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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
nappe phréatique remonte à la surface en l’espace de 4 ans et qu’une certaine
quantité d’iode se volatilise en se combinant avec le méthane.
2.2. Voies d’exposition et flux au sein des écosystèmes terrestres
et aquatiques
Le comportement de l’iode dans l’environnement varie selon qu’il s’agit d’un
effluent liquide notamment comme les rejets des usines de retraitement des
déchets ou d’un nuage radioactif. Il varie aussi en fonction de la forme physicochimique sous laquelle il a été émis : les formes organiques se déposent plus
lentement et sont moins bien retenues par la végétation que les formes moléculaires ; les formes particulaires ont un comportement intermédiaire. Les principales formes d’iode radioactif présentes dans un rejet d’effluents radioactifs
provenant d’un réacteur nucléaire sont :
- l’iode moléculaire (I2) présent sous forme gazeuse ;
- l’iode organique, dont une forme courante est l’iodure de méthyle (CH3I),
présent sous forme gazeuse ;
— l’iode particulaire (aérosols) dont le diamètre des particules est variable (avec
possibilité d’agrégation).
Tous les isotopes de l’iode présentent les mêmes processus de transfert qui
débutent par la dispersion au sein du milieu récepteur, puis le dépôt via les précipitations qui va assurer la captation par les organes aériens des végétaux, l’absorption racinaire et enfin l’ingestion par l’animal. Ingéré par le bétail en période
de lactation, 1 iode se retrouve rapidement dans le lait au bout de quelques heures
poui atteindre un maximum après trois jours. Cependant, du fait de sa période
couite, 1 LI1 échappe à certaines voies de transfert lentes comme le transfert aux
végétaux par voie racinaire. L’isotope radioactif 1291 s’accumule suivant les mêmes
piocessus que 1 iode stable, notamment dans les océans où le stock global naturel
est estimé aux environs de 7 x 109 Bq, mais où les rejets des activités nucléaires
ont contribué à augmenter les concentrations d’129I de 3 à 8 ordres de grandeur
(Hou et al., 2009).
Dans un écosystème d’eau douce, le transfert de l’iode aux plantes aquatiques «
a ete estimé à 3 x jo2 L-kg’1 (Coughtrey et al., 1983) et pour les poissons à 20 §
fraîS (NRPB’ 1995 ; AIEA’ 1982 ’ Coughtrey et al., 1983 ; NCRP, î
/ion i l
’eS 'nver^æs d’eau douce ces valeurs de transfert varient de 100 à
400 L-kg frais (Coughtrey et al., 1983 ; AIEA, 1982). Cependant peu de données ?
sont disponibles sur les transferts trophiques.
En eaux marines, seul le transfert dans les algues marines est très bien docu- -
mente avec des taux de 103 à 3 x 1 o4 L-kg"1 (Leblanc et al., 2006).
i’iDc\(,ai'a^'e aVeC 'eS Prélèvements réglementaires réalisés par les exploitants, ,
I 1RSN a suivi entre 2002 et 2005, les activités en iode-129 dans l’eau de mer et |
aeux especes d’algues brunes en raison de leur capacité à concentrer cet élément a j
P rtir de I eau de mer. A proximité du point de rejet de l’usine de retraitement de 3
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
nappe phréatique remonte à la surface en l’espace de 4 ans et qu’une certaine
quantité d’iode se volatilise en se combinant avec le méthane.
2.2. Voies d’exposition et flux au sein des écosystèmes terrestres
et aquatiques
Le comportement de l’iode dans l’environnement varie selon qu’il s’agit d’un
effluent liquide notamment comme les rejets des usines de retraitement des
déchets ou d’un nuage radioactif. Il varie aussi en fonction de la forme physicochimique sous laquelle il a été émis : les formes organiques se déposent plus
lentement et sont moins bien retenues par la végétation que les formes moléculaires ; les formes particulaires ont un comportement intermédiaire. Les principales formes d’iode radioactif présentes dans un rejet d’effluents radioactifs
provenant d’un réacteur nucléaire sont :
- l’iode moléculaire (I2) présent sous forme gazeuse ;
- l’iode organique, dont une forme courante est l’iodure de méthyle (CH3I),
présent sous forme gazeuse ;
— l’iode particulaire (aérosols) dont le diamètre des particules est variable (avec
possibilité d’agrégation).
Tous les isotopes de l’iode présentent les mêmes processus de transfert qui
débutent par la dispersion au sein du milieu récepteur, puis le dépôt via les précipitations qui va assurer la captation par les organes aériens des végétaux, l’absorption racinaire et enfin l’ingestion par l’animal. Ingéré par le bétail en période
de lactation, 1 iode se retrouve rapidement dans le lait au bout de quelques heures
poui atteindre un maximum après trois jours. Cependant, du fait de sa période
couite, 1 LI1 échappe à certaines voies de transfert lentes comme le transfert aux
végétaux par voie racinaire. L’isotope radioactif 1291 s’accumule suivant les mêmes
piocessus que 1 iode stable, notamment dans les océans où le stock global naturel
est estimé aux environs de 7 x 109 Bq, mais où les rejets des activités nucléaires
ont contribué à augmenter les concentrations d’129I de 3 à 8 ordres de grandeur
(Hou et al., 2009).
Dans un écosystème d’eau douce, le transfert de l’iode aux plantes aquatiques «
a ete estimé à 3 x jo2 L-kg’1 (Coughtrey et al., 1983) et pour les poissons à 20 §
fraîS (NRPB’ 1995 ; AIEA’ 1982 ’ Coughtrey et al., 1983 ; NCRP, î
/ion i l
’eS 'nver^æs d’eau douce ces valeurs de transfert varient de 100 à
400 L-kg frais (Coughtrey et al., 1983 ; AIEA, 1982). Cependant peu de données ?
sont disponibles sur les transferts trophiques.
En eaux marines, seul le transfert dans les algues marines est très bien docu- -
mente avec des taux de 103 à 3 x 1 o4 L-kg"1 (Leblanc et al., 2006).
i’iDc\(,ai'a^'e aVeC 'eS Prélèvements réglementaires réalisés par les exploitants, ,
I 1RSN a suivi entre 2002 et 2005, les activités en iode-129 dans l’eau de mer et |
aeux especes d’algues brunes en raison de leur capacité à concentrer cet élément a j
P rtir de I eau de mer. A proximité du point de rejet de l’usine de retraitement de 3
