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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
3.3. Données écotoxicologiques pour les écosystèmes terrestres
et aquatiques
Les données sont très peu nombreuses et la toxicité du Pu semble être due principalement à ses propriétés radiologiques.
En milieu aquatique par exemple, les effets des plus faibles de concentrations observés (LOEC) pour le succès d’éclosion des œufs de carpe sont de
5,92 x 104 Bq-mL-1 (Driver, 1994).
En milieu terrestre, pour un sol contaminé avec du nitrate de 239Pu (biodisponibilité < 0,1 %), Wildung et Garland (1982) ont montré un effet significatif sur la
croissance de différentes classes de micro-organismes, bactéries aérobies formant
des spores ou anaérobies (1 pg-g-1 Pu sol), bactéries aérobies, anaérobies formant
des spores et actinomycètes (10 pg-g'1 Pu sol) et champignons (180 pg-g-1 Pu sol).
Il ne semble pas y avoir de données spécifiques de toxicité pour les plantes. Des
expériences d’exposition longues (3 ans) à du 239/241 pu dans des sols de type Chernozem plantés en blé, pour des concentrations surfaciques de 6,6 x 1013 Bq-nf2
(contamination homogène sur une couche de 25-30 cm) ont montré une baisse de
50 % de la densité de population de vers de terre et une division par un facteur 7,5
des populations de micro-arthropodes (Driver, 1994). Les données sur les
mammifères n ont pas été acquises en lien avec des problématiques environnementales.
3.4. Données toxicologiques chez l’animal et chez l’homme
La toxicité du plutonium et de ses deux isotopes les plus communs le 238Pu et
le , Pu, est essentiellement d’origine radiologique : cette radiotoxicité est liée
à 1 activité spécifique élevée de ces isotopes et à l’énergie des rayonnements o,
\oisine de 5 MeV. Du fait du faible pouvoir de pénétration des rayonnements «
dans les tissus, 1 exposition est très locale (niveau cellulaire).
La ladiotoxicité du plutonium peut se manifester sous la forme d’effets déteiministes (inflammation, aplasie, fibrose) et/ou aléatoires comme les cancels.
Après inhalation, et selon la forme chimique, soit sous forme insoluble d’oxyde
PuO2, ou plus soluble comme le nitrate de plutonium Pu(NO3)4, ces cancers pouri aient apparaître au site de contamination (poumons pour les formes chimiques
mso ubies) ou à distance de celui-ci (foie et squelette après transfert du plutonium
dans le sang et pour les formes chimiques plus solubles).
Les connaissances sur la toxicité radiologique du plutonium proviennent
ssentie ement de données animales, complétées par quelques données épidémie
logiques chez l’homme (ATSDR, 2007).
. Ba. d°t Se ^ta*e ou DL5o chez l’homme estimée à partir de données obtenues
? I mV 't n qc x babouin, après inhalation d’oxyde de plutonium, est de 21 MBq,
(Àtsdr
C Bq pour des Périodes de 30, 365 et 1 000 jours, respectivement
olutoniiim
' • n réalitd’ ce risque est très faible car l’inhalation de quantités <■
plutonium supérieures au MBq est rare. À plus faible dose, on considère que ce o
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