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Uranium
3.5.1. Cas de l’inhalation
L’ATSDR estime un niveau de risque minimum pour une valeur de 8 pg Um-3
pour une exposition par inhalation de durée moyenne avec un composé insoluble
(ATSDR, 1999). Dans le cas d’une inhalation de même durée avec un composé
soluble, le risque minimum a été défini pour une valeur d’exposition de 0,4 pg
U-nr3, soit vingt fois inférieure à celle recommandée pour un composé insoluble
(ATSDR, 1999). Une exposition plus longue, de type chronique, conduit à une
diminution de 30 % de cette valeur guide (Stokinger et al., 1953). Ces seuils ont
été définis par rapport aux effets toxiques rénaux engendrés par l’entrée d’uranium dans l’organisme.
Ces valeurs permettent de dériver des valeurs limites d’exposition. Au
Royaume-Uni, le Health and Safety Executive (HSE) propose des valeurs de
0,2 mg-m-3 et 0,6 mg-m-3 pour des inhalations respectivement à long terme et
court terme de composés solubles d’uranium. Le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) américain propose les mêmes valeurs numériques mais, respectivement comme VLEP (8 h) et VLCT pour des composés
insolubles. Lorsque les composés sont solubles, il recommande respectivement
0,5 mg-m-3 et 10 mg-m-3.
3.5.2. Cas de l’ingestion
3.5.2.1. Toxicité chimique
L’ATSDR (1999) fait une synthèse des NOAEL (non observed adverse effect
level) compris entre 8 à 12300 mg-kg-Lj-1, suivant la solubilité des composes
d uranium ingérés. L’agence américaine de protection environnementale (EPA) en
dérive une dose de référence par voie orale (RfD) de 3 pg’kg 1 j 1 (EPA, 1985).
Des valeurs-guides comprises entre 15 et 20 pg‘L 1 deau de boisson ont été
Proposées par différents organismes et agences fédérales dont l’agence américaine
de protection environnementale (EPA, 1985), et l’organisation mondiale de la
santé (WHO, 2006).
LOMS a retenu une valeur guide de 15 pg'L-1 qui assuie piincipalemcnt le
respect des seuils de toxicité chimique (WHO, 2006). Cette valeui est actue e
nient basée sur une suspicion de danger, et est dérivée à paitii des résu tats c une
seule étude, effectuée chez le rat (Gilman et al., 1998).
^■5.2.2. Toxicité radiologique
De même que pour la toxicité chimique, une valeui guide prenant en comp
a toxicité radiologique de l’uranium a été établie (WHO, 2006). Cette va eur es
de >0 Bq-L-' pour l’23^, qui constitue plus de 99 % de l’uranium naturel, et de
1 Bq-L-1 pour l’235u. Cette première valeur correspond à 0,1 mSv par an, soit
A de la dose limite pour la population selon les dernières recomman ations
la CIPR (ICRp, 2007). La valeur guide de l’OMS établie pour la toxicité chimique
de l’uranium (15 pg-L-1) est donc nettement inférieure à celle de la toxicité radio9
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