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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
reuses (NQE). La circulaire du 7 mai 2007 DCE/23 définit ainsi les « normes de
qualité environnementale provisoires (NQEp) » de plusieurs substances chimiques, parmi lesquelles l’uranium. La NQEp proposée pour l’uranium est issue de
travaux de l’Ineris réalisés dans le cadre d’une convention avec le MEEDAT. Elle
est la somme de la concentration définissant le bruit de fond géochimique et de la
PNEC égale à 0,3 pg-L“’ dans l’eau filtrée à 0,45 pm pour les eaux continentales
de surface.
Pour l’évaluation du risque radiotoxique, le projet européen ERICA a émis la
recommandation d’adopter une valeur de 10 pGyh-1 en tant que PNEDR (ERICA,
2004). Selon la composition isotopique de l’uranium, la dose estimée sera donc
calculée et comparée à cette valeur pour juger du niveau de risque.
D’autres organismes internationaux (tableau 7) ont émis des critères de protection
des milieux d’eaux douces pour l’uranium, basés principalement sur des critères de
toxicité chimique. Ces valeurs vont de 0,5 à 280 pg-L-1, mettant en évidence la
nécessité d’une homogénéisation des valeurs seuils au niveau international.
3.4. Données toxicologiques chez l’homme
L uranium est un élément toxique chimique et radiologique. La toxicité
chimique de 1 uranium apparaît généralement pour des intoxications à de l’uranium naturel ou appauvri et se manifeste surtout au niveau des reins. La toxicité
ladiologique devient prépondérante pour des formes d’uranium enrichies en
isotope 235 (> 3 %) et se manifeste, selon les voies d’entrée et la solubilité des
composés, au niveau des poumons, des os, des reins et du foie.
3.4.1. Toxicité après exposition aiguë
Les premières études réalisées sur la toxicologie de l’uranium visaient à déteiminer la dose létale. Les travaux ont montré que la dose létale 50 à 30 jours varie
en fonction de l’espèce étudiée de 0,1 mg-kg"1 pour le lapin à 20 mg-kg-'chez la
soin is ( Hengé Napoli et al., 2001). Dans tous les cas de figure, la mortalité induite
est la résultante d une atteinte rénale caractérisée à la fois par des effets gloméruaiies (défauts de filtration et anormalités morphologiques) et par des effets tubuan es (défaut de perméabilité et de transport, nécrose des structures).
(0
0
.4.2. Toxicité après exposition chronique
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Pendant plusieurs décennies après l’étude de Dickson (1909), les études §
portant sur 1 uranium se sont limitées à la description des effets rénaux et des «
mécanismes conduisant à ses effets délétères. En 1949, une étude a révélé des j
rou es u comportement tels que des états de dépression ou d’agitation chez ,
es ravai eurs exposés à de fortes doses d’uranium (Howland, 1949). Toutefois, ,
mp ication de 1 inanium dans de grandes fonctions physiologiques, notamment ,
•.( ncllons ccnltaies (cognitif et comportement) a commencé à être réellement j
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en compte depuis 1 apparition de ce qui a été appelé le « syndrome de
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