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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
histologique n’a été notée (Feugier et al., 2008 ; Arnault et al., 2008 ; RaymondWhish et al., 2007), ce qui est en accord avec l’absence d’accumulation d’uranium
dans ce tissu. Une diminution du taux de gestation et une embryo-létalité ont ainsi
été décrites pour de fortes doses d’uranium (Llobet et al., 1991 ; Arfsten et al.,
2005), alors que de tels effets ne sont pas induits à des doses plus faibles (Arfsten
et al., 2006). Des effets sont cependant décrits sur les ovocytes, puisque l’uranium
altère la maturation nucléaire de l’ovocyte à la fois in vivo (Feugier et al., 2008) et
in vitro (Arnault et al., 2008). Une embryo-toxicité, caractérisée par une implantation non viable, des pertes post-implantatoires et des effets tératogènes ont été
rapportés après exposition à l’uranium pendant la gestation (Bosque et al., 1993 ;
Domingo et al., 2001).
En résumé il a été démontré que, après exposition chronique à doses largement
supérieures aux concentrations environnementales (40 mg-L-1), l’uranium pouvait
perturber de nombreuses fonctions physiologiques d’animaux de laboratoire. Les
mécanismes intimes de ces perturbations ne sont pas encore bien compris et l’origine de la toxicité (chimique et/ou radiologique) de l’uranium n’est pas élucidée. A
ce jour, il ne semble pas que ces perturbations débouchent sur de véritables pathologies chez les animaux étudiés. Il convient néanmoins de rester prudent dans ce
domaine et de développer encore ces études en s’intéressant tout particulièrement
aux stades juvéniles qui sont parmi les plus sensibles dans les populations.
Chez l’homme, quelques études ont pu être réalisées sur des cohortes finlandaises de la région d’Helsinki alimentées en eau par des puits privés dont certains
contenaient entre 0,1 pg-L-1 et 2 mg-L-1 d’uranium (Kurttio et al., 2002, 2005).
Les observations à ce jour ne permettent pas de mettre en évidence d’effets sui
la fonction rénale. En revanche, les premiers résultats suggèrent que des consommations des eaux les plus chargées en uranium pourraient influer le métabolisme
osseux.
de référence68 ^°Ur Sant^ bumaine • ’ valeurs toxicologiques
9
L importance relative des dP.IV t •
nium dépend de l’enrirkic
oxicites chimiques et radiologiques de l’uraet du mode d’incor^
en.isotoPe 235’ de la solubilite ties composés
types d’uranium dont le deuré m t0XæIte chlmique est prépondérante pour des J
impliquant de l’uranium n t
enrich,s^ement est inférieur à 3 %. Pour un rejet =
est donc particulièrement
Ure ,°U de 1 uranium appauvri, la toxicité chimique =
pour prendre en compte cett^T æ
comPte- ^es valeurs guides ont été éditées j
mination. Ces valeurs sont
°X1Cltd et déclinées en fonction du mode de conta- •
concept d’incorporation tolérX^’/610'] *eS pays et les organisations, soit sur le :
niveau de risque minimal accenmbl
J’0MS Par exemple) soit sur celui du s
ment des effets non cancé
Ê ^eS deux concePts visent à protéger unique- |
présentée dans un documentT^’A
syntb^se de l’ensemble de ces valeurs est J
logies (ATSDR) dépendant u ° • ®ence Pour les substances toxiques et les patho- «
pendant du m.n,stère de la santé américain (ATSDR, 1999).
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