Toujours en comparaison avec les traitements secondaires classiques,
les inconvénients du procédé résident dans :
- la perte d'eau, plus ou moins préjudiciable selon le "besoin en eau
usée” manifesté au voisinage (il existe peu de données sur cette
perte d’eau, qui n’est évidemment pas la même en été et en hiver ;
elle dépend du climat et de la croissance de l’herbe, et OVERCASH
(op. cit.) admet qu’elle varie entre 10 et 50 %] j
- la nécessité de disposer à proximité du point de rassemblement des
eaux usées d'une superficie suffisante de terrain de pente et de perméabilité convenables.
C'est probablement cette dernière contrainte qui a limité les applications du ruissellement contrôlé, au point de le rendre impraticable en
Europe, sauf pour de très petites communautés. Le point de vue est différent pour les pays de climat aride ou semi-aride, ne serait-ce que par
la disponibilité et le coût des terrains ; encore faut-il que les conditions de pente et de perméabilité n'obligent pas à la construction d’un,
émissaire dont la longueur annulerait les avantages du procédé.
Il est significatif qu'aux U.S.A., on n'envisage sa généralisation que
pour des petites villes de population comprise entre 5 000 et 10 000
habitants. Le choix de cette faible taille est lié, dans l'esprit des
promoteurs du ruissellement contrôlé, à ce que ces communautés auraient
du mal à faire face à la technologie plus évoluée des stations d’épuration classique par boues activées (et des coûts de fonctionnement correspondants) .
L’obstacle majeur qui subsiste dans la diffusion du ruissellement contrôlé dans les pays en voie de développement est qu'on ne dispose pas
encore des règles empiriques permettant de calculer à priori le temps
de ruissellement nécessaire à l’épuration d’un effluent donné dans des
conditions climatiques données. Les valeurs de charge appliquées actuellement connues (à Melbourne, 75 kg/ha.j de DB05, à Ada 13,5 à 24 kg/ha.j
de DBOs) sont trop dissemblables pour qu'on puisse en déduire une loi de
fonctionnement.
Bibliographie
Agence de Bassin Rhône-Méditerranée-Corse, 1979. Possibilités d'épandage
des eaux usées urbaines.
Mc PHERSON James B., 1979. Land treatment of wastewater at Werribee Farm.
Past, present and future. Melbourne.
HARLIN Curtis C. dr., 1979. Land treatment methods in perspective.
□ VERCASH M.R. Implications of overland flow for municipal waste management. Raleigh, North Carolina.
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