Ainsi, 1'Agence a financé les études des périmètres d’épandage en fonction de la qualité des rejets préalablement prétraités pour définir les
modalités des apports, le type de prétraitement, les doses, la périodicité et la gestion du système. Elle a lié son aide à l’épuration à la
tenue d'un cahier d’épandage et au respect des normes fixées.
□ans d'assez nombreux cas, l'épandage a été limité à l'élimination des
boues'provenant d’un traitement préalable. Diffférents essais ont été
faits en liaison avec l’institut National Agronomique, qui montrent de
façon très nette la valeur fertilisante des boues. Au point de vue économique, sur la base d’une fumure normale :
- à 180 unités d’azote ;
- à 150 unités d’acide phosphorique ;
- à 180 unités de potasse ;
avec 60 m3 de boues provenant du traitement des eaux résiduaires d'une
laiteries, l'agriculteur aura à acheter en complément par hectare :
220 kg de chlorure de potassium pour une somme de 115 F.
Avec uniquement des engrais minéraux, la valeur de ses achats serait de
775 F, soit :
- 580 kg d’ammonitrates à 33 % de N ;
- 330 kg de superphosphates à 45 % de P2O5 ;
- 300 kg de chlorure de potassium à 60 % de K.2D.
A ce gain s'ajoute l'économie d’eau, lorsque le type de culture nécessite d’irriguer pour atteindre un rendement valable.
Cependant, l'intérêt de ces dispositifs provient plus encore des avantages qu’en tirent les industriels eux-mêmes sur le plan de la dépollution :
un coût réduit pour l'investissement et une très forte économie pour le
fonctionnement. C'est pourquoi dans le Bassin Seine-Normandie, les contrats d’épandage passés entre industriels et agriculteurs laissent la
plus grande partie, sinon la totalité, des charges d'investissements aux
industries polluantes.
6.2.
Une réalisation marquante actuelle est celle de Werribee Farm,
a Melbourne, dont on a donné les capacités au paragraphe 2. Elle peut
se prévaloir de cinquante ans de fonctionnement ininterrompu sans accident grave.
L'étude bibliographique "Possibilités d'épandage des eaux usées urbaines" (Agence de Bassin Rhône-Méditerranée-Corse, 1979] donne en sept
pages une description de l’expérience de Werribee Farm ; mais on a vu
(paragraphe 3.1) que cette station d'épuration comporte aussi 4 280 ha
de prairies épuratrices irriguées par aspersion et 1 500 ha de lagunes.
Sur cette même réalisation, il faut noter l’article de Mc PHERSDN J.B.,
Directeur de la station, "Land treatement of wastewater at Werribee -
Past, present and future", publié en 1979 en Grande-Bretagne, sous l'égide de 1’AIRPE.
6.3.
Dans un article de caractère économique intitulé "Implications
of overland flow for municipal waste management” (publié en octobre 1978
dans le journal WPCF), M. OVERCASH R. fait état de seize expériences de
102
modalités des apports, le type de prétraitement, les doses, la périodicité et la gestion du système. Elle a lié son aide à l’épuration à la
tenue d'un cahier d’épandage et au respect des normes fixées.
□ans d'assez nombreux cas, l'épandage a été limité à l'élimination des
boues'provenant d’un traitement préalable. Diffférents essais ont été
faits en liaison avec l’institut National Agronomique, qui montrent de
façon très nette la valeur fertilisante des boues. Au point de vue économique, sur la base d’une fumure normale :
- à 180 unités d’azote ;
- à 150 unités d’acide phosphorique ;
- à 180 unités de potasse ;
avec 60 m3 de boues provenant du traitement des eaux résiduaires d'une
laiteries, l'agriculteur aura à acheter en complément par hectare :
220 kg de chlorure de potassium pour une somme de 115 F.
Avec uniquement des engrais minéraux, la valeur de ses achats serait de
775 F, soit :
- 580 kg d’ammonitrates à 33 % de N ;
- 330 kg de superphosphates à 45 % de P2O5 ;
- 300 kg de chlorure de potassium à 60 % de K.2D.
A ce gain s'ajoute l'économie d’eau, lorsque le type de culture nécessite d’irriguer pour atteindre un rendement valable.
Cependant, l'intérêt de ces dispositifs provient plus encore des avantages qu’en tirent les industriels eux-mêmes sur le plan de la dépollution :
un coût réduit pour l'investissement et une très forte économie pour le
fonctionnement. C'est pourquoi dans le Bassin Seine-Normandie, les contrats d’épandage passés entre industriels et agriculteurs laissent la
plus grande partie, sinon la totalité, des charges d'investissements aux
industries polluantes.
6.2.
Une réalisation marquante actuelle est celle de Werribee Farm,
a Melbourne, dont on a donné les capacités au paragraphe 2. Elle peut
se prévaloir de cinquante ans de fonctionnement ininterrompu sans accident grave.
L'étude bibliographique "Possibilités d'épandage des eaux usées urbaines" (Agence de Bassin Rhône-Méditerranée-Corse, 1979] donne en sept
pages une description de l’expérience de Werribee Farm ; mais on a vu
(paragraphe 3.1) que cette station d'épuration comporte aussi 4 280 ha
de prairies épuratrices irriguées par aspersion et 1 500 ha de lagunes.
Sur cette même réalisation, il faut noter l’article de Mc PHERSDN J.B.,
Directeur de la station, "Land treatement of wastewater at Werribee -
Past, present and future", publié en 1979 en Grande-Bretagne, sous l'égide de 1’AIRPE.
6.3.
Dans un article de caractère économique intitulé "Implications
of overland flow for municipal waste management” (publié en octobre 1978
dans le journal WPCF), M. OVERCASH R. fait état de seize expériences de
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