500
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
la concentration en l29I dans les échantillons environnementaux, mais les études
sur le transport, la disponibilité et la concentration dans les chaînes alimentaires
de cet isotope sont très peu nombreuses (Hou et al., 2009). Cependant, compte
tenu de sa toxicité faible, dans les zones les plus contaminées les doses demeurent 10 fois inférieures à l’exposition à la radioactivité naturelle. Pour l’1311 et les
autres isotopes à vie courte, des accidents majeurs comme celui de Tchernobyl
ont conduit à des accroissements massifs des doses d’exposition dans les zones
impactées avec des conséquences majeures pour les écosystèmes exposés. L’utilisation intense de cet isotope en médecine nucléaire conduit aussi à une pollution
chronique non négligeable dans un fleuve comme la Seine puisqu’elle s’apparente
aux émissions annuelles d’un réacteur nucléaire (Connan et al., 2008).
3.4. Conséquences pour les écosystèmes : valeurs guides
Il n’existe pas actuellement de valeurs guides pour les écosystèmes. La compréhension des mécanismes de transfert de l’iode chez les mammifères et son utilisation large en médecine contrastent avec la disponibilité réduite des études radiotoxicologiques sur l’iode et plus précisément dans l’environnement aquatique
marin ou d’eau douce qui représentent les sources majeures d’émissions d’iode
dans 1 air et donc d’exposition pour les populations. Les progrès récents dans
les méthodologies de spéciation biologique devraient rapidement compenser ce
déficit d’information si les efforts de recherche initiés en France et dans le monde
se poursuivent dans les années futures.
3.5. Données toxicologiques chez l’homme
Deux types de toxicité sont liés à l’iode :
— la carence en iode stable entraîne une hypothyroïdie très fréquente (1/3 des
femmes), avec effets cliniques. Une carence sévère chez le fœtus ou l’enfant
entiaîne un goitre endémique avec un déficit intellectuel (crétinisme). Les
conséquences d un excès sont moins bien caractérisées, mais une polémique
récente aux Etats Unis sur les suppléments iodés s’est appuyé sur la dangeiosité d une trop forte consommation de poudres de laminaires (Müssig et al- ~
2006) ;
F
|
c
- les,conséquences radiologiques d’un apport d’iode radioactif qui se substitue $
à 1 iode stable. Par ailleurs, une hypothyroïdie apparaît progressivement' - ,
ans ou plus après exposition pour des doses > 100 mGy, le risque de cancel |
thyroïdien augmentant avec la dose et la croissance.
®
Un exces d’iode peut aussi être létal et la DL 50 chez le rat par voie orale est |
comprise entre 1 et 4 g-kg"1 et chez l’homme, elle est de 20 à 200 mg-kg"1Une des conséquences majeures d’une contamination (aiguë ou chronique) Par ।
es ra io-isotopes de 1 iode est une dosimétrie importante délivrée à la thyroï e. $
Cela se traduit par l’apparition de tumeurs thyroïdiennes. Les effets sur les autres j
issus sont moins définis mais d’autres organes qui accumulent de l’iode comme
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
la concentration en l29I dans les échantillons environnementaux, mais les études
sur le transport, la disponibilité et la concentration dans les chaînes alimentaires
de cet isotope sont très peu nombreuses (Hou et al., 2009). Cependant, compte
tenu de sa toxicité faible, dans les zones les plus contaminées les doses demeurent 10 fois inférieures à l’exposition à la radioactivité naturelle. Pour l’1311 et les
autres isotopes à vie courte, des accidents majeurs comme celui de Tchernobyl
ont conduit à des accroissements massifs des doses d’exposition dans les zones
impactées avec des conséquences majeures pour les écosystèmes exposés. L’utilisation intense de cet isotope en médecine nucléaire conduit aussi à une pollution
chronique non négligeable dans un fleuve comme la Seine puisqu’elle s’apparente
aux émissions annuelles d’un réacteur nucléaire (Connan et al., 2008).
3.4. Conséquences pour les écosystèmes : valeurs guides
Il n’existe pas actuellement de valeurs guides pour les écosystèmes. La compréhension des mécanismes de transfert de l’iode chez les mammifères et son utilisation large en médecine contrastent avec la disponibilité réduite des études radiotoxicologiques sur l’iode et plus précisément dans l’environnement aquatique
marin ou d’eau douce qui représentent les sources majeures d’émissions d’iode
dans 1 air et donc d’exposition pour les populations. Les progrès récents dans
les méthodologies de spéciation biologique devraient rapidement compenser ce
déficit d’information si les efforts de recherche initiés en France et dans le monde
se poursuivent dans les années futures.
3.5. Données toxicologiques chez l’homme
Deux types de toxicité sont liés à l’iode :
— la carence en iode stable entraîne une hypothyroïdie très fréquente (1/3 des
femmes), avec effets cliniques. Une carence sévère chez le fœtus ou l’enfant
entiaîne un goitre endémique avec un déficit intellectuel (crétinisme). Les
conséquences d un excès sont moins bien caractérisées, mais une polémique
récente aux Etats Unis sur les suppléments iodés s’est appuyé sur la dangeiosité d une trop forte consommation de poudres de laminaires (Müssig et al- ~
2006) ;
F
|
c
- les,conséquences radiologiques d’un apport d’iode radioactif qui se substitue $
à 1 iode stable. Par ailleurs, une hypothyroïdie apparaît progressivement' - ,
ans ou plus après exposition pour des doses > 100 mGy, le risque de cancel |
thyroïdien augmentant avec la dose et la croissance.
®
Un exces d’iode peut aussi être létal et la DL 50 chez le rat par voie orale est |
comprise entre 1 et 4 g-kg"1 et chez l’homme, elle est de 20 à 200 mg-kg"1Une des conséquences majeures d’une contamination (aiguë ou chronique) Par ।
es ra io-isotopes de 1 iode est une dosimétrie importante délivrée à la thyroï e. $
Cela se traduit par l’apparition de tumeurs thyroïdiennes. Les effets sur les autres j
issus sont moins définis mais d’autres organes qui accumulent de l’iode comme
