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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
3.4.2. Données humaines
Les données humaines concernant la détermination des conséquences d’une
contamination par le Pu proviennent principalement du suivi des travailleurs de
Mayak (Russie), de Sellafield (Royaume-Uni) et des installations de Los Alamos,
Rocky Flats et Handford (Etats-Unis), portant essentiellement sur des contaminations par inhalation (ATSDR, 2007).
Des conclusions claires sont difficiles à tirer en raison de lacunes dans ces
études, notamment concernant la dosimétrie externe, la forme physico-chimique
du plutonium, les doses exactes et les habitudes tabagiques des travailleurs.
3.4.2.1. Cancers
La majorité des études portant sur les sujets britanniques ou américains
concluent à l’absence d’augmentation du risque d’apparition de cancers en relation
avec la contamination au Pu, dans la gamme moyenne d’activité pulmonaire des
expositions (quelques centaines de Bq).
Toutefois, pour les travailleurs de Mayak où l’exposition pulmonaire en Pu est
relativement élevée (> 1,5 kBq pour plus de 1 000 travailleurs pour une cohorte
d’environ 19000 individus), et l’irradiation externe qui compte pour près des
deux tiers de la dose reçue, l’étude indique une corrélation significative entre la
contamination par le Pu et l’apparition de cancers des poumons, des os et du foie.
L excès de risque relatif (ERR) dépend à la fois du sexe des travailleurs (le risque
pour les femmes étant supérieur à celui des hommes) mais également de l’âge
des travailleurs au moment de l’exposition au Pu, le risque diminuant avec l’âge.
A titre d’exemple, l’ERR pour des travailleurs âgés de 20 ans au début de 1 exposition est de 10,7 Gy”1 pour les cancers pulmonaires, 6 Gy”1 pour les cancers
hépatiques et 5,7 Gy-1 pour les tumeurs osseuses (Sokolnikov et al., 2008). L’ERR
global pour les trois types de cancer ajusté en fonction du niveau de contamination par le Pu est de 0,3 Gy”1.
Le plutonium ne semble pas induire de leucémie chez l’homme.
Le suivi de ces travailleurs a permis de mettre en évidence une relation doseeffet en fonction du niveau d’exposition au plutonium (Métivier, 1997).
3.4.2.2. Effets respiratoires
Des fibroses ont été décrites chez les travailleurs de Rocky Flats, avec un
i isque 5,3 fois plus important pour les travailleurs ayant des doses pulmonaires
2005U^eS > 10 $V’ Par raPPorl à des travailleurs non exposés (Newmann /
3.4.2.3. Effets cardiovasculaires
Un résultat significatif a été observé sur la cohorte des travailleurs de Sella j
\
exc®s de taux de mortalité pour les maladies cardiovasculaiies e ;
2,3 et de 4,5 pour les maladies ischémiques.
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
3.4.2. Données humaines
Les données humaines concernant la détermination des conséquences d’une
contamination par le Pu proviennent principalement du suivi des travailleurs de
Mayak (Russie), de Sellafield (Royaume-Uni) et des installations de Los Alamos,
Rocky Flats et Handford (Etats-Unis), portant essentiellement sur des contaminations par inhalation (ATSDR, 2007).
Des conclusions claires sont difficiles à tirer en raison de lacunes dans ces
études, notamment concernant la dosimétrie externe, la forme physico-chimique
du plutonium, les doses exactes et les habitudes tabagiques des travailleurs.
3.4.2.1. Cancers
La majorité des études portant sur les sujets britanniques ou américains
concluent à l’absence d’augmentation du risque d’apparition de cancers en relation
avec la contamination au Pu, dans la gamme moyenne d’activité pulmonaire des
expositions (quelques centaines de Bq).
Toutefois, pour les travailleurs de Mayak où l’exposition pulmonaire en Pu est
relativement élevée (> 1,5 kBq pour plus de 1 000 travailleurs pour une cohorte
d’environ 19000 individus), et l’irradiation externe qui compte pour près des
deux tiers de la dose reçue, l’étude indique une corrélation significative entre la
contamination par le Pu et l’apparition de cancers des poumons, des os et du foie.
L excès de risque relatif (ERR) dépend à la fois du sexe des travailleurs (le risque
pour les femmes étant supérieur à celui des hommes) mais également de l’âge
des travailleurs au moment de l’exposition au Pu, le risque diminuant avec l’âge.
A titre d’exemple, l’ERR pour des travailleurs âgés de 20 ans au début de 1 exposition est de 10,7 Gy”1 pour les cancers pulmonaires, 6 Gy”1 pour les cancers
hépatiques et 5,7 Gy-1 pour les tumeurs osseuses (Sokolnikov et al., 2008). L’ERR
global pour les trois types de cancer ajusté en fonction du niveau de contamination par le Pu est de 0,3 Gy”1.
Le plutonium ne semble pas induire de leucémie chez l’homme.
Le suivi de ces travailleurs a permis de mettre en évidence une relation doseeffet en fonction du niveau d’exposition au plutonium (Métivier, 1997).
3.4.2.2. Effets respiratoires
Des fibroses ont été décrites chez les travailleurs de Rocky Flats, avec un
i isque 5,3 fois plus important pour les travailleurs ayant des doses pulmonaires
2005U^eS > 10 $V’ Par raPPorl à des travailleurs non exposés (Newmann /
3.4.2.3. Effets cardiovasculaires
Un résultat significatif a été observé sur la cohorte des travailleurs de Sella j
\
exc®s de taux de mortalité pour les maladies cardiovasculaiies e ;
2,3 et de 4,5 pour les maladies ischémiques.
