Uranium
427
producteurs primaires, les invertébrés et les vertébrés, lors d’expositions chroniques pour les algues, chroniques et aiguës pour les invertébrés et majoritairement
aiguës pour les poissons.
Chez les algues, la toxicité de l’uranium est pH-dépendante. Ainsi, Franklin
et al. (2001) ont montré que la croissance de l’algue unicellulaire Chlorella était
d’autant plus affectée que le milieu était acide (l’EC50 de l’uranium varie de 44
à 78 gg-L-1, respectivement à pH 5,7 et 6,5). Cette inhibition de croissance s’accompagne d’une diminution de l’activité photosynthétique (Pradines et al., 2005).
L’écotoxicité est très variable en fonction de l’espèce étudiée et surtout, de la
biodisponibilité de l’uranium. Les valeurs d’effet sont comprises entre 28 gg-L 1
(EC10, Pradines et al., 2005) et 187 gg-L-1 (LOEC, Hogan et al., 2005).
Les valeurs d’écotoxicité chronique les plus faibles concernent le microcrustacé Ceriodaphnia dubia, pour lequel Pickett et al. (1993) ont déterminé une EC25
de 3 gg-L-1 (effet sur la reproduction à 7 jours). Chez un autre microcrustacé, la
daphnie Daphnia magna, il a été montré que l’uranium réduisait la prise de nourriture et la respiration, affectant par conséquent l’énergie disponible, avec des
effets sur la croissance et la reproduction (Zeman et al., 2008). Les LOEC relatifs
à la reproduction lors d’expositions chroniques, varient entre 5 et 180 gg-L 1 chez
les microcrustacés. Pour le compartiment sédimentaire, les LC20 vont de 2,5 à
15 mg-kg-1 poids sec de sédiment, respectivement pour l’insecte Chironomus
riparius (Dias et al., 2008) et le crustacé Hyalella azteca (Beak International,
1998).
Enfin, en ce qui concerne les poissons, la plupart des données concernent des
effets sur la mortalité, à court et moyen terme (de 7 à 141 jours). La dm été de
1 eau affecte la toxicité de l’uranium, à la fois en termes de modification de la
spéciation de l’uranium, mais également vis-à-vis de l’accumulation de 1 uranium
et des macro-éléments au niveau des barrières biologiques. Ainsi, la LC50 varie de
0,7 mg-L-1 (Bywater et al., 1991) à ~ 50 mg/L (Hamilton, 1995), respectivement
pour des eaux douces à dures. Sheppard et al. (2005) ont utilisé les données existantes pour proposer la relation suivante entre les données d effet et 1 alcalinité .
Concentration d’effet (mg U-L-1) = 0,26 x (dureté, mg CaCOyL-1).
Concernant l’écotoxicité chronique, une seule étude a poité sur 1 effet de 1 ma
; nium sur la reproduction et le développement du poisson zèbre (Bourrac ot,
; 2009). L’uranium affecte l’éclosion et la survie des œufs et des larves du poisson,
» ainsi que le succès reproducteur des adultes dès 20 gg'L . Ces ahéiations sac
; Compagnent d’un endommagement de l’ADN, de modifications de 1 ultrastr uctme
i des gonades et d’une diminution de la synthèse de la vitellogénine.
:
i
1
Conséquences pour les écosystèmes : valeurs guides
i
Dans la directive cadre européenne sur l’eau du 22 décembre 2000, les états
i meiT|bres ont mis en place des approches combinant le contrôle e a po u ion a
- a Source avec la détermination de valeurs limites de rejets et a preven ion p
termination de normes de qualité environnementales pour les substances dang -
Précédent

- 489/813

Suivant