur le réseau d'eau réutilisée, l'administration responsable a fait confiance à des moyens techniques pour empêcher la consommation de cette eau :
- le réseau d'eau réutilisée est en tous points à une pression inférieure
au réseau d'eau potable voisin, de façon à ce qu'une erreur de connexion (vite décelée par la surveillance du cube d'eau potable distribué) ne se traduise pas par une invasion du réseau eau potable par de
l'eau polluée ;
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celles du fond, de qualité plus faible (manque d’oxygène, abondance de
matières organiques), avec comme conséquence une pollution des ressources en eau, superficielles ou souterraines de la région. La meilleure
façon de prévenir ce risque est d'étancher autant que nécessaire la cuvette du lac avant remplissage.
5.
Risques sanitaires
5.1.
Remarque préalable
La prise en compte de tous les risques sanitaires est essentielle dans
la réutilisation des eaux usées aux fins de loisirs, puisque par définition n'importe quel habitant du voisinage, permanent ou temporaire,
peut entrer en contact avec la réutilisation.
5.2.
Usages municipaux
Les usages municipaux (lavage des rues, lavage des engins de collecte
d'ordures ménagères, arrosage des parcs et jardins publics) ne comportent pas beaucoup de risques sanitaires en eux-mêmes, dès lors que le
personnel qui les met en oeuvre est averti des règles d'hygiène à observer. Le risque se situe davantage au niveau des réseaux de distribution, où l'on peut craindre des connexions erronées entre les réseaux
d'eau potable et d’eau usée réutilisée. Il y a deux façons d’y parer,
qu'on peut employer concurrement :
- faire en sorte que la pression sur le réseau d'eau potable soit en
tous points supérieure à celle du réseau d'eau réutilisée : une connexion erronée aura alors le même effet qu'une fuite d'eau potable,
sans risque sanitaire ;
- utiliser sur le réseau d'eau réutilisée des matériaux et matériels
différents de ceux du réseau d'eau potable, ou tout au moins portant
des marques distinctives, et tenir parfaitement à jour et le plus
exactement possible les plans détaillés de l’un et l'autre réseaux.
Si les habitants ont l'autorisation de se brancher sur le réseau d'eau
réutilisée pour l'arrosage de leurs jardins, ces précautions restent
nécessaires, mais ne suffisent plus. La mesure la plus radicale qu on
puisse proposer, et sans doute la plus efficace, est d'obtenir une qualité d'eau réutilisée telle qu'elle soit, sinon potable, du moins accidentellement consommable sans risque sanitaire. C'est en particulier ce
qui est proposé pour les usages de loisirs de la ville de Taïf, en
Arabie Saoudite.
A Las Virgenes (Californie), où les habitants ont également la possibilité de se brancher sur le réseau d'eau réutilisée, l'administration responsable a fait confiance à des moyens techniques pour empêcher la consommation de cette eau :
- le réseau d'eau réutilisée est en tous points à une pression inférieure
au réseau d'eau potable voisin, de façon à ce qu'une erreur de connexion (vite décelée par la surveillance du cube d'eau potable distribué) ne se traduise pas par une invasion du réseau eau potable par de
l'eau polluée ;
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