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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
1.3. Concentrations dans les différents compartiments
de l’environnement et chez l’homme
L’iode est inégalement réparti dans l’environnement avec une abondance
relative plus importante en milieu marin. Dans l’océan, l’iode, élément trace, se
trouve essentiellement sous forme inorganique dissoute, à des concentrations de
45 à 60 pg-L-1 (Greenwood et Earnshaw, 1997 ; Fuge et Johnson, 1986 ; Bidwell
et Spotte, 1985). L’iode entre dans l’atmosphère via la formation d’aérosols marins
et de particules iodées et est distribué à la surface du globe par les précipitations
avec un gradient décroissant par rapport à l’éloignement des côtes (hors-texte
couleurs, figure 8). Sur terre, les roches et minéraux en contiennent en moyenne
0,3 pg'g-1 tandis que le sol en contient 20 fois plus (de 2 à 10 pg-g1). Les rivières
et lacs présentent 0,5 à 20 pg-L"1 d’iode avec une moyenne de 5 pg-L-1 (Fuge et
Johnson, 1986).
Les différents compartiments du vivant concentrent plus ou moins l’iode ou ses
dérivés (hors-texte couleurs, figure 8). Les deux exemples les mieux documentés
sont celui des algues marines et particulièrement celui des algues brunes, et celui
des mammifères. Plus récemment des bactéries susceptibles de concentrer et de
métaboliser l’iode ont également été mises en évidence, suggérant une contribution microbienne au cycle de l’iode (Amachi, 2008).
Les isotopes radioactifs de l’iode entrent dans le réservoir total d’iode et
peuvent se substituer à l’isotope stable dans toutes les étapes des échanges dans
l’environnement et les organismes vivants.
Chez 1 homme, l’iode est présent essentiellement dans la glande thyroïde qui
est le principal organe de rétention. Un adulte contient en moyenne 11 mg d iode,
90 /o dans la thyroïde, dont le taux de captation dépend de l’âge, et qui est d’autant
plus efficace que le sujet est jeune et carencé. Les besoins en apport journalier
sont estimés en moyenne entre 100 et 150 pgj-1. Les isotopes radioactifs de l’iode
levèrent une importance particulière en raison du lien étroit entre le métabolisme
de 1 iode et la fonction thyroïdienne.
1.4. Métrologie, techniques d’analyses, limites de détection
"0
Pour les dosages d iode total, les analyses par activation neutronique sont les =
p us courantes, mais elles ont le désavantage d’être peu sensibles, avec des seuils •
ce election avoisinants le pM. Les méthodes de spéciation de l’iode dans 1 envi- .
lonnement ont été récemment bouleversées par l’émergence des méthodes d in »
uction couplée pai toiche à plasma (ICP) qui sont aujourd’hui les méthodes les =
P US
P°Ur ’a cluantification et la spéciation d’iode par spectrométrie de §
masse
S) dans différentes matrices couplées ou non à des méthodes sépa °
ratives par chromatographie gazeuse pour les formes volatiles et liquide pour les 5
formes dissoutes.
j
teCp91 ^UeS Peuvent également être utilisées pour la mesure diode
1 ’
et
I, notamment par spectrométrie de masse par accélérateur ou
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
1.3. Concentrations dans les différents compartiments
de l’environnement et chez l’homme
L’iode est inégalement réparti dans l’environnement avec une abondance
relative plus importante en milieu marin. Dans l’océan, l’iode, élément trace, se
trouve essentiellement sous forme inorganique dissoute, à des concentrations de
45 à 60 pg-L-1 (Greenwood et Earnshaw, 1997 ; Fuge et Johnson, 1986 ; Bidwell
et Spotte, 1985). L’iode entre dans l’atmosphère via la formation d’aérosols marins
et de particules iodées et est distribué à la surface du globe par les précipitations
avec un gradient décroissant par rapport à l’éloignement des côtes (hors-texte
couleurs, figure 8). Sur terre, les roches et minéraux en contiennent en moyenne
0,3 pg'g-1 tandis que le sol en contient 20 fois plus (de 2 à 10 pg-g1). Les rivières
et lacs présentent 0,5 à 20 pg-L"1 d’iode avec une moyenne de 5 pg-L-1 (Fuge et
Johnson, 1986).
Les différents compartiments du vivant concentrent plus ou moins l’iode ou ses
dérivés (hors-texte couleurs, figure 8). Les deux exemples les mieux documentés
sont celui des algues marines et particulièrement celui des algues brunes, et celui
des mammifères. Plus récemment des bactéries susceptibles de concentrer et de
métaboliser l’iode ont également été mises en évidence, suggérant une contribution microbienne au cycle de l’iode (Amachi, 2008).
Les isotopes radioactifs de l’iode entrent dans le réservoir total d’iode et
peuvent se substituer à l’isotope stable dans toutes les étapes des échanges dans
l’environnement et les organismes vivants.
Chez 1 homme, l’iode est présent essentiellement dans la glande thyroïde qui
est le principal organe de rétention. Un adulte contient en moyenne 11 mg d iode,
90 /o dans la thyroïde, dont le taux de captation dépend de l’âge, et qui est d’autant
plus efficace que le sujet est jeune et carencé. Les besoins en apport journalier
sont estimés en moyenne entre 100 et 150 pgj-1. Les isotopes radioactifs de l’iode
levèrent une importance particulière en raison du lien étroit entre le métabolisme
de 1 iode et la fonction thyroïdienne.
1.4. Métrologie, techniques d’analyses, limites de détection
"0
Pour les dosages d iode total, les analyses par activation neutronique sont les =
p us courantes, mais elles ont le désavantage d’être peu sensibles, avec des seuils •
ce election avoisinants le pM. Les méthodes de spéciation de l’iode dans 1 envi- .
lonnement ont été récemment bouleversées par l’émergence des méthodes d in »
uction couplée pai toiche à plasma (ICP) qui sont aujourd’hui les méthodes les =
P US
P°Ur ’a cluantification et la spéciation d’iode par spectrométrie de §
masse
S) dans différentes matrices couplées ou non à des méthodes sépa °
ratives par chromatographie gazeuse pour les formes volatiles et liquide pour les 5
formes dissoutes.
j
teCp91 ^UeS Peuvent également être utilisées pour la mesure diode
1 ’
et
I, notamment par spectrométrie de masse par accélérateur ou
