5.2.
Mise en oeuvre du procédé
Les risques sanitaires liés à la mise en oeuvre du procédé, risques encourus par le personnel d’exploitation, ne semblent pas supérieurs à
ceux des boues activées, selon l'expérience de Melbourne. Cela tient à
ce que les points d'application de l’effluent entrant sont fixes (contrairement a l'irrigation par aspersion), situés au plus à 1 m du sol,
et ne donnent pas lieu à la formation d’aérosols propagateurs de germes
5.3.
Sol et fourrage
Les métaux retirés de l’eau usée sont précipités et adsorbés par le sol ;
les teneurs de l'herbe en métaux hautement toxiques (Cd, Hg, Pb) ne sont
pas significativement plus élevées que celles des prairies non irriguées
après cinquante années de fonctionnement à Melbourne. Par contre, on a
noté une exportation vers le fourrage du chrome, du nickel et du zinc,
sans aucun trouble de santé pour les animaux (boeufs et moutons de boucherie) nourris avec ce fourrage, ni apparemment pour la population de
Melbourne consommatrice. Des analyses pratiquées continuellement sur les
foies et les reins de ces animaux n'ont montré ni accroissement des teneurs au cours du temps, ni valeurs moyennes supérieures à celles
d'échantillons de bétail pris au hasard dans l’Etat de Victoria.
Quant a l’absorption des métaux par le sol, le phénomène est identique
à ce qu'on observe pour l’irrigation en général. L'adsorption se manifeste uniquement dans les décimètres supérieurs, sans qu'on puisse être
certain qu'il n'y aura pas au cours du temps un accroissement d’épaisseur des horizons contaminés.
5.4.
Sous-sol
Le grand intérêt sanitaire du ruissellement contrôlé réside dans le fait
que c'est jusqu’ici le seul procédé épurateur par le sol qui utilise des
sols peu perméables en surface et s’accommode de roches sous-jacentes
totalement imperméables. De ce fait, les risques de contamination des
aquifères voisins sont réduits à zéro.
5.5.
Réserves à faire concernant les risques sanitaires
Les réserves ne concernent pas l'eau épurée ou le sous-sol, pour lesquels
le ruissellement contrôlé est sans mystère dans les conditions où on le
fait fonctionner.
Elles concernent l'accumulation des composés toxiques dans le sol, pour
laquelle des études de longue durée manquent encore, ainsi que les conséquences possibles sur le fourrage et sur le bétail.
Elles concernent aussi les possibilités d'épizooties liées au développement incontrôlé d'un parasite dans le milieu relativement uniforme constitué par les prairies irriguées.
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Mise en oeuvre du procédé
Les risques sanitaires liés à la mise en oeuvre du procédé, risques encourus par le personnel d’exploitation, ne semblent pas supérieurs à
ceux des boues activées, selon l'expérience de Melbourne. Cela tient à
ce que les points d'application de l’effluent entrant sont fixes (contrairement a l'irrigation par aspersion), situés au plus à 1 m du sol,
et ne donnent pas lieu à la formation d’aérosols propagateurs de germes
5.3.
Sol et fourrage
Les métaux retirés de l’eau usée sont précipités et adsorbés par le sol ;
les teneurs de l'herbe en métaux hautement toxiques (Cd, Hg, Pb) ne sont
pas significativement plus élevées que celles des prairies non irriguées
après cinquante années de fonctionnement à Melbourne. Par contre, on a
noté une exportation vers le fourrage du chrome, du nickel et du zinc,
sans aucun trouble de santé pour les animaux (boeufs et moutons de boucherie) nourris avec ce fourrage, ni apparemment pour la population de
Melbourne consommatrice. Des analyses pratiquées continuellement sur les
foies et les reins de ces animaux n'ont montré ni accroissement des teneurs au cours du temps, ni valeurs moyennes supérieures à celles
d'échantillons de bétail pris au hasard dans l’Etat de Victoria.
Quant a l’absorption des métaux par le sol, le phénomène est identique
à ce qu'on observe pour l’irrigation en général. L'adsorption se manifeste uniquement dans les décimètres supérieurs, sans qu'on puisse être
certain qu'il n'y aura pas au cours du temps un accroissement d’épaisseur des horizons contaminés.
5.4.
Sous-sol
Le grand intérêt sanitaire du ruissellement contrôlé réside dans le fait
que c'est jusqu’ici le seul procédé épurateur par le sol qui utilise des
sols peu perméables en surface et s’accommode de roches sous-jacentes
totalement imperméables. De ce fait, les risques de contamination des
aquifères voisins sont réduits à zéro.
5.5.
Réserves à faire concernant les risques sanitaires
Les réserves ne concernent pas l'eau épurée ou le sous-sol, pour lesquels
le ruissellement contrôlé est sans mystère dans les conditions où on le
fait fonctionner.
Elles concernent l'accumulation des composés toxiques dans le sol, pour
laquelle des études de longue durée manquent encore, ainsi que les conséquences possibles sur le fourrage et sur le bétail.
Elles concernent aussi les possibilités d'épizooties liées au développement incontrôlé d'un parasite dans le milieu relativement uniforme constitué par les prairies irriguées.
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