Conséquences sanitaires chez l’homme - Synthèse des études épidémiologiques
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saisie des données pour l’évaluation des doses tritium (analyses d’urine) est
en cours et permettra de réaliser de nouvelles analyses prenant cette fois en
compte le tritium.
Chez les Britanniques, un effort est donc actuellement fait dans la reconstruction des doses tritium. Cela pourra permettre la réalisation d’une étude conjointe
sur les effets du tritium avec un effectif important, qui pourrait être informative.
Aux États-Unis, des études ont été conduites sur les travailleurs de Savannah
River Site (SRS), dont une partie a été assez fortement exposée au tritium (Cragle
étal., 1988; Cragle et al., 1998; Richardson et Wing, 2007; Schubauer-Berigan
et al., 2007). Ces études constatent un excès de décès par leucémies, pas toujours
significatif. La dose du tritium a été estimée mais prise en compte dans les
analyses globalement avec la dose de rayonnement gamma et ne permet donc pas
de conclure sur les effets du tritium.
Au Canada, une étude de mortalité a été publiée sur plus de 45 000 travailleurs
du nucléaire (Zablotska et al., 2004) dont une partie a été exposée au tritium.
Deux analyses ont été réalisées : une analyse en prenant en compte la dose totale
externe et une analyse où la dose tritium (estimée à partir des analyses d urine)
a été additionnée avec la dose totale externe. Il apparaît pour les cancers solides
ainsi que pour les leucémies, que les estimations de risque sont supéiieuies
lorsque la dose tritium est considérée que lorsqu’elle n’est pas prise en compte.
Aucune analyse spécifique n’a été faite sur la dose tritium seule.
Enfin, signalons que parmi les études réalisées sur les travailleurs du nucléaire
français, aucune n’a considéré le risque lié aux expositions au tritium.
-■4.2.2. Études sur les descendants des travailleurs du nucléaire
Seules deux études canadiennes existent dans ce domaine. La première s est
intéressée aux anomalies congénitales chez les descendants des travailleurs des
centrales nucléaires (Green et al., 1997). Cette étude cas-témoins n’a pas mis en
évidence de lien entre l’exposition au tritium chez les parents et le nombre ou e
type d anomalies congénitales chez leurs enfants. Une autie étude cas témoins
a été conduite chez les descendants des travailleurs du nucléaire de 1 Ontario
(McLaughlin et al., 1992; McLaughlin et al., 1993). Elle a étudié plus particulièrement le risque de leucémies infantiles mais n’a pas pu conclure quant a un lien
avec । exposition au tritium des parents.
-■4.2.3. Études sur les rejets environnementaux
Une étude allemande a comparé le taux de leucémies à proximité des si
Krümmel en Allemagne et de Savannah River Site (SRS) aux Etats- rus
(Grosche et al., 1999). Les rejets de tritium autour de SRS sont beaucoup p us
elevés qu’autour de Krümmel mais en revanche, on observe un taux de leucemies
caucoup plus élevé autour de Krümmel. Cette étude suggère que ce n és o
Pas uniquement l’exposition au tritium qui serait responsable de exces
eucémies autour de Krümmel.
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saisie des données pour l’évaluation des doses tritium (analyses d’urine) est
en cours et permettra de réaliser de nouvelles analyses prenant cette fois en
compte le tritium.
Chez les Britanniques, un effort est donc actuellement fait dans la reconstruction des doses tritium. Cela pourra permettre la réalisation d’une étude conjointe
sur les effets du tritium avec un effectif important, qui pourrait être informative.
Aux États-Unis, des études ont été conduites sur les travailleurs de Savannah
River Site (SRS), dont une partie a été assez fortement exposée au tritium (Cragle
étal., 1988; Cragle et al., 1998; Richardson et Wing, 2007; Schubauer-Berigan
et al., 2007). Ces études constatent un excès de décès par leucémies, pas toujours
significatif. La dose du tritium a été estimée mais prise en compte dans les
analyses globalement avec la dose de rayonnement gamma et ne permet donc pas
de conclure sur les effets du tritium.
Au Canada, une étude de mortalité a été publiée sur plus de 45 000 travailleurs
du nucléaire (Zablotska et al., 2004) dont une partie a été exposée au tritium.
Deux analyses ont été réalisées : une analyse en prenant en compte la dose totale
externe et une analyse où la dose tritium (estimée à partir des analyses d urine)
a été additionnée avec la dose totale externe. Il apparaît pour les cancers solides
ainsi que pour les leucémies, que les estimations de risque sont supéiieuies
lorsque la dose tritium est considérée que lorsqu’elle n’est pas prise en compte.
Aucune analyse spécifique n’a été faite sur la dose tritium seule.
Enfin, signalons que parmi les études réalisées sur les travailleurs du nucléaire
français, aucune n’a considéré le risque lié aux expositions au tritium.
-■4.2.2. Études sur les descendants des travailleurs du nucléaire
Seules deux études canadiennes existent dans ce domaine. La première s est
intéressée aux anomalies congénitales chez les descendants des travailleurs des
centrales nucléaires (Green et al., 1997). Cette étude cas-témoins n’a pas mis en
évidence de lien entre l’exposition au tritium chez les parents et le nombre ou e
type d anomalies congénitales chez leurs enfants. Une autie étude cas témoins
a été conduite chez les descendants des travailleurs du nucléaire de 1 Ontario
(McLaughlin et al., 1992; McLaughlin et al., 1993). Elle a étudié plus particulièrement le risque de leucémies infantiles mais n’a pas pu conclure quant a un lien
avec । exposition au tritium des parents.
-■4.2.3. Études sur les rejets environnementaux
Une étude allemande a comparé le taux de leucémies à proximité des si
Krümmel en Allemagne et de Savannah River Site (SRS) aux Etats- rus
(Grosche et al., 1999). Les rejets de tritium autour de SRS sont beaucoup p us
elevés qu’autour de Krümmel mais en revanche, on observe un taux de leucemies
caucoup plus élevé autour de Krümmel. Cette étude suggère que ce n és o
Pas uniquement l’exposition au tritium qui serait responsable de exces
eucémies autour de Krümmel.
