Sélénium
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3.3. Données écotoxicologiques pour les écosystèmes terrestres
et aquatiques
Les données permettant d’évaluer le risque écotoxicologique du sélénium pour
les écosystèmes terrestres sont peu nombreuses et il s’agit essentiellement de
données de chronique (van Vlaardingen et al., 2005 ; CCME, 2007 ; Ineris, 2008).
Les micro-organismes du sol, et en particulier les bactéries, ne semblent pas
particulièrement sensibles au sélénium. De nombreuses espèces, isolées à partir
de sols contaminés en sélénium, sont capables de croître en présence de plusieurs
grammes, voire de dizaine de grammes par litre de sélénium (Ghosh et al., 2008).
La diminution d’activités microbiennes, tels que respiration, processus impliqués
dans le cycle de l’azote et diverses activités enzymatiques, n’a été reportée que
pour des concentrations supérieures à 20 mg-kg"1 de Se dans le sol (van Vlaardingen et al., 2005).
La phytotoxicité du sélénium se manifeste par des chloroses, un dépérissement
des feuilles (jaunissement, décoloration totale et dessèchement), un plus faible
taux de protéines synthétisées, un retard de la croissance et une mort prématurée
de la plante (Terry et al., 2000). Les concentrations seuils auxquels ces effets
apparaissent sont variables selon le type de plantes et leur capacité à accumuler ou
non le sélénium. La plus faible CE]0 recensée pour les plantes est de 0,29 mg-kg
de Se dans le sol. Elle résulte d’une extrapolation faite à partir d un ajustement
des données initiales de Carlson et al. (1991) sur la réduction de la biomasse chez
Sorghum vulgare par un modèle dose-réponse logistique (Van Vlaardingen et a/.,
2005).
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Des intoxications par voie trophique ont été observées chez des animaux se
nourrissant de végétaux ayant accumulé du sélénium (Dhillon et Dhillon, 2003).
Les conséquences en sont des nécroses, des sabots « cassants », avec peite de
poils, ralentissement de la croissance et de la reproduction, causant dans des cas
extrêmes la mort. Il est admis que des concentrations de 2 à 5 mg kg de Se dans
les plantes peuvent induire des effets toxiques sur les animaux les consommant.
Les données sur invertébrés terrestres sont rares. Seul 1 Ineris lappoite lr°L
CE2o relatives à la reproduction de vers de terre, la plus basse étant de 3,4 mg g
de Se dans le sol (Ineris, 2008).
Pour les écosystèmes aquatiques, de nombreuses valeurs sont disponibles
■ elatives à l’écotoxicité aiguë du sélénium chez les organismes du çaquicc
marins. Ces données ont été revues par l’EPA (2004).
Concernant le sélénite et les milieux dulçaquicoles, les invertébrés sont
organismes les plus sensibles avec des valeurs moyennes de L 50 m y
géométrique) s’étendant de 440 à 203 000 pg-L"1. Pour les poissons, elles von
1783 à 35000 pg-L"1. Dans le cas des organismes marins les LC50s vont de zo:
æOOO pg-L-1 chez les invertébrés et de 599 à 17 350 pg-L chez es poiss
Dans le cas du séléniate, les valeurs de toxicité aiguë ont été
,
«leur de sulfate de 100 mg-L’1, afin de. prendre en compte I mtl uenc: de
ueteur. Les LC50s ainsi ajustées vont de 593 à 1,5 » 10 pg'
c
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