_
l
un exemplaire qu’il désigne comme holo—
pouvaient êtréutilisées— pour dénir une
type (helas, entier, complet).“ TOUS les
espèce si on n’y ajoutait pas d’autres cri—
autres spécimens de la même“ série (série
_tères, “biologiques ceux—là, tels que les
typique) sont alors les paratypes (du grec
notions de population, la possibilité de
pam, à côté, chez). Souvent et pour simpli—
croisement,— l’isolement génétique, etc.
er, on parle de types, mais seul l’holotype
‘
Les particularités—morphologiques per—.
est utilisé pour l’attribution du nom scienmettent seulement de soupç0nner l’exis—
tique. Le texte de la descriptiOn doit être
tence
de rapports «d’ordre : biologique.
publié; en outre, le descripteurdoit dépo—
L’expression
Cou‘ramment
employée
ser dans unmusée la série de types qui lui
« caractères spéciques » (de l’espèce) est
a servi pour son travail an de permettre
généralement appliquée aux éléments-‘a
toute comparaison ultérieures.
peu près constants (c’est—'à—dire invaSi aucun holotype n’a été nommément
riables) d’une espèce. ‘ Qu’il s’agisse de
désigné et que la description s’applique à
structure interne, de particularités phy—
tous les spécimens de la série typique, tous
siologiques,
d’exigences
écologiques
reçoivent le nom desyntypes (du grec syn,
(l’écologieest la science qui étudie les rapen même temps, commun).
ports entre l’être vivant et son milieu) ou
'
Enn (par exemple quand on a perdu
de comportement,
séparent
une coquille décrite comme holotype ou
l’espèce de ses voisines.
‘
type par un auteur ancien), un nouveau
Pour‘les taxonomistes modernes, l’im—
chercheur peut prendre l’un des paratÿpes
portance des caractères morphologiques
ou syntypes comme lectotype (lat. legere,_ résulte surtout du fait qu’ils sont extrême—
choisir) ou néotype (grec neos, nouveau).
ment pratiques, quand il s’agit d’identier
La première publication de ce choix déterles espèces, donc de les distinguer les unes
mine le statut du spécimen.
des autres.
_
-
'
_
Les premiers systématiciens pensaient
L’ES
…
.
qu’il sufsait d’étudier des spécimens pris
PFÏCE’ UNITEFONDAMENTALÈ‘
dans “un même endroit et à la «même
(DIFFERENTES CONCEPTIONS
,
-.
,
.
.
,
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.…
«
epoque pour etabl1r leurs differences. Ils
DE L ESPECE)
,
,
.
,
.
,
î
croyaient en effet que la creaüon du
On peut partir du principe que tout être
monde avait été un acte unique et que par
qui, à l’examen, diffère des autres (latin
c0nséque'nt les caractéristiques d’une
5pecere, considérer, examiner) appartient à
espèce correspondaient pour l’essentiel à
une
espèce particulière. On peut égale—
celles de chaque population. C’était la
ment ajouter que les individus faisant par—
condition non dimensionnelle de l’espèce.
tie d’une même espèce ont certains carac—
Ces idées évoluèrent aux XVIII“ et XIX0
tères typiques qui, du point de vue de la
siècles quand les naturalistes entreprirent
structure, traduisent nettement leurs resde grands voyages d’exploration. En effet,
semblances. À cette conception typolo—
ils trouvèrent des êtres vivants qui ne dif—
gique de l’espèce correspond,dans la pra—
féraient pas beaucoup de ceux qu’ils
tique, l’espèce dénie selon des critères
connaissaient déjà sOus d’autres latitudes
morphologiques.
.
(variations géographiques). Tout d’abord,
Lorsque la notion d’espèce fut intro—
les membres d’une même espèce qui diffé—
duite en biologie, elle correspondait à ce
raient quelque peu furent baptisés «varié—
concept morphologique. Les études
tés» (v. Linné,8ystema Naturae, 1758) et
rieures montrèrent que les variations
ultérieurement
,
« sous—espèce» (E. ]. C.
morphologiques n’étaient que l’expression
Esper, De mrietatibus 5pecierum in natu7‘ae
de la variabilité génétique et qu’elles ne
productis, Erlangen, 1781), ce dernier
.
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