Iode
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à la dispersion de 65 grammes de cet isotope. Ceci donne une idée de l’extrême
radioactivité du radioélément. La courte période a contribué à limiter la quantité
d’iode-131, car n’étaient présents dans le cœur du réacteur que les noyaux récemment
formés ceux-ci disparaissant en moyenne au bout d’une dizaine de jours. Certains
auteurs s’interrogent aussi sur la contribution des autres isotopes radioactifs de l’iode
à vie courte. La dispersion de tels radio-isotopes a été démontré jusqu’en Grèce et
des mesures à proximité de la zone de l’accident montrent un rapport plus élevé
d’iode-133 que d’iode-131 et la dose délivrée associée à l’iode-133 par inhalation
pourrait représenter 30 % de la dose totale (Guiraux-Vitaux et al., 2008).
Plusieurs isotopes radioactifs de l’iode à vie courte sont utilisés en médecine ou
en recherche. En particulier l’131I qui présente un grand intérêt pour le traitement
de certains cancers thyroïdiens. L’utilisation de l’iode-131 en radiothérapie est
constante et par conséquent, malgré la courte période radioactive, l’élimination
par les patients se traduit par une présence décelable de cet isotope dans l’environnement, notamment dans les grands cours d’eau. La quantité d’131I utilisée dans
les hôpitaux français est de l’ordre de 1O10 Bq-an-1. En recherche, des isotopes
radioactifs d’iode, surtout 125I sont utilisés principalement dans les études physiologiques, mais leur utilisation ne conduit pas à des rejets significatifs.
1-2. Propriétés physico-chimiques de l’élément incluant
les données thermodynamiques de base et propriétés
nucléaires des principaux isotopes radioactifs d’intérêt
L’iode, symbole chimique 1 (Z = 53), a une masse molaire de 126,9 g. Dans la
classification périodique des éléments il est classé dans la famille des halogènes,
analogue du chlore, du brome et du fluor, et il se volatilise aisément en vapeur
violette. Il se vaporise à une température légèrement supérieure à 100 C. C est
un élément électronégatif qui présente six états d’oxydation (- 1,0,+ L + 3, + 5
et + 7). Il est donc sensible aux changements d’états qui justifient les multip es
formes inorganiques et organiques en fonction du pH et du potentiel redox ans
son environnement.
Les principales formes chimiques rencontrées sont l’iode (I2), 1 iodure (I ), 1 io। date (10;), l’acide hypo-iodeux (HOI) et des formes organiques comme 1 iodure
ç de méthyle (CH3I).
•
Parmi les 36 isotopes de l’iode dont les masses atomiques s’échelonnent de 108
= à 143, quatorze présentent une radioactivité significative et seules es piopne es
s nucléaires des deux isotopes les plus étudiés sont détaillées dans le ta eau
0)
0.
0
0
0___
Tableau 1 ■ Isotopes radioactifs de l’iode les plus étudiés*.
Q.
(0
Isotopes
Période
Rayonnement
Énergie (MeV) Désintégration
-J
Q)
8,02 j
pW
0
15,7 * 106 ans
P__0J94------- ---------—■ —
9
pour 1 ensemble des isotopes radioactifs (Hou et al., 2009).
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