Tritium
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cinétiques de distribution de l’eau tritiée ont été étudiées sur différents modèles
animaux (CIPR, 2001) : chez le fœtus, 3 % de l’HTO se transforme en OBT (10 %
chez la mère) et les teneurs des tissus du nouveau-né en HTO correspondent à
65-70 % des concentrations en eau tritiée ingérée par la mère.
Les teneurs en tritium dans les tissus maternels et fœtaux sont plus 1,5 à 4 fois
plus élevées après exposition à une alimentation tritiée (OBT) qu’après apport
d’eau tritiée (HTO). Alors que la plupart des acides aminés subissent un transport
actif au niveau des villosités placentaires et que les précurseurs de l’ADN (thymidine tritiée ou acides aminés tritiés) peuvent être préférentiellement incorporés
dans l’ ADN de cellules en multiplication active ou dans des protéines de structure, les concentrations tissulaires en tritium sont similaires chez le nouveau-né et
la mère (Takeda et al., 1994).
Des résultats originaux ont indiqué une augmentation des aberrations chromosomiques après exposition in vitro de cellules embryonnaires à un stade
très précoce juste avant ou après l’implantation des embryons de souris (stade
embryonnaire de quelques cellules) à des précurseurs d’ADN ou acides aminés
tritiés. Les molécules les plus toxiques sont celles ayant une teneur en tritium plus
élevée (Müller et Spindle, 1986). Cependant, ces études réalisées in vitro sont peu
représentatives des effets in vivo.
Lors d’une exposition prolongée au tritium, le cerveau semble être un des
organes critiques du fait de la rétention de l’HTO : on note par exemple 1 atteinte
dun certain nombre de neuroblastes et de cellules souches présentes au niveau du
système nerveux central de fœtus de souris.
Quand des rats femelles sont exposées à de l’eau tritiée durant la gestation, il
ost montré une diminution du nombre de cellules cérébrales chez les nouveaux nés
(Zamenhof, 1981 ; Zamenhof, 1990). Les effets sont dose-dépendants : certains
paramètres biologiques sont perturbés pour des concentrations intérieures (dès
un apport de 111 kBq-mL^1 d’HTO chez la mère) à celles entraînant des modifications macroscopiques (diminution du poids du cerveau).
Peu d’observations humaines existent sur les conséquences d une incorpo
ration de tritium, hormis quelques cas de contaminations chroniques massives
pui ont conduit à une destruction des cellules de la moelle hématopoiétique,
études épidémiologiques britanniques (1985 et 1988) menées chez des emp oyes
appartenant respectivement à VAtomic Energy Authority (1946-1979) et a . tomi
lapons Establishment (1951-1982) ne montrent pas d’excès de cancer en re a ion
avec Iexposition au tritium, mais relèvent cependant quelques cas ce cancers
a prostate sans pouvoir établir une relation de causalité, et a fortiori, une re
°se-effet entre exposition au tritium et risque de cancel prostatique u
ass°ciation d’exposition à d’autres radionucléides et/ou à une composai! e
d|ation externe (tritium, Pu et autres radionucléides non spécifies). En se
aurune analyse expérimentale, Bingham et al. (1977) concluent que Ç
l0ns Professionnelles à certains radio-isotopes comme le tritium nex
excès de cancer de la prostate rapporté parmi certains travai eurs c u
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cinétiques de distribution de l’eau tritiée ont été étudiées sur différents modèles
animaux (CIPR, 2001) : chez le fœtus, 3 % de l’HTO se transforme en OBT (10 %
chez la mère) et les teneurs des tissus du nouveau-né en HTO correspondent à
65-70 % des concentrations en eau tritiée ingérée par la mère.
Les teneurs en tritium dans les tissus maternels et fœtaux sont plus 1,5 à 4 fois
plus élevées après exposition à une alimentation tritiée (OBT) qu’après apport
d’eau tritiée (HTO). Alors que la plupart des acides aminés subissent un transport
actif au niveau des villosités placentaires et que les précurseurs de l’ADN (thymidine tritiée ou acides aminés tritiés) peuvent être préférentiellement incorporés
dans l’ ADN de cellules en multiplication active ou dans des protéines de structure, les concentrations tissulaires en tritium sont similaires chez le nouveau-né et
la mère (Takeda et al., 1994).
Des résultats originaux ont indiqué une augmentation des aberrations chromosomiques après exposition in vitro de cellules embryonnaires à un stade
très précoce juste avant ou après l’implantation des embryons de souris (stade
embryonnaire de quelques cellules) à des précurseurs d’ADN ou acides aminés
tritiés. Les molécules les plus toxiques sont celles ayant une teneur en tritium plus
élevée (Müller et Spindle, 1986). Cependant, ces études réalisées in vitro sont peu
représentatives des effets in vivo.
Lors d’une exposition prolongée au tritium, le cerveau semble être un des
organes critiques du fait de la rétention de l’HTO : on note par exemple 1 atteinte
dun certain nombre de neuroblastes et de cellules souches présentes au niveau du
système nerveux central de fœtus de souris.
Quand des rats femelles sont exposées à de l’eau tritiée durant la gestation, il
ost montré une diminution du nombre de cellules cérébrales chez les nouveaux nés
(Zamenhof, 1981 ; Zamenhof, 1990). Les effets sont dose-dépendants : certains
paramètres biologiques sont perturbés pour des concentrations intérieures (dès
un apport de 111 kBq-mL^1 d’HTO chez la mère) à celles entraînant des modifications macroscopiques (diminution du poids du cerveau).
Peu d’observations humaines existent sur les conséquences d une incorpo
ration de tritium, hormis quelques cas de contaminations chroniques massives
pui ont conduit à une destruction des cellules de la moelle hématopoiétique,
études épidémiologiques britanniques (1985 et 1988) menées chez des emp oyes
appartenant respectivement à VAtomic Energy Authority (1946-1979) et a . tomi
lapons Establishment (1951-1982) ne montrent pas d’excès de cancer en re a ion
avec Iexposition au tritium, mais relèvent cependant quelques cas ce cancers
a prostate sans pouvoir établir une relation de causalité, et a fortiori, une re
°se-effet entre exposition au tritium et risque de cancel prostatique u
ass°ciation d’exposition à d’autres radionucléides et/ou à une composai! e
d|ation externe (tritium, Pu et autres radionucléides non spécifies). En se
aurune analyse expérimentale, Bingham et al. (1977) concluent que Ç
l0ns Professionnelles à certains radio-isotopes comme le tritium nex
excès de cancer de la prostate rapporté parmi certains travai eurs c u
