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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Aujourd’hui, avec la construction de centrales EPR de nouvelles générations
ou de réacteurs de fusion expérimentaux comme ITER, se pose le problème de la
prolifération du tritium et de ses effets sanitaires.
L’exposition peut présenter un risque lorsque cette substance pénètre dans l’organisme : par ingestion, avec l’eau potable ou les aliments (voie principale d’incorporation), par inhalation ou par absorption par la peau. Cependant, le risque dû
au tritium reste faible, du fait des émissions bêta faiblement énergétiques qui sont
émises et de par sa capacité à être facilement éliminé, surtout quand il est incorporé sous forme d’eau tritiée. Cependant, lors de cette ingestion d’eau tritiée, des
molécules de tritium organiquement lié peuvent aussi se former. Dans ce cas, leur
élimination est beaucoup moins rapide et les risques peuvent être accrus.
2.4.2. Bilan des études épidémiologiques
Les différentes études épidémiologiques ont visé trois types de population :
- travailleurs du nucléaire (exposition professionnelle à l’âge adulte) ;
- enfants de travailleurs du nucléaire (exposition in utero avec l’hypothèse d’un
effet héréditaire associé à la dose reçue par les parents avant conception) ;
— populations résidant autour de sites nucléaires (exposition environnementale
due aux rejets de l’installation).
2.4.2.1. Études des travailleurs du nucléaire
De nombreuses études ont été conduites chez les travailleurs anglais :
- études sur la mortalité des travailleurs de United Kingdom Atomic Energy
Authority (UKAEA), dont certains étaient exposés au tritium (Atkinson et
al., 2002; Atkinson et al., 2004; Beral et al., 1985). La première étude (suivi
de la moitalité de 1946 à 1979) montre un excès de décès par cancer de la
prostate parmi les travailleurs exposés au tritium. Cet excès n’est pas retrouvé
dans la seconde étude (suivi de la mortalité prolongé jusqu’en 1997). Aucun
calcul de dose de tritium reçue n’a été effectué mais une relation dose-effet a
été étudiée dans la seconde étude, en prenant en compte la dose organisme
entier des travailleurs (incluant la dose tritium). Les calculs n’ont pas montré ।
e lien entre cette dose et la mortalité par cancer de la prostate;
- chez les travailleurs U Atomic Weapons Establishment (AWE), la dose tritium ’
uwo eïaluée’ ma'S touJ°urs Pr^se en compte avec la dose totale (Beral et al., 5
, o nson et al., 1999), ce qui ne permet pas de conclure sur les effets «
propres au tritium ;
°
mwrn travailleurs des installations de British Nuclear Fuel Limited ।
(BNFL), ou de nombreux travailleurs ont été exposés au tritium, plusieurs |
? 7e%0Anfte conduites (McGeoghegan et Binks, 2000, 2001 ; McGeoghegan ï
2003 ; Omar et al., 1999). À Sellafield, les doses tritium ont été esti- J
Tiees a partir es analyses d’urine mais jamais prises en compte séparément =
s les differentes analyses. Sur les sites de Capenhurst et Chapelcross, la
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