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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Le tritium lié à la matière organique (OBT) résulte de l’incorporation d’une
fraction du tritium dans divers composés biochimiques. La distribution des
composés organiques ainsi formés s’effectue en fonction de leurs propriétés
chimiques propres : la répartition en tritium est alors hétérogène d’un organe à
l’autre. Le comportement biologique de ces composés dépend de la nature de la
liaison du tritium avec la molécule organique et de l’affinité de la molécule organique pour les différents tissus biologiques. On distingue :
- le tritium échangeable : il existe une fraction « échangeable » lorsque des
atomes d’hydrogène liés à l’oxygène, au soufre ou à l’azote sont remplacés
par du tritium et sont facilement accessibles à de nouveaux échanges; cette
fraction de tritium fixé de façon labile sur des molécules biologiques varie
en fonction de la concentration en eau tritiée dans le milieu intracellulaire,
La période biologique est considérée comme étant la même que celle de l’eau
tritiée (i.e. 9,6 jours chez l’homme) ;
- le tritium non échangeable : le tritium est lié à un carbone par une réaction
enzymatique. Cette liaison est permanente tant que la molécule biologique
n’est pas elle-même transformée/détruite par réaction enzymatique. La durée
de l’incorporation de tritium dépend donc du turn-over de la molécule biologique : rapide pour des molécules qui participent au cycle énergétique, et plus
lente pour des molécules de structure ou des macromolécules comme l’ADN,
ou bien des molécules de réserve énergétique.
Ces mécanismes de formation sont communs à tous les organismes vivants,
végétaux ou animaux. La répartition entre eau tritiée, tritium échangeable et
ti itium non échangeable diffère en fonction des apports respectifs en HTO et
OBT, de la qualité de l’OBT et du métabolisme propre à chaque espèce.
Le tritium est plus lourd que l’hydrogène et, par effet isotopique, les réactions
enzymatiques incorporeront une quantité de tritium plus faible que celle de I hydiogène stable. En revanche, la liaison du tritium avec le carbone sera plus forte et
moins de clivages moléculaires se produiront (Belot et al., 1996).
1-3. Concentrations dans les différents compartiments
de l’environnement et chez l’homme
•o
1.3.1. Concentrations dans l’environnement
|
LAIEA (2006) a publié l’évolution temporelle de l’activité en tritium des préci- ।
pitations au-dessus de la surface continentale dans l’hémisphère nord (figure !)• 5
influence des apports liés aux essais militaires aériens y est nettement visible, §
avec une augmentation des concentrations en tritium allant jusqu’à trois ordres ।
de grandeur entre le début et la fin des années soixante. En 2008, les niveaux |
mesures varient entre 1 et 4 Bq-L-1 d’eau de pluie.
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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Le tritium lié à la matière organique (OBT) résulte de l’incorporation d’une
fraction du tritium dans divers composés biochimiques. La distribution des
composés organiques ainsi formés s’effectue en fonction de leurs propriétés
chimiques propres : la répartition en tritium est alors hétérogène d’un organe à
l’autre. Le comportement biologique de ces composés dépend de la nature de la
liaison du tritium avec la molécule organique et de l’affinité de la molécule organique pour les différents tissus biologiques. On distingue :
- le tritium échangeable : il existe une fraction « échangeable » lorsque des
atomes d’hydrogène liés à l’oxygène, au soufre ou à l’azote sont remplacés
par du tritium et sont facilement accessibles à de nouveaux échanges; cette
fraction de tritium fixé de façon labile sur des molécules biologiques varie
en fonction de la concentration en eau tritiée dans le milieu intracellulaire,
La période biologique est considérée comme étant la même que celle de l’eau
tritiée (i.e. 9,6 jours chez l’homme) ;
- le tritium non échangeable : le tritium est lié à un carbone par une réaction
enzymatique. Cette liaison est permanente tant que la molécule biologique
n’est pas elle-même transformée/détruite par réaction enzymatique. La durée
de l’incorporation de tritium dépend donc du turn-over de la molécule biologique : rapide pour des molécules qui participent au cycle énergétique, et plus
lente pour des molécules de structure ou des macromolécules comme l’ADN,
ou bien des molécules de réserve énergétique.
Ces mécanismes de formation sont communs à tous les organismes vivants,
végétaux ou animaux. La répartition entre eau tritiée, tritium échangeable et
ti itium non échangeable diffère en fonction des apports respectifs en HTO et
OBT, de la qualité de l’OBT et du métabolisme propre à chaque espèce.
Le tritium est plus lourd que l’hydrogène et, par effet isotopique, les réactions
enzymatiques incorporeront une quantité de tritium plus faible que celle de I hydiogène stable. En revanche, la liaison du tritium avec le carbone sera plus forte et
moins de clivages moléculaires se produiront (Belot et al., 1996).
1-3. Concentrations dans les différents compartiments
de l’environnement et chez l’homme
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1.3.1. Concentrations dans l’environnement
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LAIEA (2006) a publié l’évolution temporelle de l’activité en tritium des préci- ।
pitations au-dessus de la surface continentale dans l’hémisphère nord (figure !)• 5
influence des apports liés aux essais militaires aériens y est nettement visible, §
avec une augmentation des concentrations en tritium allant jusqu’à trois ordres ।
de grandeur entre le début et la fin des années soixante. En 2008, les niveaux |
mesures varient entre 1 et 4 Bq-L-1 d’eau de pluie.
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