Uranium
415
d’eaux. On estime l’apport quotidien d’uranium par ingestion à 1-4 pg-j-1 soit
mille fois plus que la quantité inhalée quotidiennement (WHO, 2004).
Les principales sources de contamination en uranium liées à l’alimentation
sont la consommation d’animaux, de végétaux ou céréales ayant respectivement
séjourné ou poussé sur des sols naturellement riches en uranium, ou sur des sols
amendés par des engrais phosphatés contenant des traces d’uranium (Colle et al.,
2001). Au sein des végétaux, l’uranium se concentre majoritairement dans les
racines. La consommation de tubercules, tels que la pomme de terre représente
ainsi une source non négligeable de contamination. Par contraste, l’apport en
uranium des produits de la mer est faible.
L’accumulation d’uranium dans l’organisme humain pris dans sa globalité est
d’environ 40 pg, dont 40 % dans les muscles, 20 % dans le squelette, 10 % dans
le sang, 4 % dans les poumons, 1 % dans le foie et 0,3 % dans les reins (WHO
2004).
1.4.
Métrologie, techniques d’analyses, limites de détection
Il existe différentes méthodes d’analyses en fonction de l’information recherchée (isotopie, concentration, spéciation), du but poursuivi (recherche, contrôle,
surveillance) et de la nature de l’échantillon (solide, liquide ou gaz). Parmi les
nombreuses techniques disponibles, ne seront présentées ci-après que celles
possédant les limites de détection les plus performantes et permettant donc la
détection de l’uranium à l’état de traces.
A 4.7. Techniques nucléaires
p Ces techniques sont basées sur l’interaction des émissions (a, y) des isotopes de
uranium avec la matière. Les résultats sont exprimés en Becquerel (Bq).
Comptage a et p : ces mesures permettent de quantifier le nombre d’impulsions délivrées dans le détecteur en un temps donné. Les deux techniques les
+ æatllisées sont les compteurs proportionnels à circulation de gaz (90 % argon
.
m^^ane) et les compteurs à scintillation (ZnS) qui présentent de bonnes
?
lcac'tés (45 %). La limite de détection est de l’ordre de 1 mBq-L1 sur 3 jours
§ décomptage.
w
| j Pecôométrie a : cette technique permet de classer les particules a en fonction
! e ,eui énergie (entre 4,2 et 5,3 MeV), et ainsi d’avoir une mesure simultanée des
§ mis isotopes naturels de l’uranium. Sa mise en œuvre nécessite toutefois une
|
Ical'on préalable poussée de l’échantillon. Sur des échantillons d’eaux, de
2 linf
séd*ments ou d’urines, les rendements chimiques atteignent 80 % et la
। mite de détection peut atteindre 0,2 mBq-L-1 à condition d’appliquer un temps
ï e cornptage de plusieurs jours.
°
Photon electron rejecting alpha liquid scintillation (PERALS) : les compteurs
2 Sc>ntillation utilisent la propriété de certaines substances (liquides de scintillalon) démettre de la lumière sous l’action des radiations ionisantes. La technique
Précédent

- 477/813

Suivant