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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
brés et de 10305 à 226320 pg-L-1 chez les poissons d’eau douce. Pour les organismes marins, une seule espèce a fait l’objet d’études de toxicité aiguë, le bar
d’Amérique. Les valeurs de LC50s déterminées vont de 9790 (prolarve) à 85840
(juvéniles) pg-L-1.
L’ensemble de ces données montre que la toxicité aiguë du sélénite est supérieure à celle du séléniate.
L’évaluation de l’écotoxicité chronique du sélénium dans les écosystèmes aquatiques s’appuie sur les données issues des revues réalisées récemment par l’EPA
(2004, 2008), le RIVM (van Vlaardingen et al., 2005) et l’Ineris. L’EPA ne prend
pas en compte les données pour lesquelles les organismes ont été exposés parla
voie eau seulement, la toxicité du sélénium par la voie trophique étant prépondérante. Le critère utilisé dans ce cas pour exprimer le niveau toxique est la concentration tissulaire en sélénium (in totô), qui intègre les facteurs site-spécifiques.
L’inconvénient de ce critère est de ne pas prendre en compte les producteurs
primaires, puisqu’ils se contaminent par la voie directe.
Concernant les organismes exposés à partir de l’eau, les NOEC varient pour
les bactéries et cyanobactéries entre 79 et 11 000 pg-L-1 dans le cas du sélénite,
tandis que pour le séléniate, une seule valeur existe à 5 000 pg-L-1. Pour les algues
et les macrophytes, la NOEC est comprise entre 80 et 2 500 pg-L-1 pour le sélénite
et entre 5 et 200 pg-L-1 pour le séléniate. Cette toxicité des deux formes de sélénium s accompagne d’effets sur la structure et la fonction de l’appareil photosynthétique (Morion et al., 2005; Geoffroy et al., 2007). Pour les protozoaires, la
toxicité du sélénite est supérieure et varie de 1,8 à 118 pg-L-1. Pour les invertébrés,
d eau douce ou marins, les NOEC varient de 44 à 200 pg-L-1 pour le sélénite et de
25 à 85 pg-L 1 pour le séléniate. Enfin, chez les poissons d’eau douce, elles varient
de 10 à 70 pg-L \ les études existantes portant sur le sélénite. Une seule donnée
concerne les poissons marins et le sélénite, avec une NOEC à 470 pg-L-1.
En ce qui concerne la toxicité issue d’expositions trophiques, la majorité des
espèces considérées est constituée de poissons (une seule donnée porte sur un
invei tébré) (EPA, 2004). La valeur d’effet la plus faible est de 7,91 pg Se-g-1 poids
sec, les effets observés allant des changements hématologiques à des dommages
branchiaux.
3.4. Conséquences pour les écosystèmes : valeur guide
ternes terrestres à narC'T11,?111
définir des valeurs seuils pour les écosysselon les pays Anc«i iJ? onnées écotoxicologiques sont assez disparates
et le RIVM (van VgA™
proposées Par le CCME (2007), l’Ineris (2008)
données initiales font * 'n^en et
2005), bien que basées sur les mêmes
Par la prise en compte
deS écarts P'utôt importants, qui s’expliquent
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