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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
La toxicité aiguë du sélénium dépend de sa forme chimique. C’est sous forme
d’acide sélénieux (H9SeO3) ou de dioxyde de sélénium (SeO?) qu’il semble le plus
dangereux (Barceloux, 1999). Les symptômes liés à une toxicité aiguë du sélénium par voie orale sont des nausées, des vomissements et diarrhées et des signes
neurologiques (convulsions, coma). La DL5() par voie orale chez l’homme se situe
entre 0,5 et 1 g-kg-1 de Se sous forme minérale (Ducros et Favier, 2004). Chez le
rat, les DL50 par voie orale sont par ordre croissant de toxicité de 6700 mg-kg-1
pour le sélénium élémentaire, de l’ordre de 50 mg-kg_| pour l’oxyde de sélénium,
de 5 à 7 mg-kg-1 pour le sélénite et de 1 à 2 mg-kg”1 pour le séléniate (ATSDR,
2003). Les inhalations, surtout à l’H?Se fortement toxique, entraînent des effets
sur le système respiratoire : toux, irritation des yeux, maux de tête, vomissements,
bronchite, irritations pulmonaires, voire œdème pulmonaire lésionnel d’apparition
retardée (Barceloux, 1999).
L’intoxication chronique au sélénium se traduit par une sélénose, caractérisée
entre autre par la perte des cheveux et des ongles, des troubles digestifs et respiratoires, une odeur alliacée de l’haleine et de la sueur et des troubles neurologiques.
D’autres effets toxiques, parmi lesquels des dysfonctionnements hormonaux et
une hépatotoxicité, ont également été reportés (Navarro-Alarcon et CabreraVique, 2008). Aucune donnée n’a démontré un effet cancérigène ou tératogène
du sélénium chez l’homme (Barceloux, 1999). Pour certains auteurs les premiers
signes de toxicité interviennent dès un apport journalier supérieur à 850 pg de Se,
alors que d’autres ne constatent aucun signe clinique d’intoxication jusqu’à 1000
pgj-1 de Se (Navarro-Alarcon et Cabrera-Vique, 2008).
3.6. Conséquences pour la santé humaine : valeurs toxicologiques
de référence
Les valeurs toxicologiques de référence sont assez disparates et varient parfois
du simple au double, en raison de leur mode de calcul. En règle générale, elles ont
toutes été déterminées à partir d’études de sélénoses chroniques chez des sujets
chinois, dont ont été extrapolées des valeurs de dose maximale n’entraînant pas
d’effet chronique observé comprises entre 0,80 et 0,91 mg-j-1 chez l’adulte (la
valeur la plus communément admise étant de 0,85 mg Se-j"1) (Afssa, 2007). Des
facteurs de sécurité variables (compris entre 2 et 10) ont ensuite été appliqués à ?
cette dose maximale sans effet nocif observé pour déterminer les valeurs toxico ;
logiques de référence suivantes chez l’adulte (Afssa, 2007) :
- I agence de protection environnementale américaine propose une dose de
létérence de 5 pg Se-kg-1-j-1, et considère que 1 262 pg'j-1 est la dose à paît11 ,
de laquelle des signes cliniques d’intoxication au sélénium apparaissent
(Navarro-Alarcon et Cabrera-Vique, 2008);
1 US Food and Nutrition Board de l’institut de médecine a fixé à 400 pg j
Sej pour un adulte la valeur d’apport maximal tolérable;
le Scientific Committe on Food de l’Union européenne fixe cette mêm j
valeur à 300 pg-j-* ;
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
La toxicité aiguë du sélénium dépend de sa forme chimique. C’est sous forme
d’acide sélénieux (H9SeO3) ou de dioxyde de sélénium (SeO?) qu’il semble le plus
dangereux (Barceloux, 1999). Les symptômes liés à une toxicité aiguë du sélénium par voie orale sont des nausées, des vomissements et diarrhées et des signes
neurologiques (convulsions, coma). La DL5() par voie orale chez l’homme se situe
entre 0,5 et 1 g-kg-1 de Se sous forme minérale (Ducros et Favier, 2004). Chez le
rat, les DL50 par voie orale sont par ordre croissant de toxicité de 6700 mg-kg-1
pour le sélénium élémentaire, de l’ordre de 50 mg-kg_| pour l’oxyde de sélénium,
de 5 à 7 mg-kg-1 pour le sélénite et de 1 à 2 mg-kg”1 pour le séléniate (ATSDR,
2003). Les inhalations, surtout à l’H?Se fortement toxique, entraînent des effets
sur le système respiratoire : toux, irritation des yeux, maux de tête, vomissements,
bronchite, irritations pulmonaires, voire œdème pulmonaire lésionnel d’apparition
retardée (Barceloux, 1999).
L’intoxication chronique au sélénium se traduit par une sélénose, caractérisée
entre autre par la perte des cheveux et des ongles, des troubles digestifs et respiratoires, une odeur alliacée de l’haleine et de la sueur et des troubles neurologiques.
D’autres effets toxiques, parmi lesquels des dysfonctionnements hormonaux et
une hépatotoxicité, ont également été reportés (Navarro-Alarcon et CabreraVique, 2008). Aucune donnée n’a démontré un effet cancérigène ou tératogène
du sélénium chez l’homme (Barceloux, 1999). Pour certains auteurs les premiers
signes de toxicité interviennent dès un apport journalier supérieur à 850 pg de Se,
alors que d’autres ne constatent aucun signe clinique d’intoxication jusqu’à 1000
pgj-1 de Se (Navarro-Alarcon et Cabrera-Vique, 2008).
3.6. Conséquences pour la santé humaine : valeurs toxicologiques
de référence
Les valeurs toxicologiques de référence sont assez disparates et varient parfois
du simple au double, en raison de leur mode de calcul. En règle générale, elles ont
toutes été déterminées à partir d’études de sélénoses chroniques chez des sujets
chinois, dont ont été extrapolées des valeurs de dose maximale n’entraînant pas
d’effet chronique observé comprises entre 0,80 et 0,91 mg-j-1 chez l’adulte (la
valeur la plus communément admise étant de 0,85 mg Se-j"1) (Afssa, 2007). Des
facteurs de sécurité variables (compris entre 2 et 10) ont ensuite été appliqués à ?
cette dose maximale sans effet nocif observé pour déterminer les valeurs toxico ;
logiques de référence suivantes chez l’adulte (Afssa, 2007) :
- I agence de protection environnementale américaine propose une dose de
létérence de 5 pg Se-kg-1-j-1, et considère que 1 262 pg'j-1 est la dose à paît11 ,
de laquelle des signes cliniques d’intoxication au sélénium apparaissent
(Navarro-Alarcon et Cabrera-Vique, 2008);
1 US Food and Nutrition Board de l’institut de médecine a fixé à 400 pg j
Sej pour un adulte la valeur d’apport maximal tolérable;
le Scientific Committe on Food de l’Union européenne fixe cette mêm j
valeur à 300 pg-j-* ;
