u
…
terme désignant actuellement une action
population locale à l’autre le
d’une population locale occupant une
souvent graduel et sans solution de conti
zonerestrçinte del’aire où vit l’espèce et se
nuité. D’autres fois, les populations sont
disngüäht par des caractères morpholoplus ou moins isolées par des
.
fur et à mesure que les connaisConcept d’espèce «biologique». La
sances sur la «faune ' mondiale; augmen—
comparaison d’espèces étroitement appa
taient,
apparut de plus en plus
rentées montre que chacune est une enüte
fréque…ent que des espèces éloignées,
biologique (autrement dit une petite unite
jusqu’alors tenues pour tout à fait dissystématique) qui réagit de façon particutinctes, étaient en réalité reliées par des
lière aux variations des différents facteursï‘ÎÏ
populations intermédiaires qui faisaient la
du milieu physique (chaleur, froid, lumr
transition. Il ne restait donc plus qu’à
nosité) en adoptant une portion de
réduire ces prétendues espèces au rang de
tat et en présentant une
sous—espèces et à les classer avec les formes
taux de renouvellement de sa
de passage à l’intérieur d’espèces plurityetc., qui lui sont propres. Sur ce plan, des
pique, très largement distribuées dans le
espèces voisines peuvent avoir
monde. Selon ]. S. Huxley(The New Syste—
traits communs mais chacune se distm
matics, Oxford, 1940) on considère actuel—
guera par
des valeurs moyennes bien
lement comme monotypique (du grec
déterminées. La stabilité des détails phy
menos, unique, c’est—à—dire n’ayant qu’un
siologiques est maintenue par des meca
seul type) les espèces dontles représen—
nismes assez complexes auxquels part1Cl
tants ont une apparence homogène dans
peut non seulement tous les membres
une vaste zone géographique, et comme
d’une population locale, mais encore tous
polytypiques celles que l’on peut diviser
les représentants de l’espèce malgré leur
en sous—espèces (du grec poly, beaucoup,
variabilité géographique.
c’est—à—dire ayant plusieurs types).
Il est évident que ces différentes concep
Le concept d’espèce multidimensiontions et dénominations ne sont pas.
nelle est collectif. Il s’appuie sur le groupe—
pression de caractères biologiques contrament de plusieurs espèces locales et sup—
dictoires dé? espèces; elles
pose la fusion de l’idée d’espèce avec celle
seulement les difcultés que l’on
de communauté génétique (p0pulation);
à employer le terme espèce pour de51gner
En systématique moderne, le terme de
différents
individus
(exemplaires 011
population désigne uniquement, un ' séries). La perspective, plutôt rare, de pou
ensemble d’individus quise reproduisent vôir,se servir dans la réalité du concept
effectivement entre eux, ou qui ont lap05—
d’espèce biologique a fait recourir, pour
sibilité de le faire, et qui vivent dans une
toutes les catégories, à des
zone
d’étendue
limitée
(population
auxiliaires qui, lors de contrôles avecd€
locale). Tous les membres dela population
nouvelles technologies, se sont
forment un pool de gènes, ceux—ci étant les
révélées étonnamment ables. C’est am3h
supports
des
caractères héréditaires
par exemple, que le nombre de cas conr
propres
àla population en question anne
més de séparation des espèces sur la base
epoque donnée.
.
—
;
.de caractères morphologiques
Dans
le temps et l’espace (c’est-à—dire
logiques) l’emporte largement sur la sepa—
des points
de vue
géo—
ration ultérieure basée sur des caractèt€äfÎgÏ
graph1que), l’espèce se compose générale—
«anatomiques» (obtenus par dissecti6Ï
ment
de nombreuses populations locales ' du corps mou) et sur l’utilisation de tech
qui sont
en contact et entre lesquelles les
niques modernes. En général,
transrtrons se font progressivement. D’une
logique est également assez homogène du
20
Précédent

- 23/323

Suivant