6.
6.1.
Réalisations et projets marquants
Un cas concret de réutilisation d'eau usée : les épandages dans
le Bassin Seine-Normandie
En France, le Bassin Seine-Normandie, qui draine la Seine et ses affluents et les rivières normandes comme l'Orne, couvre 100 000 km2 avec
environ 15 millions d’habitants.
Il abrite plus de 40 % de l’activité économique française et pose des
problèmes difficiles pour la gestion des eaux avec la pollution et les
tensions ressources/besoins dans les zones les plus denses, la Région
Parisienne, la Basse Seine et quelques zones spécifiques comme Caen,
Reims et Troyes.
L'épandage des eaux usées a été, pour de nombreux établissements industriels, principalement les industries agro-alimentaires, une solution
économique pour l'épuration de leurs eaux usées. Il a été également utilisé pour les rejets de certaines agglomérations à la fin du 19ème siècle, solution qui, modernisée, subsiste encore.
Une étude de 1976 a recensé 144 champs d'épandage dans l'ensemble du
Bassin, dans lesquels s'épurent plus de 260 000 tonnes de NES et Ns,
soit 12 % de la pollution totale éliminée dans toutes les installations
d'épuration de Seine-Normandie. Sur ce total, près de la moitié provient
des laiteries et sucreries avec un rejet de près de dix millions de m
annuel, apportant ainsi un complément d’eau et d'engrais à plus de 6 000
hectares de zones agricoles à haut rendement.
Un effort important a été fait pour que ces épandages correspondent à une
bonne élimination des pollutions, ce qui est lié très directement à une
utilisation correcte par les plantes, donc à un bon rendement sur le plan
de l'irrigation et de la mobilisation effective des éléments fertilisants
amenés par les effluents.
101
6.1.
Réalisations et projets marquants
Un cas concret de réutilisation d'eau usée : les épandages dans
le Bassin Seine-Normandie
En France, le Bassin Seine-Normandie, qui draine la Seine et ses affluents et les rivières normandes comme l'Orne, couvre 100 000 km2 avec
environ 15 millions d’habitants.
Il abrite plus de 40 % de l’activité économique française et pose des
problèmes difficiles pour la gestion des eaux avec la pollution et les
tensions ressources/besoins dans les zones les plus denses, la Région
Parisienne, la Basse Seine et quelques zones spécifiques comme Caen,
Reims et Troyes.
L'épandage des eaux usées a été, pour de nombreux établissements industriels, principalement les industries agro-alimentaires, une solution
économique pour l'épuration de leurs eaux usées. Il a été également utilisé pour les rejets de certaines agglomérations à la fin du 19ème siècle, solution qui, modernisée, subsiste encore.
Une étude de 1976 a recensé 144 champs d'épandage dans l'ensemble du
Bassin, dans lesquels s'épurent plus de 260 000 tonnes de NES et Ns,
soit 12 % de la pollution totale éliminée dans toutes les installations
d'épuration de Seine-Normandie. Sur ce total, près de la moitié provient
des laiteries et sucreries avec un rejet de près de dix millions de m
annuel, apportant ainsi un complément d’eau et d'engrais à plus de 6 000
hectares de zones agricoles à haut rendement.
Un effort important a été fait pour que ces épandages correspondent à une
bonne élimination des pollutions, ce qui est lié très directement à une
utilisation correcte par les plantes, donc à un bon rendement sur le plan
de l'irrigation et de la mobilisation effective des éléments fertilisants
amenés par les effluents.
101
