490
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
radioactifs de l’iode peuvent représenter un danger potentiel important pour les
écosystèmes et les organismes vivants.
1.
Données de base et généralités sur l’élément
1.1. Origines naturelles et origines anthropiques liés au domaine
nucléaire (industries, médecine, recherche)
L’iode est un élément très rare sur la terre, et les océans en sont la principale
source naturelle. L’extraction annuelle mondiale totale d’iode s’élève à environ
20 000 tonnes. Les sédiments marins renferment plus de 68 % de l’iode de la
croûte terrestre et c’est à partir de ces roches d’origine marine que l’iode est
aujourd’hui majoritairement extrait. La seconde source d’extraction constitue les
eaux souterraines hypersalines (« brines ») où l’iode est 2 000 fois plus concentré
que dans 1 eau de mer. Dans le milieu marin, il s’accumule dans certaines algues,
notamment les grandes algues brunes (« kelps ») qui ont été autrefois exploitées
pour leur teneur en iode. On en retrouve des quantités non négligeables dans les
crustacés, invertébrés et poissons marins.
L iode naturel est principalement composé de l’isotope stable 127I. Certains
radionucléides, comme l’13lI et l’129I, résultent de la fission spontanée de l’isotope
238 de 1 uranium naturel. L’iode-129 dérive également de la spallation du xénon en
haute atmosphère. Si l’131I disparaît rapidement compte tenu de sa période courte,
1
I s accumule dans l’environnement (tableau 1). Les autres sources d’isotopes
radioactifs à vie courte de l’iode dans l’environnement sont liées à différentes
activités humaines (défense, industrie, médecine, recherche). Il s’agit notamment
de 1 iode-133 (TJ/2 = 20 h), de l’iode-132 (T1/2 = 2,3 h) en équilibre isotopique avec
le tellure-132 (T1/2 = 78 h), et de l’iode-135 (T]/2 = 6,6 h).
Les essais atmosphériques d’armes nucléaires pratiqués entre 1945 et 1962
ont libéré environ 4 x lo11 Bq d’129I qui se sont redéposés sur l’ensemble de la
planète. Au cours de la production d’énergie nucléaire, un réacteur à eau sous
pression (REP) en fonctionnement produit de l’iode-131 par fission de l’uranium 235,et rejette de 1 ordre de 107 Bq-an-1, principalement dans ses effluents
gazeux. L activité de 1 iode-129 dans le cœur du réacteur étant considérablement
p us ai le, 1 activité rejetée est négligeable. Lors du retraitement du combustible
use 1 ensemble des produits de fission est extrait. Mais compte tenu du temps de
s oc age avant le letiaitement (plusieurs années), l’l3II a pratiquement disparu pai
ecroissance ladioactive tandis que l’l29I reste présent. Le rejet annuel d’IJl de
usine
NC de La Hague est de l’ordre de IO12 Bq-an-1 (max. 1,84 x 10
pxim j c j.S0^S f°rme d dfluent liquide évacué en mer. L’usine de retraitement
NFL de Sellafield (UK) a rejeté en 1997 2,5 x 1Q10 Bq d’129I dans ses effluents
gazeux et 5,2 x R) Bq dans ses effluents liquides.
dp TpU
1 explosion accidentelle d’un réacteur nucléaire dans la centrale
l’atmn
eU P°Ur C0ns®cluence une émission massive d’iode radioactif dans
,nnTté dUe à '’iode-131 ælâchée à la suite de l’accident aurait été
q (UNSCEAR, 2000). En masse cette activité correspondrai
s
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
radioactifs de l’iode peuvent représenter un danger potentiel important pour les
écosystèmes et les organismes vivants.
1.
Données de base et généralités sur l’élément
1.1. Origines naturelles et origines anthropiques liés au domaine
nucléaire (industries, médecine, recherche)
L’iode est un élément très rare sur la terre, et les océans en sont la principale
source naturelle. L’extraction annuelle mondiale totale d’iode s’élève à environ
20 000 tonnes. Les sédiments marins renferment plus de 68 % de l’iode de la
croûte terrestre et c’est à partir de ces roches d’origine marine que l’iode est
aujourd’hui majoritairement extrait. La seconde source d’extraction constitue les
eaux souterraines hypersalines (« brines ») où l’iode est 2 000 fois plus concentré
que dans 1 eau de mer. Dans le milieu marin, il s’accumule dans certaines algues,
notamment les grandes algues brunes (« kelps ») qui ont été autrefois exploitées
pour leur teneur en iode. On en retrouve des quantités non négligeables dans les
crustacés, invertébrés et poissons marins.
L iode naturel est principalement composé de l’isotope stable 127I. Certains
radionucléides, comme l’13lI et l’129I, résultent de la fission spontanée de l’isotope
238 de 1 uranium naturel. L’iode-129 dérive également de la spallation du xénon en
haute atmosphère. Si l’131I disparaît rapidement compte tenu de sa période courte,
1
I s accumule dans l’environnement (tableau 1). Les autres sources d’isotopes
radioactifs à vie courte de l’iode dans l’environnement sont liées à différentes
activités humaines (défense, industrie, médecine, recherche). Il s’agit notamment
de 1 iode-133 (TJ/2 = 20 h), de l’iode-132 (T1/2 = 2,3 h) en équilibre isotopique avec
le tellure-132 (T1/2 = 78 h), et de l’iode-135 (T]/2 = 6,6 h).
Les essais atmosphériques d’armes nucléaires pratiqués entre 1945 et 1962
ont libéré environ 4 x lo11 Bq d’129I qui se sont redéposés sur l’ensemble de la
planète. Au cours de la production d’énergie nucléaire, un réacteur à eau sous
pression (REP) en fonctionnement produit de l’iode-131 par fission de l’uranium 235,et rejette de 1 ordre de 107 Bq-an-1, principalement dans ses effluents
gazeux. L activité de 1 iode-129 dans le cœur du réacteur étant considérablement
p us ai le, 1 activité rejetée est négligeable. Lors du retraitement du combustible
use 1 ensemble des produits de fission est extrait. Mais compte tenu du temps de
s oc age avant le letiaitement (plusieurs années), l’l3II a pratiquement disparu pai
ecroissance ladioactive tandis que l’l29I reste présent. Le rejet annuel d’IJl de
usine
NC de La Hague est de l’ordre de IO12 Bq-an-1 (max. 1,84 x 10
pxim j c j.S0^S f°rme d dfluent liquide évacué en mer. L’usine de retraitement
NFL de Sellafield (UK) a rejeté en 1997 2,5 x 1Q10 Bq d’129I dans ses effluents
gazeux et 5,2 x R) Bq dans ses effluents liquides.
dp TpU
1 explosion accidentelle d’un réacteur nucléaire dans la centrale
l’atmn
eU P°Ur C0ns®cluence une émission massive d’iode radioactif dans
,nnTté dUe à '’iode-131 ælâchée à la suite de l’accident aurait été
q (UNSCEAR, 2000). En masse cette activité correspondrai
s
