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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
3.2. Mécanismes d’interactions de la bactérie à l’homme
Chez les micro-organismes, en dehors des travaux sur la levure Saccharomyces
cerevisiae, et chez les espèces végétales (terrestres ou aquatiques), il n’existe pas
de données sur les mécanismes d’interaction du tritium au niveau du fonctionnement de l’organisme entier.
Chez les invertébrés aquatiques, la survie est affectée chez diverses espèces et
des stades de vie variés. Parmi les exemples rapportés dans la littérature, Hagger
et al. (2005) ont observé 100 % de mortalité chez des œufs de moule bleue exposés
pendant 23 h p.f. (heure post fertilisation) à 370 Bq-L1 (i.e. débit de dose estimé à
22 mGy/j). Les effets du tritium sur la performance reproductive ont également été
rapportés. Lors du suivi de la fécondité de cinq générations de daphnies (Gudkov
et Kipnis, 1996), une baisse du nombre de petits par ponte et du nombre total de
pontes par daphnie, a été observée, jusqu’à être nul pour la dernière dose étudiée
(5 108 Bq-L-1, débit de dose estimé à 40 mGy/j). L’EC50 estimée sur ces paramètres
de fécondité (nombre de petits par ponte, nombre de ponte par daphnie et nombre
total de petits produits par daphnie en moyenne pour les cinq générations) est de
1 ordre de 106 Bq-L-1 (ca. 0,08 mGy/j). L’incidence du tritium sur la fécondité se
traduit donc en termes de baisse du nombre d’œufs produits, ainsi qu’en baisse de
leur viabilité, ce qui pourrait être lié à des dommages directs aux gamètes ou aux
œufs. La cible privilégiée pour de tels types de dommages est l’ADN. Diverses
études ont mis en évidence l’augmentation du nombre d’anomalies durant l’embiyogénèse. Ainsi, Gudkov et Kipnis (1996) observent la production d’œufs de
différentes tailles et un développement irrégulier des œufs, s’exprimant par des
œufs et des embryons présents simultanément dans la poche d’œufs, ainsi que par
la dissolution des œufs. Le nombre maximal d’anomalies du développement a été
observé à la première concentration testée (500 Bq-L-1) (19,6 % en moyenne sur
toutes les générations). À cette concentration, la proportion de développements
anormaux s accroît avec chaque nouvelle génération, jusqu’à atteindre 37,5 % dans
la cinquième génération. Chez la moule bleue, Hagger et al. (2005) ont également
obseï vé une décroissance dose-dépendante du pourcentage de larves normales
(issues d’œufs exposés pendant 23 h), à 24, 48 et 72 h. De façon très marquée,
a 72 h, seules quelques larves normales (ca. 18 % vs 65 % dans le témoin) sont
observées à la piemière dose, i.e. 0,04 mGy/j, tandis que pour les doses suivantes,
plus aucune larve normale n’est observée.
S
Chez les vertébrés aquatiques, les cellules germinales (spermatogonies
primaires 1b) des poissons médakas (Orizyas latipes) exposés au stade adulte sont |
allectées pai des doses de tritium relativement faibles, avec une baisse du nombre ।
de spermatogonies primaires de 62 % pour une exposition à 20 mGy/j (Hyodo- §
ague i et Egami, 1977). Une diminution du poids des testicules de 40 % est %
egalement observée à partir de 100 mGy/j. Pour les poissons de la même espèce 8
exposés au stade embryonnaire, la sensibilité des cellules germinales est plus ।
ai„ £’ avec une Puisse de 50 % du nombre de ces cellules observée chez les larves
fraîchement écloses à 195 mGy/j (Etoh et Hyodo-Taguchi, 1983). Le chorion des |
œufs de medakas pourrait limiter l’entrée du tritium et expliquer la sensibilité plus j
ai e e ce stade pourtant plus précoce. Les incidences de ces événements sui lu
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
3.2. Mécanismes d’interactions de la bactérie à l’homme
Chez les micro-organismes, en dehors des travaux sur la levure Saccharomyces
cerevisiae, et chez les espèces végétales (terrestres ou aquatiques), il n’existe pas
de données sur les mécanismes d’interaction du tritium au niveau du fonctionnement de l’organisme entier.
Chez les invertébrés aquatiques, la survie est affectée chez diverses espèces et
des stades de vie variés. Parmi les exemples rapportés dans la littérature, Hagger
et al. (2005) ont observé 100 % de mortalité chez des œufs de moule bleue exposés
pendant 23 h p.f. (heure post fertilisation) à 370 Bq-L1 (i.e. débit de dose estimé à
22 mGy/j). Les effets du tritium sur la performance reproductive ont également été
rapportés. Lors du suivi de la fécondité de cinq générations de daphnies (Gudkov
et Kipnis, 1996), une baisse du nombre de petits par ponte et du nombre total de
pontes par daphnie, a été observée, jusqu’à être nul pour la dernière dose étudiée
(5 108 Bq-L-1, débit de dose estimé à 40 mGy/j). L’EC50 estimée sur ces paramètres
de fécondité (nombre de petits par ponte, nombre de ponte par daphnie et nombre
total de petits produits par daphnie en moyenne pour les cinq générations) est de
1 ordre de 106 Bq-L-1 (ca. 0,08 mGy/j). L’incidence du tritium sur la fécondité se
traduit donc en termes de baisse du nombre d’œufs produits, ainsi qu’en baisse de
leur viabilité, ce qui pourrait être lié à des dommages directs aux gamètes ou aux
œufs. La cible privilégiée pour de tels types de dommages est l’ADN. Diverses
études ont mis en évidence l’augmentation du nombre d’anomalies durant l’embiyogénèse. Ainsi, Gudkov et Kipnis (1996) observent la production d’œufs de
différentes tailles et un développement irrégulier des œufs, s’exprimant par des
œufs et des embryons présents simultanément dans la poche d’œufs, ainsi que par
la dissolution des œufs. Le nombre maximal d’anomalies du développement a été
observé à la première concentration testée (500 Bq-L-1) (19,6 % en moyenne sur
toutes les générations). À cette concentration, la proportion de développements
anormaux s accroît avec chaque nouvelle génération, jusqu’à atteindre 37,5 % dans
la cinquième génération. Chez la moule bleue, Hagger et al. (2005) ont également
obseï vé une décroissance dose-dépendante du pourcentage de larves normales
(issues d’œufs exposés pendant 23 h), à 24, 48 et 72 h. De façon très marquée,
a 72 h, seules quelques larves normales (ca. 18 % vs 65 % dans le témoin) sont
observées à la piemière dose, i.e. 0,04 mGy/j, tandis que pour les doses suivantes,
plus aucune larve normale n’est observée.
S
Chez les vertébrés aquatiques, les cellules germinales (spermatogonies
primaires 1b) des poissons médakas (Orizyas latipes) exposés au stade adulte sont |
allectées pai des doses de tritium relativement faibles, avec une baisse du nombre ।
de spermatogonies primaires de 62 % pour une exposition à 20 mGy/j (Hyodo- §
ague i et Egami, 1977). Une diminution du poids des testicules de 40 % est %
egalement observée à partir de 100 mGy/j. Pour les poissons de la même espèce 8
exposés au stade embryonnaire, la sensibilité des cellules germinales est plus ।
ai„ £’ avec une Puisse de 50 % du nombre de ces cellules observée chez les larves
fraîchement écloses à 195 mGy/j (Etoh et Hyodo-Taguchi, 1983). Le chorion des |
œufs de medakas pourrait limiter l’entrée du tritium et expliquer la sensibilité plus j
ai e e ce stade pourtant plus précoce. Les incidences de ces événements sui lu
