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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Suite à une injection, 70 % du plutonium est rapidement (T1/2 = 0,9 j) transféré
vers un premier compartiment du sang et 30 % plus lentement (T1/2 = 7 j) vers les
tissus mous. Il se répartit ensuite dans les différents organes à raison de 30 %
dans le squelette et 60 % dans le foie. Le sang possède un deuxième compartiment qui est alimenté dans le temps par résorption des différents organes de
rétention avec une période T]/9= 10 min.
Rétention dans le foie : le foie constitue le principal organe de rétention du
plutonium à court terme. 60 % du plutonium sanguin est transféré au foie, dont
2 % sont excrétés par voie biliaire avec T1/2= 15 j, et 98 % répartis en deux
compartiments internes : un premier qui élimine 80 % du plutonium vers le sang
avec T]/2 = 1 an et 18 % avec T1/2 = 15 ans.
Rétention dans le squelette : le squelette constitue le deuxième organe de rétention du plutonium à plus long terme, et le remodelage osseux contribue au retour
du plutonium dans le sang lors de la formation et de la résorption du tissu osseux.
30 % du plutonium circulant se déposent dans le squelette dont 18 % dans l’os
trabéculaire (partie spongieuse) et 12 % dans l’os cortical (partie compacte). La
période biologique moyenne est T)/? ~ 16 ans.
Rétention dans les gonades : la répartition du plutonium dans les gonades est
de 1 ordre de 0,05 % avec une période biologique T)/2 ~5 ans.
Excrétion fécale : le plutonium éliminé par excrétion fécale représente 1,5 %
du plutonium sanguin et 2 % du plutonium retenu dans le compartiment 1 du foie
(excrétion par voie biliaire).
Excrétion urinaire : 2 % du plutonium circulant dans le premier compartiment
sanguin est directement éliminé par voie urinaire et 1 % est distribué aux tubules
rénaux avant d être transféré à la vessie avec une période biologique de 40 jours.
2.5. Quantification de la dose radiologique par unité d’exposition
chez l’homme
Les valeurs de coefficients de dose efficace e(ï) ou dose par unité d’incorporation (DPUI) exprimés en SvBq-1 pour l’ingestion et l’inhalation par le public
adulte, et pour 238Pu et239Pu, sont présentés dans le tableau 6.
Données de base pour l’analyse des effets toxiques
Mécanismes d’interactions au niveau cellulaire et moléculaire
■
U. Ie (2001) et Harris (1998) ont montré que la chélation du plutonium
ans e sang sous forme Pu(IV) avec la transferrine, impliquait les mêmes sites
py
exatlon 9ue celle du fer sous forme Fe(IlI). Des mesures récentes par
PiO m °a^ ete e^ectLæes avec les actinides au degré d’oxydation +1V (Th, Npen uwer et al., 2005 ; Jeanson, 2008). Ces données EXAFS suggèrent des
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