:point de vue morphologique ;-de même,
listes alors que d’autres les rejettent .. et
l’espèce multidirnensionnee“i n’apparaît
prét‘erentles remplacer par des nouveaux.
pas telle si on l’étudie en un lieu donné et
Souvent aussi, certaines : espèces ont été
à une époque déterminée. Cette réalité
étudiées par différents Savants sans que
s’exprime souvent par des différences de
ceux—ci fussentaucOurat des travaux de
conception et d’appellation; ainsi, il arrive
leurs confrères. Quelle que soit “la Situa—‘
que des zoologistes travaillant à l’échelon
tion, c’est en principe le nom le plus
local (et étudiant par“ exemple les Mol—
ancien-qui est seul valable (règlede prio—'
lusques marins qui vivent en un lieu précis
rité). Mais pour le ‘connaître il faut trouou sur une certaine longueur de côte) quaver les deux noms donnés àla même unité
lient de vraies espèces ou de vrais genres
biologique. Cela se produit
des unités taxonomiques qui, considérées
quand on examine un coquillage que l’on
dans une optique plus vaste — donc multivient d’acheter. Supposons qu’il s’agisse
dimensionnelle — devraient être reléguées
de Poliñices pyriformis ‘(RËCLUZ 1844); en
au rang de soirs—espèces et de sous—genres
consultant un ouvrage illustré on consta—
(d’après E. Mayr, Animal Species and Evo—
téra “qu’il y
sous le nom de
lution, Cambridge, 1963). ‘
Polinices tumidus (SWAINSON 1840); La
.
connaissance de la règle de priorité et la
Les synonymes
,
*
comparaison des dates (à condition
Si une espèce a été décrite sous différents
qu’elles soient mentionnées, ce qui, mal—
noms, le plus ancien est le seul valable et
heureusement, n’est pas toujours le cas)
les autres doivent être considérés comme
.
permettront alors de penser
le
synonymes (synonyme : nom ayant la
coquillage a deux noms synonymes.
même signicati0n qu’un autre). On dis—
Inversement, il arrive qu’après avoir
tingue les synonymes «objectifs» (quand
acquis un coquillage correctement appelé
deux descriptions d’espèces reposent sur
on s’aperçoive qu’il est désigné par un
le même type) et les synonymes «subjecsynonyme dans les ouvrages_d’identica—
tifs» (quand deux types décrits différemtion (l’année de leur parution ne—Signie
ment à l’origine sont ensuite réunis sous
généralement
la même dénomination, par exempledans
La transmission d’erreurs anciennes
le cas d’une espèce polytypique). Les
jusque dans la littérature actuelle s’ex—
causes les plus fréquentes de synonymie
plique aussi par l’attachement des_auteurs
sont l’existence de deux ou plusieurs des—
aux noms couramment employés. Il arrive
_
criptions «nouvelles » ou de noms «nou—
que certains se réfèrent à l’ouvrage fonda—
veaux» d’une seule et même espèce. Ces
mental de Thiele (v. bibliographie) (qui
anomalies proviennent généralement :
aurait bienbesoin
d’une mise à jour),mais
d’une méconnaissance de la littérature
souvent aussi ils ne le font pas et ceci peut
existante, de l’inexpérience, d’une erreur,
faire croire au néophyte que l’une ou
d’une confusion, etc. Il arrive aussi qu’une
l’autre appellation a été réhabitée à la
espèce primitivement tenue pour mono—
suite de révisions dont il n’a pas eu
typique se révèle polytypique, c’est—à—dire
connaissance.
divisible en deux ou plusieurs «espèces».
«Les auteurs» (lat. auctor, « auct. » :
La stricte application de la règle de prioauteur, — aussi « auctt. », quand il s’agit de
rité pour toutes les espèces décrites depuis
plusieurs auteurs) signale des noms spéci—
_
1758 a fait revivre des noms que l’on ‘
ques synonymes qui ont été mis en circuconnaissait à peine dans la pratique cou—
lation, par erreur, par des chercheurs ulté—
rante. On est arrivé au point où ces vieux
rieurs. En 1824, par exemple, Swainson
noms sont reconnus par certains spécia—
décrivit une espèce de l’océan Indien
.
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