□ans l’alimentation d'un lac artificiel, il y a toujours une part
d’eaux "de première main”, qui sont au minimum les eaux de pluie ruisselées sur son bassin versant, et leur volume annuel est aisé à calculer. Elles peuvent avoir un effet bénéfique de dilution sur l'alimentation artificielle du lac, tout autant qu’elles peuvent y amener des produits indésirables (nitrates et phosphates en provenance des champs,
polluants divers entraînés par les pluies].
1.4.
Utilisation dans le temps
Les besoins municipaux susceptibles de se satisfaire d'eau usée réutilisée présentent en général les mêmes modulations journalière et saisonnière que la "production" d'eaux usées urbaines, à quelques distorsions près auxquelles il est facile de remédier en aménageant les temps
d’utilisation. Quant à l'alimentation des lacs de loisirs, elle peut
évidemment s'accommoder sans difficulté des irrégularités de débit des
eaux usées urbaines. Les usages récréatifs et municipaux présentent
donc cet avantage de bien s'adapter dans le temps à la réutilisation
des eaux usées, sans nécessité d'interposition d'un stockage journalier
ou saisonnier.
Aptitude des eaux usées URBAINES AUX USAGES RÉCRÉATIFS
ET MUNICIPAUX
2.1.
Usages municipaux
Les réutilisations municipales d'eau usée urbaine sous-entendent à
l'évidence leur épuration préalable, primaire et secondaire [biologique].
Mais à cause de la stagnation de l'eau dans les conduites du réseau de
distribution de cette eau, cette épuration ne suffit pas ; un traitement
tertiaire doit la compléter, visant à prévenir les risques de dépôts solides ou d’entartrage des canalisations (cela suppose au minimum une
filtration sur sable]. En fait, le traitement tertiaire des eaux destinées aux usages municipaux est prévu pour obvier aux risques sanitaires
liés à leur usage, ce qui implique :
- soit un lagunage de l'eau, suivi d'une désinfection ;
- soit un traitement tertiaire en station (filtration sur sable et désinfection, et si possible traitement au charbon actif] .
Dans les exemples cités au paragraphe 5.2, sont donnés les niveaux de
qualité requis pour les eaux réutilisées introduites dans le second réseau .
2.2.
Tendance à l'envasement des lacs
L’évolution naturelle veut que toute retenue d'eau abandonnée à ellemême soit vouée au comblement à long terme, à cause des apports solides,
de la précipitation de certains sels, et de la minéralisation des matières organiques apportées. Ce fait ne doit pas être perdu de vue lors de
l’établissement d'un projet de lac artificiel, surtout s'il doit être
alimenté en eaux usées, qui même épurées sont riches en composés réactifs divers. Cette simple considération peut conduire à rechercher un
170
d’eaux "de première main”, qui sont au minimum les eaux de pluie ruisselées sur son bassin versant, et leur volume annuel est aisé à calculer. Elles peuvent avoir un effet bénéfique de dilution sur l'alimentation artificielle du lac, tout autant qu’elles peuvent y amener des produits indésirables (nitrates et phosphates en provenance des champs,
polluants divers entraînés par les pluies].
1.4.
Utilisation dans le temps
Les besoins municipaux susceptibles de se satisfaire d'eau usée réutilisée présentent en général les mêmes modulations journalière et saisonnière que la "production" d'eaux usées urbaines, à quelques distorsions près auxquelles il est facile de remédier en aménageant les temps
d’utilisation. Quant à l'alimentation des lacs de loisirs, elle peut
évidemment s'accommoder sans difficulté des irrégularités de débit des
eaux usées urbaines. Les usages récréatifs et municipaux présentent
donc cet avantage de bien s'adapter dans le temps à la réutilisation
des eaux usées, sans nécessité d'interposition d'un stockage journalier
ou saisonnier.
Aptitude des eaux usées URBAINES AUX USAGES RÉCRÉATIFS
ET MUNICIPAUX
2.1.
Usages municipaux
Les réutilisations municipales d'eau usée urbaine sous-entendent à
l'évidence leur épuration préalable, primaire et secondaire [biologique].
Mais à cause de la stagnation de l'eau dans les conduites du réseau de
distribution de cette eau, cette épuration ne suffit pas ; un traitement
tertiaire doit la compléter, visant à prévenir les risques de dépôts solides ou d’entartrage des canalisations (cela suppose au minimum une
filtration sur sable]. En fait, le traitement tertiaire des eaux destinées aux usages municipaux est prévu pour obvier aux risques sanitaires
liés à leur usage, ce qui implique :
- soit un lagunage de l'eau, suivi d'une désinfection ;
- soit un traitement tertiaire en station (filtration sur sable et désinfection, et si possible traitement au charbon actif] .
Dans les exemples cités au paragraphe 5.2, sont donnés les niveaux de
qualité requis pour les eaux réutilisées introduites dans le second réseau .
2.2.
Tendance à l'envasement des lacs
L’évolution naturelle veut que toute retenue d'eau abandonnée à ellemême soit vouée au comblement à long terme, à cause des apports solides,
de la précipitation de certains sels, et de la minéralisation des matières organiques apportées. Ce fait ne doit pas être perdu de vue lors de
l’établissement d'un projet de lac artificiel, surtout s'il doit être
alimenté en eaux usées, qui même épurées sont riches en composés réactifs divers. Cette simple considération peut conduire à rechercher un
170
